« Nous ne sommes pas favorables à une loi qui ne traiterait que de la question du port des signes religieux [à l’école]: cela serait sans nul doute contre-productif par rapport aux valeurs que nous voulons promouvoir. S’il y a nécessité d’améliorer le dispositif législatif ou réglementaire c’est sur tous les domaines [relatifs à la laïcité]. (…). Si loi il doit y avoir, elle doit être conçue comme un moyen de mieux fonder aujourd’hui la lutte pour la laïcité, lui donner une nouvelle vie. » C’est ce que déclare Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, lors de son audition par la Commission sénatoriale de réflexion sur l’application du principe de laïcité dans la République présidée par Bernard Stasi. Gérard Aschieri s’est également déclaré favorable à « l’exclusion des signes religieux à l’école », ce qui « n’est pas une négation du droit individuel à la liberté de conscience », mais « un instrument pour assurer à chacun le droit à une éducation indépendante des dogmes religieux ou des intérêts particuliers, une éducation qui permette à chacun d’exercer dans une véritable liberté la plénitude de ses droits individuels ».