Enfant hospitalisé recherche prof particulier

Des enfants malades, hospitalisés, Nicole Quarton en rencontre beaucoup. Une après-midi par semaine, cette professeure de mathématiques dans un collège du Bourget (93) se rend à leur chevet, à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. Par vocation, et pour la gratuité du geste.

A chacune de ses venues à l’hôpital, Nicole Quarton, bénévole de l’association « l’Ecole à l’hôpital », découvre ses nouveaux élèves. « J’ai demandé à travailler principalement de la sixième à la troisième, mais il peut m’arriver de donner des cours à des élèves du primaire ou de seconde professionnelle. » Des enfants demandeurs d’école, heureux de briser leur solitude. « En général, ils sont ravis d’avoir un “prof” à leur disposition. Je leur demande comment ils veulent fonctionner. Il est facile de sentir l’attente de l’enfant et d’évaluer sa capacité de travail. »

Un état d’esprit particulier

Et d’y répondre, sans tomber dans un rapport affectif. « Je n’interviens qu’à l’hôpital, pour ne pas entrer dans leur vie privée. » Côtoyer ces enfants malades suppose un état d’esprit particulier. « Il faut être dynamique et apporter bonne humeur et optimisme. » Ce qui n’est pas toujours évident, vu les pathologies rencontrées. « On peut tomber sur des enfants cancéreux, des grands brûlés ou des aveugles… Dans ces cas-là, on nous informe à l’avance, pour qu’on puisse se préparer à leur rencontre. » Pas question de faiblir.

Apporter une continuité

« Notre rôle n’est pas de nous attendrir, mais de leur apporter une continuité dans leurs études, de les préparer à reprendre une scolarité normale. Pour cela, je condense en une heure ou deux les quatre à cinq heures que l’élève a ratées dans la semaine, ce qui lui évite de décrocher par la suite. L’expérience et le fait d’avoir enseigné à tous les niveaux du collège fait que je sais prendre en vol la progression d’un enfant. » Il lui arrive même d’anticiper sur la suite du programme. Histoire de permettre à l’enfant de prendre « une revanche sur les autres ».

Modalités

Les bénévoles de l’association sont essentiellement des enseignants, mais aussi parfois des retraités et des thésards. Pour adhérer à « l’Ecole à l’hôpital », il faut justifier d’un niveau bac + 4 minimum. Un entretien permettra de préciser la disponibilité et le souhait d’affectation de chacun. Y adhérer ne suppose pas de formation préalable, mais un engagement pour un suivi hebdomadaire.

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