Mixité oui mais pas n’importe comment !

Je suis sans doute de la dernière génération à avoir été à l'école communale

de garçons puis au collège de garçons et enfin au lycée technique (avec

trois jeunes filles pour vingt garçons dans la classe de terminale)

...toujours avec des enseignants masculins ...devenu enseignant (instituteur

en Seine Saint Denis), je témoigne d'avoir particuièrement été contraint

pendant toutes mes années d'exercices (vingt cinq ans) d'avoir eu à

protéger les petites filles de la violence masculine (que ce soit en cours

de récréation pendant mes services ou en classe !) Dans toutes les sociétés

civilisées (je pense notamment aux sociétés africaine'' soit disant

primitives) il existe des lieux spécifiques de construction identitaire et

des rites d'accession à ces identités (devenir homme ou femme). l'école , en

dehors de toute fonction de transmission des savoirs ou d'acqisition de

savoirs faire est une machine sociale identitaire (construction de savoir

être) L'école non mixte jouait ce rôle (comme pour les garçons plus tard le

service militaire). La mixité mal pensée a privé l'école de ce rôle de

différenciation. Elle a donc participé à la perte du sens de l'école pour

ceux qui la fréquentent à savoir les enfants dans ce qui est l'un des

premiers lieux de vie où ils peuvent se construire sans la présence des

parents. La féminisation de la profession a amplifié cette perte de sens.

Dans mes classes ou pendant mes services de cours ce n'est pas la loi du

plus fort qui avait cours (le plus fort ...toujours les garçons ) mais la

règle de droit, essentielle de toute démocratie, de l'interdit de l'usage de

la violence. La cours de récréation mixte, sans l'attention vigilante de

l'adulte garant du respect du droit pour tous les enfants à y jouer en

sécurité devient un enfer pour les plus faibles (souvent les filles)et donc

une zone de non droit antiéducative . Au cours de ma carrière, Il m'est

arrivé, Je l'avoue (il y a sûrement prescription) d'avoir mis quelques

raclés bien senties sur les postérieurs de quelques caîds et tyrans de cours

de récréation jusqu'à ce qu'ils ne comprennent qu'une loi existait et que

j'étais chargé de son application. Qu'estce qu'une une loi sans... son bras

armé ? Des problèmes ? Bien sûr trop ! Je pense à des collègues féminines

causant ''chiffon'' pendant les services, à des parents d'enfants ''roi'' venant

se plaindre que leur tyran ait reçu ce qu'il méritait...et à une hiérarchie

qui n'ayant elle même jamais été ''au contact''de la réalité du metier qui les

soutient ! Désolé... comme beaucoup d'autre hussards noirs de la

république... j'ai déserté ! Je suis pour la mixité mais pas pour une mixité

anti-éducative qui n'a enfin de compte aucun objectif pédagogique

Je suis sans doute de la dernière génération à avoir été à l’école communale de garçons puis au collège de garçons et enfin au lycée technique (avec trois jeunes filles pour vingt garçons dans la classe de terminale) …toujours avec des enseignants masculins …devenu enseignant (instituteur en Seine Saint Denis), je témoigne d’avoir particuièrement été contraint pendant toutes mes années d’exercices (vingt cinq ans) d’avoir eu à protéger les petites filles de la violence masculine (que ce soit en cours de récréation pendant mes services ou en classe !).
Dans toutes les sociétés civilisées (je pense notamment aux sociétés africaines soit disant « primitives ») il existe des lieux spécifiques de construction identitaire et des rites d’accession à ces identités (devenir homme ou femme). L’école, en dehors de toute fonction de transmission des savoirs ou d’acquisition de savoirs faire est une machine sociale identitaire (construction de savoir être). L’école non mixte jouait ce rôle (comme pour les garçons plus tard le service militaire). La mixité mal pensée a privé l’école de ce rôle de différenciation. Elle a donc participé à la perte du sens de l’école pour ceux qui la fréquentent à savoir les enfants dans ce qui est l’un des premiers lieux de vie où ils peuvent se construire sans la présence des parents.
La féminisation de la profession a amplifié cette perte de sens. Dans mes classes ou pendant mes services de cours ce n’est pas la loi du plus fort qui avait cours (le plus fort …toujours les garçons ) mais la règle de droit, essentielle de toute démocratie, de l’interdit de l’usage de la violence. La cours de récréation mixte, sans l’attention vigilante de l’adulte garant du respect du droit pour tous les enfants à y jouer en sécurité devient un enfer pour les plus faibles (souvent les filles) et donc une zone de non droit antiéducative.
Au cours de ma carrière, il m’est arrivé, je l’avoue (il y a sûrement prescription) d’avoir mis quelques raclés bien senties sur les postérieurs de quelques caîds et tyrans de cours de récréation jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’une loi existait et que j’étais chargé de son application. Qu’est-ce qu’une une loi sans… son bras armé ? Des problèmes ? Bien sûr trop ! Je pense à des collègues féminines causant « chiffon » pendant les services, à des parents d’enfants « roi » venant se plaindre que leur tyran ait reçu ce qu’il méritait…et à une hiérarchie qui n’ayant elle-même jamais été « au contact » de la réalité du métier qui les soutient ! Désolé… comme beaucoup d’autre hussards noirs de la république… j’ai déserté ! Je suis pour la mixité mais pas pour une mixité anti-éducative qui n’a enfin de compte aucun objectif pédagogique.

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