L’interdiciplinarité, un grand mot… mais ?

Le grand intérêt de l’interdisciplinarité est de faire comprendre aux élèves que le savoir est un tout et qu’il y a interpénétration des disciplines. Plus que de simplifier cette complexité, l’enseignement cloisonné, par la juxtaposition de discours variés et souvent redondants, ne fait qu’accroître la perte de nombreux repères. En allant plus loin, disons que l’enseignement dont les élèves ont besoin doit évidemment continuer à être notionnel mais en plus doit les apprendre à organiser et à classer tout leur savoir. Or, ce savoir n’émane plus de la seule école, la masse considérable d’informations qui les submerge dans la vie quotidienne est trop désorganisée pour qu’un enfant puisse lui-même en opérer une synthèse bénéfique. Il en résulte que l’enfant a une culture partielle et chaotique donc un besoin qu’on l’aide à clarifier cet ensemble pour qu’il puisse en tirer bénéfice. Le temps est loin où l’on apprenait tout à l’école.

Plusieurs professeurs travaillant sur un thème assez vaste dans lequel chacun aura déterminé la place de son enseignement par rapport aux autres mais avec les autres, me paraît une direction souhaitable. C’est à ce moment que l’on pourra parler d’une véritable équipe éducative et que l’élève prendra conscience d’une véritable prise en charge cohérente, ce qui, avouons-le, est loin d’être le cas. Il importe de restaurer le confort dans l’apprentissage afin que la production de l’élève ne soit pas perçue comme une contrainte à risques mais comme une possibilité de s’exprimer. Le suivi de cette production permettra aux enseignants d’opérer les évaluations nécessaires mais en concertation. Il est en effet indispensable que toute l’équipe éducative sache avec précision où sont les difficultés de l’enfant afin que chacun puisse apporter sa contribution.

Si l’enfant perçoit l’école comme sécurisante et organisatrice, si le contact avec les professeurs cesse d’être artificiel, il recommencera à y attacher de l’intérêt et le nombre d’élèves démobilisés sera moindre. Cessons de dire que les enfants actuels ne s’intéressent à rien ; ils ne s’intéressent plus à ce que l’école leur propose en général parce qu’ils sont différents, ils voudraient une école de leur époque et non pas celle où les enseignants étaient eux-mêmes élèves.

Ce que font la plupart des enseignants, ils le font bien,avec beaucoup de conscience professionnelle mais dans un système obsolète qu’ils n’ont pas eux-mêmes les moyens de réformer. Malaise des élèves, malaise des enseignants, qui pourra proposer une vraie réforme en profondeur qui restaurera une école efficace parce que l’on y vivra et travaillera bien ?

Le grand intérêt de l’interdisciplinarité est de faire comprendre aux élèves que le savoir est un tout et qu’il y a interpénétration des disciplines. Plus que de simplifier cette complexité, l’enseignement cloisonné, par la juxtaposition de discours variés et souvent redondants, ne fait qu’accroître la perte de nombreux repères. En allant plus loin, disons que l’enseignement dont les élèves ont besoin doit évidemment continuer à être notionnel mais en plus doit les apprendre à organiser et à classer tout leur savoir. Or, ce savoir n’émane plus de la seule école, la masse considérable d’informations qui les submerge dans la vie quotidienne est trop désorganisée pour qu’un enfant puisse lui-même en opérer une synthèse bénéfique. Il en résulte que l’enfant a une culture partielle et chaotique donc un besoin qu’on l’aide à clarifier cet ensemble pour qu’il puisse en tirer bénéfice. Le temps est loin où l’on apprenait tout à l’école.

Plusieurs professeurs travaillant sur un thème assez vaste dans lequel chacun aura déterminé la place de son enseignement par rapport aux autres mais avec les autres, me paraît une direction souhaitable. C’est à ce moment que l’on pourra parler d’une véritable équipe éducative et que l’élève prendra conscience d’une véritable prise en charge cohérente, ce qui, avouons-le, est loin d’être le cas. Il importe de restaurer le confort dans l’apprentissage afin que la production de l’élève ne soit pas perçue comme une contrainte à risques mais comme une possibilité de s’exprimer. Le suivi de cette production permettra aux enseignants d’opérer les évaluations nécessaires mais en concertation. Il est en effet indispensable que toute l’équipe éducative sache avec précision où sont les difficultés de l’enfant afin que chacun puisse apporter sa contribution.

Si l’enfant perçoit l’école comme sécurisante et organisatrice, si le contact avec les professeurs cesse d’être artificiel, il recommencera à y attacher de l’intérêt et le nombre d’élèves démobilisés sera moindre. Cessons de dire que les enfants actuels ne s’intéressent à rien ; ils ne s’intéressent plus à ce que l’école leur propose en général parce qu’ils sont différents, ils voudraient une école de leur époque et non pas celle où les enseignants étaient eux-mêmes élèves.

Ce que font la plupart des enseignants, ils le font bien,avec beaucoup de conscience professionnelle mais dans un système obsolète qu’ils n’ont pas eux-mêmes les moyens de réformer. Malaise des élèves, malaise des enseignants, qui pourra proposer une vraie réforme en profondeur qui restaurera une école efficace parce que l’on y vivra et travaillera bien ?

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