Assistants d’éducation

-Les organisations quittent la table ronde
-Dénonciations syndicales
-Indépendance et Direction n’a pas quitté la table ronde

Les organisations quittent la table ronde

Presque toutes les organisations présentes à la table ronde sur les aides éducateurs et les MI-SE ont quitté la table des négociations mercredi 27 novembre 2002, dénonçant, dans un texte commun, des propositions ministérielles « inacceptables et qui constituent une véritable provocation ». Ces organisations sont de la FCPE, la PEEP, la Ligue de l’enseignement, les syndicats de la FSU et de l’UNSA-Education, la FNEC-FP-FO, l’UNSEN-CGT, le SGEN-CFDT, le SNALC-CSEN, le SNETAA-EIL, le SNCL-FAEN, la FAGE et l’UNEF. Le ministère de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche « regrette que les organisations syndicales n’aient pas souhaité poursuivre la réflexion » sur ses propositions. Elles « visent notamment à permettre aux étudiants de continuer leurs études tout en assurant des missions d’assistance éducative avec des conditions de travail adaptées et un taux de rémunération comparable à celui des maîtres d’internat-surveillants d’externat ». Il confirme néanmoins qu’il souhaite « entendre les organisations syndicales sur la meilleure façon de mettre en place le dispositif des assistants d’éducation dès la rentrée 2003 « .


Dénonciations syndicales

Le SNES-FSU estime que le projet de statut pour les assistants « confirme la volonté de faire disparaître le statut actuel des MI-SE, de n’offrir aucune issue aux aides-éducateurs et d’ignorer la plupart de leurs missions ». Le SNPDEN-UNSA (personnels de direction) estime que « la présentation inopinée et à contretemps d’un projet ficelé ne respectait pas la méthode de travail annoncée et vidait cette concertation de son objet « . Pour la FCPE, « le gouvernement fait des économies sur le dos de la jeunesse et brade les assistants d’éducation aux collectivités ». Elle « exige le maintien et l’amélioration des dispositifs ‘surveillants’ et aides-éducateurs ». « Les enseignants du premier degré vont devoir à nouveau se débrouiller tout seuls, c’est un véritable retour en arrière », estime pour sa part Nicole Geneix, secrétaire générale du SNUIPP-FSU, qui craint que les rectorats prennent dans les écoles les aides-éducateurs qui manqueront dans les collèges, sans qu’ils soient remplacés dans le nouveau dispositif.


Indépendance et Direction n’a pas quitté la table ronde

Le syndicat de personnels de direction « I & D » (Indépendance et direction), qui n’avait pas décidé de quitter la table ronde, explique pour sa part qu’il « ne s’est pas associé à cette démonstration non dénuée d’arrière-pensées électoralistes ou partisanes, conformément à sa volonté d’indépendance vis-à-vis des groupes de pression quels qu’ils soient « . Pour autant, le syndicat ne considère pas que « la situation actuelle est parfaite et ne nécessite aucune réforme », soulignant qu’il s’est « inquiété de la difficulté à recruter des SE dans les zones les plus éloignées des facultés dans de nombreuses académies ».

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