Pourquoi avoir voulu créer une option cirque au sein de l’Education nationale ?

Beaucoup de jeunes voulaient se consacrer à cet art sans pour autant négliger leurs études. La seule solution était de les faire bénéficier d’un emploi du temps adapté. J’ai proposé à l’Education nationale, en 1996, de créer cette filière sur le modèle du bac L option théâtre. Deux ans plus tard, nous recevions nos premiers élèves.

Comment s’organise cette option ?

Pendant 3 ans (seconde, première, terminale), les élèves suivent 11 heures de cours de cirque par semaine en plus du programme classique. La formation est très complète : séances de préparation physique, d’acrobatie, de danse, de théâtre, mais aussi leçons théoriques sur la culture et le monde du cirque. Pour le bac, ils passent un examen pratique (un numéro préparé pendant toute l’année, coefficient 4) et un examen théorique (dissertation sur un sujet lié au cirque, coefficient 4).

Comment sélectionnez-vous vos élèves ?


Chaque année, nous recevons une centaine de demandes pour seulement 18 places. En février, les candidats remplissent un dossier retraçant notamment leur parcours scolaire. Puis nous les recevons une journée pour tester leurs capacité physique. Enfin, ils passent un entretien en présence d’un enseignant du lycée et d’un enseignant de l’école de cirque. Les élèves retenus ne sont pas forcément les meilleurs à l’école, ce sont les plus volontaires.



Que deviennent vos élèves après le bac ?

75 % poursuivent des études de cirque dans des écoles prestigieuses à Chalon, Bruxelles ou Montréal. Les autres se dirigent vers des études universitaires en lettres ou en sport.