Une mobilisation qui s’essouffle selon le ministère…

Selon les chiffres communiqués par le ministère de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, 30,28% des enseignants du 1er degré étaient en grève le mardi 18 mars 2003, ainsi que 34,27% des enseignants des collèges, 25,77% des enseignants des lycées professionnels, 26,09% des professeurs des lycées d’enseignement général et technologique, et 26,21% des personnels ATOSS. 37% de grévistes sont comptabilisés dans l’enseignement agricole par le ministère de l’Agriculture.


…et toujours importante, selon les syndicats

Le SNUIPP-FSU estime pour sa part le taux de grévistes des enseignants des écoles primaires « entre 45% et 50% ». Les premières estimations du SNES-FSU donnent un taux de grévistes dans le second degré « entre 40 et 50% », le syndicat précisant que le mouvement est plus suivi dans les collèges que dans les lycées. Le SE-UNSA annonce « 45% de grévistes dans le 1er degré et 40% dans le 2nd degré, 60% pour les MI-SE et aides-éducateurs ». Le SNUEP-FSU estime que « le taux de participation à la grève dépasse les 50% » dans les lycées professionnels, les SEGPA et les EREA.


Suivi inégal en région selon les catégories de personnels

La grève a été suivie de manière inégale en région, et selon les catégories de personnels. Ainsi, 13,7% des personnels de l’Education nationale étaient en grève dans l’académie de Strasbourg, l’académie de Nancy-Metz signale 21,9% d’enseignants grévistes dans le 1er degré et 21,67% dans le 2nd degré. Le rectorat de Besançon signale que 91,9% des personnels d’orientation de l’académie étaient en grève. Dans l’académie de Nantes, 28% des enseignants du premier degré étaient en grève, contre 38% le 28 janvier dernier. La mobilisation était en revanche supérieure chez les enseignants du collège (38%), de LEGT (lycée d’enseignement général et technologique, 29%) et de lycée professionnel (36%). On comptait 36,5% de grévistes chez les personnels ATOSS, et 51,5% parmi les MI-SE et les aides-éducateurs.


7 000 à 12 000 manifestants dans le rues de Paris

12 000 personnels de l’Education nationale ont manifesté à Paris selon l’intersyndicale et 7 000 selon la préfecture de police, à l’appel des syndicats de la FAEN, de la FERC-CGT, de la FSU, du SGEN-CFDT, de l’UNSA-Education, ainsi que de l’UNEF. Du fait de la grève à la SNCF, l’appel à manifestation n’était pas national, même pour les MI-SE et aides-éducateurs. Les CO-PSY et les personnels ATOS (techniciens et ouvriers de service) étaient présents en nombre.


Nouvel appel à la grève le 3 avril

L’intersyndicale FO, FSU, UNSA-Éducation, CGT, représentant les personnels IATOSS et les CO-PSY (conseillers d’orientation-psychologues), « se félicite du succès de la journée de grève et de manifestations » du 18 mars 2003, et appelle à la grève et à la manifestation jeudi 3 avril 2003. Les syndicats préviennent que « si le Premier ministre [Jean-Pierre Raffarin] et son gouvernement, n’entendent pas les personnels, les IATOSS et les CO-PSY appelleront à une manifestation nationale à Paris au mois de mai 2003. » Le SNAEN-UNSA-Éducation « appelle les personnels ouvriers et de laboratoire à une action de grève et de manifestations le jeudi 3 avril 2003 » et menace de mener « différentes opérations », « au cours du troisième trimestre de l’année scolaire ».