Le plan de lutte contre la violence à l’école

-''référence au savoir, à l'autorité''
-Les syndicats sont critiques

« référence au savoir, à l’autorité »

Xavier Darcos, ministre délégué à l’Enseignement scolaire, a présenté en Conseil des ministres le 30 octobre 2002 une communication sur la prévention de la violence à l’Ecole: « La ligne de conduite retenue consiste à faire référence au savoir, à l’autorité », affirme le communiqué officiel. Le ministre veut « mieux faire connaître les règles de vie collective pour les faire accepter de tous », et augmenter les dispositifs relais pour faciliter « la réinsertion des élèves dans la scolarité ». « Un véritable ‘contrat de vie scolaire’ liera les familles et les élèves à l’établissement et se scellera par la signature du règlement intérieur. Les droits et devoirs de chacun seront inscrits dans un livret général servant de code de référence à la communauté éducative. » Par ailleurs, « le partenariat avec la justice de proximité, la police, la gendarmerie, les collectivités locales, les associations, les conseils locaux de sécurité et de prévention sera développé ». « L’affectation des enseignants devra utiliser plus largement la ressource des postes à exigences particulières et mettre en place dès la sortie des IUFM un véritable ‘contrat de début de carrière’ pour valoriser les premières affectations, le plus souvent dans des établissements difficiles », annonce Xavier Darcos.


Les syndicats sont critiques

« Derrière les formules ‘mettre à l’écart les perturbateurs’, ‘une pédagogie de l’autorité’, il y a une conception de la pédagogie qui va à l’encontre de celle des enseignants qui prennent en compte les difficultés du jeunes », estime Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT. Pour le SNES-FSU, la restauration de l’autorité des personnels « ne peut se régler sans moyens » et « pour prévenir l’échec scolaire et permettre la réussite de tous, il convient d’améliorer les conditions de travail des élèves, de les accueillir dans des établissements plus humains et de mettre en face d’eux des personnels plus nombreux, stables, mieux formés et pouvant travailler en équipe. » Le SE-UNSA dénonce « une compilation de dispositifs pour la plupart déjà existants », et le SNUIPP regrette que « le ministre ait passé sous silence la disparition programmée des aides-éducateurs dans de nombreuses écoles primaires ». Quant à la FSU,elle constate qu’ « il est difficile en effet de prétendre à plus de sécurité et moins de violence avec moins de personnels sur le terrain ». En revanche la Société des agrégés « ne peut qu’approuver les principes » d’un plan qui « restaure sa légitimité à l’autorité ».

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