D’inspectée à inspectrice

Professeure certifiée en économie-gestion, Marie-Paule Collet est devenue inspectrice de l’Education nationale (IEN) il y a dix ans. Une vocation pour cette « militante de l’enseignement technique et professionnel » qui met désormais son expérience au service des enseignants.

Les démarches


 


Pour devenir inspecteur de l’Education nationale, il est nécessaire de cumuler au minimum cinq ans d’expérience en tant qu’enseignant du premier ou du second degré, en tant que personnel d’éducation, d’orientation ou de direction, ou membre d’un corps homologué relevant des territoires d’outre-mer, ceci sans limite d’âge.


 


Le concours, qui prend en compte l’expérience et la formation préalable des candidats, propose quatre spécialités de recrutement : enseignement du premier degré, information et orientation, enseignement technique (options : économie et gestion, sciences et techniques industrielles, sciences biologiques et sciences sociales appliquées) et enfin enseignement général (langues vivantes, histoire-géographie, lettres, mathématiques, sciences-physiques). Un même candidat peut se présenter à plusieurs spécialités ou options.


 


En dehors de l’accès par voie de concours, il existe un recrutement par inscription sur liste d’aptitude, limité à une trentaine de postes par an en France. Conditions requises : appartenir à l’un des corps cités pour la voie de concours, avoir plus de 40 ans et justifier de dix ans d’expérience au sein de l’Education nationale.


 


Le témoignage


 


Après avoir enseigné « par choix » en lycée polyvalent à Sarcelles (Val d’Oise) pendant quinze ans, Marie-Paule Collet a souhaité évoluer vers un poste d’IEN. « Mon métier me plaisait, mais à 39 ans, j’ai eu peur d’une certaine routine à long terme. » En 1993, elle décroche le concours d’IEN et entre en formation à Paris, non sans une certaine appréhension.


 


Dix ans après, le bilan est largement positif. Dans l’académie de Montpellier, elle est aujourd’hui responsable de la filière du tertiaire commercial en lycées professionnels, CFA et SEGPA de collège. Depuis la rentrée dernière, elle est également conseillère technique auprès de l’inspecteur d’académie (IA-IPR) de l’Hérault pour l’enseignement technique.


 


« Je n’ai plus la nostalgie de l’enseignement, précise-t-elle. J’apprécie ce rôle d’inspecteur, dans lequel il est plus facile de défendre la voie professionnelle et technologique. » Sans compter une certaine liberté dans l’organisation du travail, des contacts humains permanents et la variété des missions (organisation et suivi des examens et concours, formation continue des enseignants, gestion des ressources humaines, relations avec les milieux professionnels, etc.). « Mais l’accumulation des tâches annexes, à faire dans l’urgence, est regrettable car elle empêche de se concentrer sur l’essentiel des missions. » Résultat : un emploi du temps surchargé et des inspections espacées, à raison de 70 par an en moyenne, « pour lesquelles la priorité a été accordée aux maîtres auxiliaires, aux contractuels, aux enseignants nouvellement nommés dans l’académie et aux professeurs affectés dans des établissements isolés. Pour les autres professeurs, les inspections sont le plus souvent liées à leur déroulement de carrière. »


 


Son seul regret ? « Que les corps d’inspection intervenant en enseignement professionnel restent les moins considérés, à l’image de l’ensemble des acteurs de cet enseignement. »

Le saviez-vous ?

Le nombre de postes d’inspecteurs de l’Education nationale mis à concours est en hausse sur les trois dernières années : 99 en 2001, 120 en 2002, 132 en 2003.

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