Recrutement de remplaçants dans le secondaire

Le rectorat de Bordeaux lance une campagne auprès des étudiants.

''Un système de précarité accentué'', selon le SNES-FSU

Le rectorat de Bordeaux lance une nouvelle campagne


Pour pallier un « déficit de son potentiel d’enseignants titulaires », soit 702 postes vacants, le rectorat de Bordeaux a lancé une campagne de recrutement auprès des étudiants. Ceux qui souhaitent enseigner cette année entre 4 et 12 heures par semaine dans les établissements du second degré de l’académie sont invités à déposer leur candidature via un numéro vert (0 800 58 35 16) ou par mail (candidat.enseignement@ac-bordeaux.fr). Grâce aux 4 000 brochures qu’elle a distribuées depuis la fin du mois de septembre, l’académie a déjà reçu 200 CV. Les candidats sont recherchés notamment en lettres, histoire-géographie, anglais, mathématiques, comptabilité, biologie, physique-chimie ou sciences économiques et sociales. Un niveau bac+3 est demandé pour les disciplines d’enseignement général et bac+2 ou équivalent pour les disciplines technologiques et professionnelles.


« Un système de précarité accentué », selon le SNES-FSU

Marie-Claude Dunord, secrétaire académique du SNES, estime que cette campagne va vers « un système de précarité accentué ». Le syndicat estime que le rectorat ne dit pas tout aux étudiants. « Il ne leur dit pas que derrière les 4 à 12 heures d’enseignement, il y a 12 à 36 heures de travail dont la rémunération effective sera à peine plus importante que celle du SMIC (9,4 euros de l’heure). Il leur tait que tous frais de déplacement ou indemnités de chômage ne leur seront pas versés. Il leur tait que la formation n’est pas possible sans un contrat en bonne et due forme. Enfin, il met en péril la formation des futurs enseignants afin de gérer l’incurie des politiques de recrutement ». Le syndicat propose de « remettre en place une politique de pré-recrutement assortie des investissements financiers » et de « rendre plus attractif le métier par un salaire et des conditions de travail moins difficiles ». Marie-Claude Dunord cite à ce sujet le système des IPES, dans les années 70: les étudiants de première année, reçus à cette épreuve, bénéficiaient pendant trois ans d’une allocation mensuelle pour leurs études et s’engageaient à enseigner une certain nombre d’années dans la discipline étudiée.

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