« Non seulement les recherches montrent que les sociétés modernes ne sont pas méritocratiques (tant les carrières scolaires que l’insertion à diplôme donné sont biaisées par l’appartenance sociale), mais elles suggèrent également que ce n’est pas parce que l’éducation deviendrait le médiateur obligé de l’accès aux emplois que la relation globale entre origine sociale et destinée s’affaiblirait et que la société deviendrait plus juste. (…) Le développement des systèmes éducatifs et l’élévation du niveau de diplômes ne refléteraient pas une exigence croissante de compétences sur le marché du travail (en tout cas pas entièrement). (…) Il y aurait là, au moins pour une part, une stratégie des groupes les plus instruits pour préserver, en élevant sans cesse la barre, leur classement au sommet de l’échelle des diplômes. » Marie Duru-Bellat publie, sur le site de l’IREDU (Institut de recherche sur l’économie de l’éducation), une synthèse des travaux menés depuis 25 ans sur « les inégalités sociales à l’école ». Cette synthèse est disponible sur www.u-bourgogne.fr/IREDU/new.htm .