Histoire des arts, l’option qui monte

C’est une des options les plus récentes au bac. L’option histoire des arts, créée en 1993, rencontre un véritable succès auprès des élèves. Michel Lechevalier, coordonnateur de cette discipline pour l’Académie de Créteil, nous explique le pourquoi de cet engouement.

L’option histoire des arts a été créée en 1993 pour permettre de développer une culture en ce domaine, sans nécessiter une pratique artistique assidue, comme nous l’explique Michel Lechevalier. Les options proposées depuis longtemps déjà en classe littéraire, telles la musique, la danse ou le théâtre, sont liées à une pratique effective de la discipline. L’option histoire des arts, elle, dispense une culture artistique et convient aux élèves désireux d’apprendre en ce domaine, de façon généraliste. Il s’agit en quelque sorte d’une option de  » culture générale  » pour reprendre les mots de M. Lechevalier. Cette particularité participe du succès de cette discipline auprès des jeunes.

Succès de l’option

Pour 20 établissements proposant l’option à sa création, on en compte désormais 140. Actuellement, 5000 élèves en France, répartis sur les 3 niveaux 2nde, 1ère, terminale, ont choisi cette option, en enseignement de spécialité. Au départ, cette option était exclusivement réservée aux littéraires. L’enseignement de spécialité passe d’ailleurs toujours obligatoirement par la section Lettres et Arts. Mais depuis 1998, elle s’adresse aussi, sous forme d’option facultative, aux élèves des sections scientifiques, économique et sociale, et technologiques.

Peu d’abandon

Les élèves aiment cette option : sur l’ensemble des élèves de seconde l’ayant choisie, 80% décident de la poursuivre. Elle est aussi très stimulante pour les enseignants qui décident d’y apporter leur contribution. M Lechevalier insiste sur le fait qu’une des spécificités de cette option est l’interdisciplinarité. Seule une équipe peut prendre en charge l’enseignement propre à cette formation, autour du noyau fondamental du professeur d’arts plastiques et de celui d’histoire-géographie. Au cours de l’année et en fonction des thèmes abordés, les professeurs de français, de musique, de philosophie…sont amenés à rejoindre l’équipe !

L’architecture en vedette

Un petits bémol cependant : pour l’instant, cette option reste trop féminine. M. Lechevalier nous donne le chiffre de 80 à 90 % de filles inscrites. D’autre part, en termes de contenu, l’architecture est pour l’instant privilégiée dans les disciplines enseignées. Cela tient aux aspects pratiques : il est plus simple de visiter avec sa classe les ressources architecturales de la ville, surtout si l’on est en banlieue, que d’aller à l’opéra ou voir un ballet de danse. Cela relève aussi d’une volonté bien déterminée : l’architecture est la base idéale d’une éducation civique, qui passe par la découverte du patrimoine. Alors, l’histoire des arts, nouvelle forme d’éducation civique ? A suivre…

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