« Etre journaliste c’est être au cœur du monde, être enseignante, c’est être au cœur de la vie ». Il y a trois ans, Sophie Gonzague, alors journaliste, fait sienne cette maxime. Et décide de changer de métier. Aujourd’hui en deuxième année à l’IUFM pour devenir professeur des écoles, elle ne regrette pas cette réorientation.

« Déconnecté du réel »

Et pourtant… « Dès l’âge de 12 ans je voulais devenir journaliste ». Après Sciences po et le Centre de formation des journalistes, c’est donc en passionnée qu’elle entre au Nouvel Observateur, pour un CDD d’un an et demi. Mais son rêve s’émousse : « Je trouvais mon travail futile, déconnecté du réel. Je passais peu de temps sur le terrain, beaucoup au téléphone. » Son envie d’agir, une certaine idée de la citoyenneté et sa maîtrise de philo la font pencher pour l’enseignement. Une semaine passée dans une école maternelle où est scolarisé le fils d’une collègue la confirme dans son choix : Sophie s’inscrit au concours de l’IUFM.

Un vrai contact

Redevenir élève n’est pourtant pas facile : « Rester assise quatre heures d’affilée, à écouter les professeurs… J’ai l’impression d’être infantilisée ». Mais elle est certaine d’avoir fait le bon choix. Un stage dans une école difficile, un Mémoire d’IUFM sur l’éducation civique et l’identité… « En tant qu’enseignante tu es vraiment au contact des gens, s’enthousiasme-t-elle. Tu peux rendre des services et agir concrètement. » Et c’est avec impatience mais aussi un peu d’anxiété, qu’elle attend sa nouvelle aventure : sa première classe.