Il a d’abord été éducateur spécialisé, instituteur suppléant en Segpa (1), formateur pour le Greta (2) social… Une polyvalence indispensable pour ce militant associatif. Un gage de recul et d’analyse. Son expérience des zones défavorisées lui a ouvert les yeux sur le vide éducatif et culturel dont souffrent nombre d’enfants, au sein de leur famille. D’où la création de l’association Intermèdes, en 1994, à l’origine de la Maison Robinson, qui a ouvert ses portes cinq ans plus tard.

Pallier leurs carences

Implantée en quartier REP (3), au sud de Longjumeau, elle ambitionne de sortir les enfants de la solitude sociale qu’ils partagent avec leurs parents – chômeurs, absents ou « démissionnaires » – et de pallier leurs carences éducatives. A cette fin, elle organise des animations de quartier, des goûters en plein air et a mis en place deux ludothèques et une bibliothèque de rue. A ces activités s’ajoutent des ateliers d’écriture, des groupes de projet et une permanence éducative au service des enfants, dans ses locaux.

Une mobilisation réussie

La Maison Robinson œuvre à revaloriser l’image du collectif et de la vie en société. « Pour ces enfants, nous sommes un recours. Ils peuvent venir nous parler ou nous voir à tout moment », souligne Laurent Ott. Trois ans après son ouverture, le bilan est encourageant, la mobilisation familiale réussie. « Au début, on voyait très peu les parents. Maintenant, ils sont présents à toutes nos manifestations. Et on représente quelque chose d’important pour le développement socio-affectif des enfants. » 

                                                                Fanny Rey

(1) section d’enseignement général et professionnel adapté
(2) groupement d’établissements publics locaux d’enseignement
(3) réseau d’éducation prioritaire