Sa vocation pour l’enseignement remonte à ses dix ans. Quant à son « esprit égalitaire », il le tient de ses racines. « A l’époque où j’étais à l’école, le fait d’être espagnol était stigmatisant. Mes origines m’ont donné la volonté de m’élever socialement, pour contrecarrer cette mise à l’écart initiale. » Georges Lopez commence par des remplacements d’instituteurs pendant ses études, dès l’âge de 22 ans, en 1968. Passé par l’Ecole normale, il enchaîne plusieurs expériences dans le Roussillon, dont la principale dans une classe à cours multiples. L’envie de changer d’horizon le mène en 1981 dans le petit village de Saint-Etienne-sur-Usson, dont l’école à classe unique vient de rouvrir, après une fermeture de huit ans. Dès 1983, il devient, en plus, secrétaire de mairie, « une garantie supplémentaire d’intégration, surtout dans une commune de 235 habitants ». Son investissement total lui vaut les palmes académiques, en mai 2000, six mois avant que Nicolas Philibert choisisse sa classe pour tourner « Etre et avoir ». A 56 ans, après 35 ans de carrière, il prend sa retraite et se retranche dans ses Pyrénées natales.