Lorsqu’il a commencé à militer à la CGT, François Mangione, 43 ans, n’imaginait pas que son engagement boosterait sa carrière. Mais dès 1988, responsable de la maintenance des installations sportives à l’université de Dijon, il obtient une décharge syndicale à mi-temps, et bénéficie d’une formation interne à la CGT-ATOSS (1). « J’ai beaucoup appris concernant la législation du travail. » Et le militantisme est en soi une sacrée école. Rédaction de notes de synthèses, pratique de la lecture rapide, expression orale : « avoir été habitué à mener des réunions m’a aidé pour les épreuves orales ».

Une motivation sans faille

En 1997, il devient secrétaire d’administration scolaire et universitaire, chargé du suivi de gestion des structures de restauration du CROUS de Dijon. Dès la fin de son année de stage, il demande un congé formation et s’inscrit à l’IPAG (2) pour préparer le concours d’attaché administratif scolaire et universitaire. Neuf mois de formation, vingt heures hebdomadaires d’économie, de droit, de méthodologie… et dix heures de travail personnel plus un devoir sur table, chaque samedi.

Un nouvel objectif en tête

L’investissement paye : en 2000, François devient directeur d’une résidence universitaire à Besançon, puis responsable administratif et financier à la délégation académique à la formation et à l’innovation du Rectorat de Besançon. Fonctionnaire de rang A, il gagne aujourd’hui 40 % de plus que s’il était resté dans la filière ouvrière. Et ne compte pas s’arrêter là. En ligne de mire : un poste d’attaché principal d’administration scolaire et universitaire. Donc un nouvel examen…

                                                                   Fanny Rey


(1) CGT pour les personnels administratif, technique, ouvrier, de service et de santé
(2) Institut de préparation à l’administration générale