Le SNUDI-FO (Syndicat national unifié des directeurs, instituteurs et professeurs des écoles de l’enseignement public) estime, à propos des procès intentés à deux enseignants du premier degré, « après deux accidents dramatiques » qu’une condamnation, « même minime, [serait] susceptible de créer une jurisprudence qui bouleverserait totalement les conditions d’exercice du métier [d’enseignant] ». Il se demande comment il se fait qu’on en arrive « à traduire en correctionnelle des collègues qui n’ont commis aucune faute professionnelle » et souligne qu’à Paris, « l’administration a suspendu la collègue sans justification et l’a laissée sans soutien face à la justice ». Il y voit « la conséquence de l’application de la circulaire Ségolène Royal de 1997 qui, à l’occasion de la lutte contre la maltraitance d’enfants, préconise la suspension dès qu’une procédure judiciaire met en cause un enseignant ».