La démarche


 


L’équipe enseignante de chaque école d’entreprise compte le plus souvent entre 1 et 5 professeurs, pour des effectifs allant de 1 à 150 élèves, de la maternelle au baccalauréat. En primaire, il s’agit d’un enseignement en classe. Pour le secondaire, les enseignants ont plutôt pour tâche d’encadrer collégiens et lycéens, qui reçoivent l’essentiel de leur enseignement par correspondance.


 


La création et l’administration de ces écoles sont assurées par la Mission laïque française, une association fondée en 1902 pour diffuser « à travers le monde la langue et la culture françaises, en particulier par le biais d’un enseignement à caractère laïque et interculturel ».


 


C’est donc elle qui prend en charge le recrutement des enseignants, à travers trois étapes : présélection des candidatures, entretiens et nomination. Une fois retenus, les professeurs, de l’instituteur à l’agrégé, doivent demander une mise en disponibilité de l’Education nationale. La Mission laïque assure ensuite le suivi de leur carrière, leur protection sociale et la couverture des risques professionnels.


 


Sur place, ils dispensent les mêmes enseignements que dans les établissements français. Les études sont d’ailleurs reconnues par le ministère et assurent la continuité de la scolarité des enfants.


 


Le témoignage


 


Instituteur de formation, Pierre Vittoz est, depuis 6 ans, responsable des écoles d’entreprise à la Mission laïque. Mais avant de revenir en France, il a longtemps sillonné le monde : « Après trois ans passés à enseigner en France, j’ai commencé ma carrière d’expatrié dans les écoles d’entreprise en 1980, au Soudan. Mes affectations m’ont ensuite mené en Sibérie, au Sénégal, en Astrakan (sud de la Russie) ou au Mexique pour le compte de sociétés multinationales. »


 


S’il avoue regretter que l’immersion dans les pays d’accueil ne puisse pas toujours être importante, ces séjours ont apporté beaucoup à Pierre Vittoz : « Ce type de mission constitue une expérience pédagogique exceptionnelle. Les témoignages que je reçois des enseignants expatriés vont d’ailleurs tous dans le même sens. Ces postes amènent à côtoyer un échantillon très large d’âges, de niveaux et de matières, un peu comme dans les classes uniques des écoles rurales, il y a quelques années. »


 


La polyvalence fait d’ailleurs partie des qualités recherchées chez les candidats à l’expatriation. « Dans les dossiers, nous sommes attentifs à plusieurs critères : la qualité professionnelle, validée par les rapports d’inspection, la situation familiale, des expériences antérieures à l’étranger, la connaissance d’une langue ou d’un pays… Deux entretiens nous permettent ensuite de nous faire une idée plus précise de la personnalité des candidats. Cette sélection rigoureuse explique le très faible pourcentage d’échecs. »