Les surveillants et les aides-éducateurs poursuivent leur mouvement

-Grève le 17 janvier, situation de crise en Corse
-Appel à la grève maintenu le 28 février
-Manifestation nationale à Paris le 6 février

Grève le 17 janvier, situation de crise en Corse

49,45% des MI-SE (maîtres d’internat-surveillants d’externat) et 26,92% des AE (aides-éducateurs) étaient en grève le vendredi 17 janvier 2003, selon le ministère de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche. Au total, 39,71% des surveillants et des aides-éducateurs sont en grève. Dans l’académie de Montpellier, les taux de grévistes étaient de 55% pour les surveillants et de 41% pour les aides-éducateurs. Dans l’académie de Strasbourg, selon l’administration, le taux de grévistes parmi les surveillants était de 45%, et de 31% parmi les aides-éducateurs. Dans l’académie de Nancy-Metz, il est de 52% parmi les surveillants et de 31% parmi les aides-éducateurs. Dans l’académie de Besançon, les taux de grévistes étaient de 47% parmi les surveillants, 33% parmi les aides-éducateurs, 5% parmi les enseignants des lycées, 4% parmi les enseignants des collèges. L’académie de Toulouse comptait 67,10% de grévistes, selon le rectorat. 78,65% des MI-SE s’étaient mobilisés, 49,82% des AE et 44,59% des CPE. Dans l’académie de Lyon, le taux de grévistes parmi les surveillants est de 51%. Il est de 23% parmi les aides-éducateurs. Dans l’académie de Grenoble, le taux de grévistes parmi les surveillants est de 52%. Il est de 27% parmi les aides-éducateurs.



Mais c’est en Corse que la situation est la plus sérieuse. Selon le syndicat indépendantiste STI (Sindicatu du travagliadori di l’insignamentu), la grève est suivie à 80%, depuis la rentrée, et il dénonce une « situation grave »: impossibilité d’accueillir tous les internes, blocage des cantines, absentéisme touchant parfois des classes entières parce que les absences, si elles sont relevées, ne sont pas transmises aux parents, problèmes de sécurité avec des intrusions de personnes étrangères à l’établissement… Quant à la section corse de la FCPE, elle estime que « la scolarité et la sécurité des jeunes en Corse » sont « bafouées » à cause de « la grève massive des aides-éducateurs et des surveillants MI-SE rejoints par les CPE depuis le 6 janvier »: « des poubelles ont été incendiées dans un collège » et un « engin explosif a été découvert dans la cour d’un lycée ». « Les internats sont fermés, une partie des 1/2 pensions non assurée et l’insécurité règne dans tous les établissements (… ) La majorité des parents se trouve dans l’obligation de ne plus scolariser [leurs enfants « .


Appel à la grève maintenu le 28 février

Pour le SNES-FSU, la grève de ce 17 janvier 2003, « a été suivie en moyenne à plus de 60% pour les surveillants et à près de 40% pour aides-éducateurs », avec des pointes « à 90% dans certains départements », selon les « chiffres de l’administration »: « Partout prévaut le sentiment que les annonces du ministre ne changent rien (…) Partout s’affirme la volonté de poursuivre la mobilisation », conclut le SNES qui rappelle l’appel à la grève lancé pour le 28 février par la FSU, le SGEN-CFDT, l’UNSA Education, la FERC-CGT et la FAEN. Le SNES par ailleurs appelle les conseillers d’orientation psychologues à la grève le 24 janvier 2003.


Manifestation nationale à Paris le 6 février

Le collectif des MI-SE et d’AE de l’académie de Toulouse a occupé les locaux du bureau de chômage du rectorat le mercredi 22 janvier 2003. Celui d’Île-de-France », soutenu par des enseignants et des CPE « solidaires », a symboliquement occupé pendant quelques minutes le restaurant Mac-Donald’s de l’avenue des Champs-Elysées. À Lyon, ils étaient 50 à occuper le hall du Rectorat. Une quarantaine de surveillants et d’aides-éducateurs ont occupé une ANPE à Rennes. La coordination nationale lance un appel à une manifestation à Paris, le 6 février, jour de la présentation du projet de loi relatif aux assistants d’éducation au Conseil supérieur de la Fonction publique de l’État.

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