Le ministère luxembourgeois de l’Éducation nationale, de Formation professionnelle et des Sports annonce qu’il ne suivra pas les recommandations de l’OCDE qui a présenté le 7 octobre 2003 une étude économique sur le Luxembourg dans laquelle elle attribue à l’école luxembourgeoise et plus particulièrement à la façon dont elle arrive à qualifier les enfants immigrés un rôle important dans la réduction des risques de chômage et de l’atténuation et du maintien de la croissance.


 


De plus, « selon l’étude de l’OCDE l’approche multilingue semble être le principal problème de notre enseignement ». L’organisation internationale estime qu’il faut permettre aux élèves de suivre les cours en français ou en allemand tout au long de leurs études sans avoir à acquérir une grande maîtrise de l’autre langue. Mais « une bipartition de [l’] enseignement ne paraît guère propice à forger la cohésion de la société de demain; elle résoudrait le problème sur le court terme, pour une génération, mais conduirait sur le long terme à la mise en place de deux écoles distinctes »: « Notre multilinguisme constitue une chance, un atout sur lequel le développement de notre économie peut s’appuyer, avant d’être un problème. »


 


Quant à la possibilité pour les établissements de recruter leurs enseignants, elle « risque d’aboutir à moyen terme à une dérégulation du système éducatif public », tout comme « la proposition de mettre en concurrence les écoles ».