Deux C2i (certificats informatique et internet) professionnalisants doivent bientôt voir le jour. L’un est destiné aux futurs enseignants et « devrait à terme être pris en compte » pour leur titularisation, l’autre s’adresse aux métiers du droit.


 


L’Éducation nationale a choisi, pour l’enseignement scolaire, de « lier la certification à la politique générale de développement des usages des TICE », précise le ministère de l’Education nationale. « Dans les années 1980, le débat a conduit à préférer une approche du développement des usages par l’ensemble des disciplines plutôt que via une formation spécifique. » La certification devient, dans cette perspective, une « reconnaissance des compétences des élèves par le ministère » et, par là, un « levier d’action » en faveur de la généralisation des pratiques TIC dans les établissements. La France revendique ainsi un dispositif qui conduit à « responsabiliser » des enseignants chargés de mettre en oeuvre les nouveaux usages.


 


« Le système éducatif n’a pas pour vocation de former des techniciens spécialistes mais doit délivrer à des usagers des connaissances qui se révéleront utiles dans le cadre d’une poursuite d’études », explique le ministère de l’Education nationale. Le rôle de l’enseignant est « plus délicat mais aussi pédagogiquement plus riche » que s’il s’agissait d’un cours dédié aux techniques d’utilisation de l’ordinateur. Il doit, dans la vision du B2i, apporter les connaissances à un élève au moment où il en a besoin. La formation aux TIC se mêle alors intimement aux disciplines et reste dépendante du choix pédagogique de l’enseignant.