Harmonisation européenne des diplômes : le point sur le mouvement des étudiants

Le projet contesté par les étudiants s'inscrit dans le cadre de l'harmonisation européenne des diplômes.

La mobilisation des étudiants du 27 novembre aura été plus faible que prévu. Une quinzaine de milliers d’étudiants (30 000 selon l’UNEF) ont manifesté, dans plusieurs villes de France, à l’appel d’une partie de leurs syndicats (UNEF, Sud-étudiant, CNT) et du SNESUP pour les enseignants. Les manifestants contestent la mise en oeuvre de la réforme LMD (licence-master-doctorat), déjà en application dans une vingtaine d’universités. Ils rejettent également en bloc les projets du gouvernement pour l’université.


 


LMD et harmonisation européenne des diplômes


 


L’harmonisation européenne des diplômes et un projet lancé par Claude Allègre à la Sorbonne le 25 mai 1998. 32 pays européens se sont engagés à harmoniser leurs diplômes à l’aide d’une unité de compte commune : les ECTS (European Credit Transfer System).


 


LMD : L comme licence, M comme master, D comme doctorat. Cela correspond à 3 niveaux (ou grades) d’études identiques en Europe, d’où un principe d’équivalence. Ces niveaux correspondent à des sorties à bac+3 pour la licence, bac+5 pour le master et bac+8 pour le doctorat. Chaque formation est organisée en semestre et en unités d’enseignement. Chaque année correspond à 60 crédits ECTS, que l’on obtient en validant une série d’unités d’enseignement. La licence «vaut» donc 180 crédits et le master 300. Ces crédits s’obtiennent dans des universités françaises ou européennes. Les universités françaises passeront progressivement au LMD jusqu’en 2005-2006.


 


Les craintes des manifestants


 


Malgré les démentis de Luc Ferry, des présidents d’université et de plusieurs syndicats étudiants et enseignants, les étudiants qui manifestent craignent :


– Le désengagement de l’état


– La privatisation ou la régionalisation de l’université


– La disparition du cadre national des diplômes


– La mise en concurrence des universités entre elles et avec les grandes écoles


– L’allongement des études (sorties à bac+3 et bac+5 au lieu de bac+2 et bac+4)


– La baisse de la valeur des diplômes existants, voire leur disparition (DEUG et maîtrise)


– La disparition ou le déplacement dans le temps des sessions de rattrapage


– La baisse du niveau des formations


– L’apparition de la sélection à l’entrée à l’université


– L’augmentation des droits d’inscription


– L’augmentation des inégalités entre étudiants

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