Quand avez-vous postulé à un poste d’enseignant en réadaptation au CNED ?

Il y a 4 ans. Ma surdité empirait d’année en année et s’accompagnait de moments de perte de connaissance. Je ne pouvais plus m’occuper d’une classe. Le médecin du travail m’a alors conseillé de me porter candidat à un poste au CNED. J’ai tout de suite été pris.

Comment s’organise votre travail au quotidien ?

Chaque semaine, je reçois par la poste un paquet de copies (de 10 à 100 selon les cas). Je les corrige et je les renvoie au CNED sous dix jours. Je suis totalement libre de mon emploi du temps. Le CNED veille à m’attribuer un certain nombre d’élèves pour que mon travail corresponde à un temps plein.

Est-ce une correction classique ?

Pas tout à fait. Contrairement à nos collègues, nous ne pouvons pas apporter des informations complémentaires en classe à haute voix. Il faut davantage s’appliquer dans l’écriture et être plus complet dans les remarques. Paradoxalement, le travail de correction en devient plus intéressant. Les copies ont aussi l’immense avantage d’être plus diversifiées que celles rendues par une classe « classique » car, par correspondance, il n’y a pas d’effet de moule généré par le groupe.

Entrez-vous en contact avec vos élèves ?

Physiquement non mais en revanche, je les incite à écrire s’ils ont des remarques ou des interrogations. Je les imagine en fonction des travaux qu’ils me rendent et de leur fiche de présentation. Je regrette que l’on ne travaille pas plus par mail pour développer ces contacts.