Contre le « choix d’une politique régressive »

Une intersyndicale des personnels de l’Education nationale et de la Recherche appelle à la grève unitaire le 17 octobre 2002, pour « d’autres choix budgétaires permettant d’améliorer le service public d’éducation et de conduire tous les jeunes à la réussite scolaire », pour « une programmation pluriannuelle permettant les recrutements nécessaires pour faire face aux départs en retraite prévisibles », pour la résorption de la précarité et pour « un service public dynamique, démocratique et assurant une véritable égalité ». La FSU, la FERC-CGT, le SGEN-CFDT, l’UNSA-Education et la FAEN dénoncent l’absence de dialogue social et « le choix d’une politique régressive » pour le système éducatif et la recherche publique.


Pas de « grève rituelle » pour le SNALC

Le SNALC-CSEN ne fera pas « la grève rituelle pour des moyens, des moyens, des moyens », le 17 octobre. Le syndicat estime que les « professeurs » savent « fort bien que quelques postes en plus ou en moins ne changeront rien, pas plus que quelques aménagements visant à satisfaire les pouvoirs régionaux ». Bernard Kuntz, son secrétaire général, ajoute : « Les premières déclarations des ministres de l’Education avaient semblé aller dans le bon sens. Mais nous attendons des actes. S’ils tardaient trop, alors… »


Les mitigés

Le SCENRAC-CFTC (syndicat CFTC de l’Education nationale, de la Recherche et des Affaires culturelles) ne « comprend pas » les annonces de suppression « de nombreux postes d’encadrement au sein des établissements scolaires », mais comme « ses adhérents apprécient la volonté clairement affirmée des ministres de L’Education de restaurer la discipline et l’autorité des enseignants », « partagé entre doutes et espoirs », il « laisse ses adhérents juger de l’opportunité de participer ou pas à la grève prévue le 17 octobre ».


Luc Ferry n’a pas peur

« Si on n’aime pas les grèves, il ne faut pas être ministre », indique Luc Ferry lors de son passage à Toulouse. « Tous ceux qui ont été à ce poste ont connu des contestations. Cela ne me fait pas peur. Il faut seulement veiller à restaurer le dialogue et éviter la désinformation, comme l’annonce d’un budget en baisse, et communiquer mieux et davantage. »


Le budget en ligne

Les budgets, notamment celui de l’enseignement scolaire, peuvent être consultés sur le site du ministère des finances (http://alize.finances.gouv.fr/budget/plf2003/somble03.htm). Pour le SNES-FSU, les 14 millions d’euros mis en réserve pour le recrutement d’ « assistants d’éducation », qui remplaceraient les MI-SE (maîtres d’internat-surveillants d’externat) ne permettraient d’en embaucher que 3 000. « Pour en embaucher 11 000, il faudrait 50 millions d’euros. Est-ce à dire que l’Etat compte sur les collectivités locales pour la différence ? »