Les émissions de Co2 de l’ensemble des pays de l’OCDE devraient dépasser en moyenne de 29% les engagements de réduction pris en 1997, lors de la signature du protocole de Kyoto. C’est ce qu’a déclaré récemment Robert Priddle, directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie.

La demande d’énergie en effet, restera soutenue d’ici 2030, avec plusieurs traits notables : les combustibles d’origine fossile représenteront 90% de l’accroissement de la demande ; les pays en voie de développement compteront pour plus de 60% dans l’accroissement de la demande d’énergie ; ce n’est qu’en 2020 que de nouvelles sources d’énergie apparaîtront de manière significative.

Toutefois, si les nouvelles politiques d’environnement mises en œuvre dans les pays de l’OCDE portent leurs fruits, une réduction des émissions de Co2 de 2,15 milliards de tonnes serait possible. Ce chiffre correspond à peu près aux rejets cumulés de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France et de l’Italie.