« L’histoire et la géographie doivent se situer en première ligne de la nécessaire éducation de la jeunesse européenne à sa nouvelle identité (qui n’est pas simplement politique ou économique mais aussi culturelle) », déclare Xavier Darcos, ministre délégué à l’Enseignement scolaire, en ouverture du colloque sur l’enseignement de l’histoire-géographie organisé à Paris du 12 au 14 décembre 2002. Le ministre propose de « reclarifier les finalités et les contenus de [la discipline], afin de lui éviter les risques de dispersion et d’éclatement » et de « réfléchir à la légitimité de l’utilité sociale de l’histoire et de la géographie ». Il souhaite également que « la réflexion disciplinaire elle-même retrouve toute son importance et toute sa priorité ». Il précise: « Loin de moi l’idée de remettre en cause les grands dispositifs transversaux qui ont été mis en place, qui ont fait la preuve de leur efficacité pédagogique, et dans lesquels l’histoire-géographie a pris une part active – je pense là non seulement aux TPE, aux IDD (itinéraires de découverte) mais aussi à l’ECJS (éducation civique, juridique et sociale). » Mais le ministre ajoute: « à force de concentrer l’essentiel de la réflexion sur le périphérique, les disciplines ont fini par être négligées. Il nous faut ainsi redécouvrir les fondamentaux, redécouverte qui ne va pas sans innovations. »