Les parents d’élèves absentéistes pourront bénéficier d’un « dispositif d’accompagnement », sur la base du volontariat. Il sera piloté par l’inspecteur d’académie, qui, en cas d’échec du dispositif, pourra saisir le tribunal de police. Les parents encourent, en ce cas, une amende s’élevant, au maximum, à 750 euros. Les allocations familiales des parents d’enfants absentéistes ne seront plus supprimées, la sanction, qui date de 1959, étant jugée « injuste, car pénalisant également les frères et soeurs ». Dans les cas « graves, relevant de la justice », le tribunal pourra convoquer les parents des enfants fautifs sur le motif du « manquement », comme cela se fait déjà. Ils encourront, dans ce cadre, une peine d’emprisonnement et une amende pouvant s’élever jusqu’à 30 000 euros. Cependant des stages parentaux, actuellement expérimentés à Toulon (Var) notamment, seront proposés comme alternative à la sanction. Telles sont les mesures que Christian Jacob, ministre délégué à la Famille, a présentées en Conseil des ministres le 26 mars. Ces mesures prendront effet dès la rentrée de septembre 2003.