Le 19 juin dernier a été inauguré à Paris l’Institut européen en science des religions, l’IESR. Faisant suite au rapport Debré 2002, qui traitait de la place de l’enseignement du fait religieux dans un cadre laïque, la création de cet établissement avait été décidé par Jack Lang, puis fut finalisée par un arrêté de Luc Ferry le 26 juin 2002. L’IESR est rattaché à l’école pratique des hautes études (EPHE), présidé par Régis Debray et dirigé par Claude Langlois, ancien président de la section des sciences religieuses de l’Ecole pratique des Hautes Etudes.

Formation et recherche sur le fait religieux



Quels sont ses objectifs ? Devenir un véritable pôle de formation et de ressources sur le fait religieux pour les enseignants et les chercheurs. Il sera le centre d’un réseau constitué de chercheurs et des professeurs bénévoles, représentant l’ensemble des disciplines liées à l’enseignement du fait religieux. Concrètement, comment agit l’IESR ? En 2002, un colloque sur l’enseignement du fait religieux a été organisé pour les cadres de l’Education nationale. Pour octobre prochain, c’est une conférence internationale sur le thème « politique et religion en Asie, l’actualité à la lumière de l’Histoire » qui est prévue.



« Remettre Dieu à l’école » ?


Durant toute l’année, l’Institut proposera entre autres des cycles de formation à Paris et également dans les IUFM. La création d’un module intitulé « Philosophie de la laïcité et histoire des religions » est également envisagée. La religion apparaît de plus en plus comme élément de culture incontournable.
Non qu’il s’agisse bien entendu de « remettre Dieu à l’école », pour reprendre l’expression de Régis Debray. Mais les problèmes que rencontre la laïcité aujourd’hui, seraient peut-être résolus, si chacun avait connaissance de la culture de l’autre. Serait-ce le meilleur moyen de la protéger ?