5 questions à… un professeur d’anglais au CNED

Plus de 8 400 personnes sont employées par le CNED. Certains, comme Frédéric Nony, 35 ans, professeur d’anglais, ont décidé d’y travailler. D’autres n’ont pas le choix. Un profil différent, que vous découvrirez dans 15 jours.

Comment un jeune enseignant d’anglais, titulaire d’un CAPES, se retrouve-t-il responsable des formations en langue anglaise pour adultes ?

J’ai tout simplement répondu à une annonce parue dans le BOEN, il y a 8 ans. Après un entretien avec des responsables du CNED, ma candidature a été acceptée. J’avais pour moi d’avoir déjà enseigné à des adultes dans une université anglaise et de maîtriser les nouvelles technologies.

En quoi consiste votre travail ?

Je suis chargé d’initier et suivre les formations en anglais proposées par le CNED aux adultes. Je dirige donc des équipes de professeurs qui rédigent les cours et des équipes de professeurs qui corrigent les évaluations des « élèves ». Je suis ainsi responsable de tout le contenu pédagogique.

N’est-ce pas un travail proche du métier d’éditeur ?

Il y a en effet beaucoup de points communs, même si un éditeur n’assure pas le suivi des élèves. Pour concevoir des formations, il faut maîtriser sa discipline et la pédagogie mais aussi connaître les possibilités et les contraintes de tous les supports de communication (papier, cassette audio et vidéo, cédérom, internet…). Ce qui rend ce travail passionnant, c’est la diversité des personnes qui interviennent dans le processus de création d’une formation.

Vous sentez-vous encore enseignant ?

C’est une question difficile car je suis aujourd’hui très éloigné de monde scolaire « classique ». Je dirais qu’il s’agit d’un autre travail, avec ses contraintes et son propre stress. Il faut aimer animer une équipe et gérer un projet de bout en bout dans les délais impartis.

Question rituelle

Et si vous aviez le pouvoir de faire évoluer le système, que proposeriez-vous ?
Je souhaiterais que le CNED décide d’une politique claire et conçue sur le long terme. Il y a 3 ou 4 ans, le développement d’offres de formations via la télévision était la grande priorité, puis internet est arrivé, avec la création des Campus numériques. Aujourd’hui, il semblerait que la mode soit au développement de partenariat avec d’autres institutions publiques ou privées. A mon sens, cette dispersion nuit à notre travail. http://www.cned.fr/index4.htm

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