L’école est-elle ouverte sur la vie sociale ?

Je prétends que NON. L’éducation nationale est un état dans l’état, au
sein duquel sévit une cohorte de petits généraux dont le seul but est
d’assoir leur autorité. L’éducation nationale veut avoir le monopole du
« faire savoir  » et toute intrusion dans son domaine est vouée aux entraves
de toutes sortes.
Dans l’article cité en référence, les propos de Francois Flahault
laissent entrevoir la possibilité d’ouverture de ce monde clos,
malheureusement, la pratique de ce genre de tentative ne laisse que peu
d’espoir d’apercevoir la lumière.

Je précise: Militant associatif depuis de nombreuses années, j’ai eu
à vivre plusieurs expériences d’intervention de personnes extérieures à
l’éducation nationale. A chaque fois ces expériences ont tourné cours par la
volonté de quelques gratte-papiers fascinés par la règlementation et la
toute puissance de l’Administration. Le bien-vivre des élèves ou l’ennui
qu’ils peuvent ressentir dans leur école n’a que peu d’importance à leurs
yeux et tous projet de terrain, aussi efficace qu’il soit, est de peu de
poids face à la bureaucratie. Mes deux expériences de ce genre de tentative
ont été vécues pour la première, au sein d’un groupe de parents d’élèves et
pour la seconde en tant que président d’une association et ce à une dizaine
d’année d’intervalle. Rien n’a évolué entre les deux. Ce monde est toujours
aussi clos qui accepte que des gens se forment pour pouvoir participer ou
aider à la vie des établissements de leurs enfants et rejètent ensuite ces
mêmes personnes. Lors de ma première expérience, j’avais adressé un courrier
à l’inspection d’académie pour exprimer ma colère et mon sentiment sur
l’étouffement des mondes clos. Je m’aperçois aujourd’hui que la même
instance qui disait avoir entendu mes propos il y a dix ans est toujours
aussi sourde et la même réaction envers une intervention extérieure est mise
en oeuvre.

Où est l’ouverture sur la vie sociale?