Depuis quand utilisez-vous le jeu d’échecs dans votre pédagogie ?

Je me suis lancé il y a 6 ans mais le projet mûrissait depuis plus longtemps. C’est un jeu complexe qu’il n’est pas facile d’aborder avec des enfants de 5 ans.

Pourquoi avoir choisi ce jeu ?

Mon objectif n’est pas de faire jouer les enfants mais d’utiliser les échecs dans une démarche beaucoup plus générale. Je commence par travailler avec eux sur un conte pour présenter symboliquement le jeu. Une histoire de guerre où il y a des règles à respecter et un roi à tuer. Ensuite, j’introduis les pions au fur et à mesure en travaillant sur leur nom, leur emplacement et leur déplacement. Je travaille ainsi le langage et la géométrie.

A partir de quand les élèves sont-ils capables de jouer sans aide ?

Très vite, je les mets en situation de jeu. Au début, il ne s’agit que de batailles de petits pions puis, au fur et à mesure, j’introduis des pièces plus complexes. Il n’est pas utile qu’ils connaissent l’ensemble du jeu pour les mettre face à des résolutions de problèmes ou à des stratégies d’anticipation. C’est ce qui rend les échecs si riches pédagogiquement. A la fin de l’année, la plupart des élèves sont capables de faire une “vraie” partie d’échecs.

Comment s’organisent vos ateliers échecs ?

Je travaille avec 10 élèves et 5 échiquiers. J’y consacre une demi-heure par semaine et par groupe. L’autre partie de la classe travaille, en roulement, en ateliers décloisonnés dans l’école. Ils peuvent, par exemple, en arts plastiques, fabriquer des échiquiers et des pions.