Diwan en crise

-La langue de l'enseignement est le français

Le Conseil d’État annule « pour méconnaissance de la loi » le dispositif d’intégration des écoles Diwan dans l’enseignement public. Il annule l’arrêté du ministre de l’Éducation nationale du 31 juillet 2001, la circulaire n° 2001-168 du 5 septembre 2001, le protocole d’accord du 28 mai 2001, l’arrêté du 19 avril 2002 et la circulaire n°2002-103 du 30 avril 2002. Il rappelle que « la loi pose pour règle que ‘la langue de l’enseignement est le français’ (loi du 4 août 1994, reprise par l’article L. 121-3 du code de l’éducation) et ne permet d’apporter à cette règle que de strictes exceptions ». Il constate que « la méthode de l’enseignement bilingue dite ‘par immersion’ réduit l’enseignement en français dans une mesure telle qu’elle va au-delà des exceptions autorisées par la loi ». Mais il égratigne aussi l’enseignement bilingue « à parité horaire », considérant que n’existe « aucune règle relative à la répartition des différentes disciplines entre l’enseignement en français et l’enseignement en langue régionale » qui permettrait « d’assurer qu’une partie au moins de ces enseignements de ces disciplines se font en français ».

Le mouvement Diwan connaît au même moment une crise. Andrew Lincoln, le président, est démissionné, et remplacé, le 30 novembre, par son opposant, Michel Le Tallec qui a toujours dénoncé le « tout-intégration » prôné par son prédécesseur. Jack Lang, qui avait mené les négociations pour l’intégration avec Andrew Lincoln est catastrophé.

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