Grèves

Je pense que tout le monde doit réfléchir sur les effets d'une grève.

Au départ, la grève avait pour objet de faire plier le patron en lui faisant perdre de l'argent ; il s'agissait d'une situation où l'employé avait souvent moins à perdre qu'à gagner. Or certaines tendances se sont inversées quand par exemple Thatcher a fait plier les mineurs après un an de grève.

Dans la situation des fonctionnaires, faire grève est une aberration car chaque jour de grève fait gagner de l'argent au patron. De plus, comme le fonctionnaire est au service du public, celui-ci peut devenir rapidement exaspéré par le défaut de service. Chez les enseignants, c'est encore pire, car on s'aperçoit que les grévistes ne peuvent se résoudre à abandonner leurs élèves. Ils continuent d'enseigner et de rendre les devoirs corrigés. Si un cours a sauté, ils s'efforcent de le rattraper, même au prix de d'heures supplémentaires non payées. S'ils ne le faisaient pas, ils auraient à affronter aussi bien leur mauvaise conscience que l'angoisse et la colère des élèves et de leurs parents.

Pour toutes ces raisons, la grèves des enseignants est contre productive.

Je pense qu'il faut programmer les actions à long terme, après négociation, explications et motivation auprès des enseignants pour obtenir leur soutien. Ces actions pourraient se faire sur les examens et/ou sur les évaluations. Pour les examens, on pourrait retarder ; grève du zèle (allonger le temps d'examen ou de correction des copies. Pour les évaluations, rendre des commentaires non chiffrés (c'est légal). pour les conseils de classe, ne pas passer par les systèmes officiels (kalamazo ou logiciel), mais rendre au proviseur sur papier libre, etc...

Il m'apparaît qu'il faut réellement mettre en difficulté l'acteur sur lequel on veut faire pression.

Je pense que tout le monde doit réfléchir sur les effets d’une grève.
Au départ, la grève avait pour objet de faire plier le patron en lui faisant perdre de l’argent ; il s’agissait d’une situation où l’employé avait souvent moins à perdre qu’à gagner. Or certaines tendances se sont inversées quand par exemple Thatcher a fait plier les mineurs après un an de grève.
Dans la situation des fonctionnaires, faire grève est une aberration car chaque jour de grève fait gagner de l’argent au patron. De plus, comme le fonctionnaire est au service du public, celui-ci peut devenir rapidement exaspéré par le défaut de service. Chez les enseignants, c’est encore pire, car on s’aperçoit que les grévistes ne peuvent se résoudre à abandonner leurs élèves. Ils continuent d’enseigner et de rendre les devoirs corrigés. Si un cours a sauté, ils s’efforcent de le rattraper, même au prix de d’heures supplémentaires non payées. S’ils ne le faisaient pas, ils auraient à affronter aussi bien leur mauvaise conscience que l’angoisse et la colère des élèves et de leurs parents.
Pour toutes ces raisons, la grèves des enseignants est contre productive. Je pense qu’il faut programmer les actions à long terme, après négociation, explications et motivation auprès des enseignants pour obtenir leur soutien. Ces actions pourraient se faire sur les examens et/ou sur les évaluations. Pour les examens, on pourrait retarder ; grève du zèle (allonger le temps d’examen ou de correction des copies. Pour les évaluations, rendre des commentaires non chiffrés (c’est légal). pour les conseils de classe, ne pas passer par les systèmes officiels (kalamazo ou logiciel), mais rendre au proviseur sur papier libre, etc…
Il m’apparaît qu’il faut réellement mettre en difficulté l’acteur sur lequel on veut faire pression.

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