Le SRAS à l’école

L’épidémie de pneumopathie atypique est loin d’être endiguée. Des situations nouvelles et inquiétantes se présentent en classe, comme en témoigne la polémique actuelle qui agite l’école de la rue Corbon à Paris, suite au voyage en Chine d’un élève. Comment réagissent les autorités en France ?

Un élève rentre de voyage de Chine. C’est la panique en classe. Le cas s’est produit cette semaine dans une école parisienne de la rue Corbon. La rentrée de l’élève a été repoussée au lundi 28 avril, mais les parents demandent plus. En effet, la période d’incubation est de 13 jours. Or l’Education nationale s’est prononcée pour le retour immédiat de l’élève, justement avant la fin de cette période. Le maire du 15e arrondissement, René Galy-Dejean s’y oppose et soutient pleinement les parents d’élèves.

Eviction


A Nice, quatre internes du Centre international de Valbonne, dans les Alpes-Maritimes, de retour d’Asie, n’ont pu reprendre les cours suite à la demande du proviseur et des parents d’élèves. Ils ne pourront revenir que dans 10 jours. Comment gérer de telles situations au sein d’une classe ? Car le SRAS s’attrape très vite : un simple éternuement et la contagion est possible.

Mesures à Hong-Kong



A Hong-Kong, où l’épidémie est à son comble, des mesures draconiennes ont été prises : les parents doivent prendre chaque matin la température de leur enfant et signer une attestation comme quoi leur enfant n’est pas malade. Les enseignants souffrant peuvent prendre immédiatement un congé et un large laps de temps est réservé au déjeuner, afin que les enfants mangent chez eux et non plus à la cantine, afin de limiter les risques de contagion.

Pas de psychose ?

En France, bien évidemment, le danger est moindre, mais pour l’instant, le gouvernement n’a pas préconisé de mesures précises dans les établissements scolaires. Le Premier ministre appelle à ne pas céder à la psychose et le directeur général de la santé, Lucien Abenhaïm, a déclaré dans la presse, être contre les mesures « sauvages » de mises en quarantaine.

Aux équipes éducatives alors d’endosser la lourde responsabilité de prendre la bonne décision ? Car de tels cas risquent de se reproduire. A suivre…

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