Lorsque le recrutement des aides éducateurs a été lancé en janvier 1998 Jean Rioult, Inspecteur d’Académie en Seine St Denis, proche de la retraite, s’est retrouvé en première ligne. Très défavorisé, le département devait embaucher vite un grand nombre de jeunes dont on ne savait pas trop ce qu’ils allaient faire dans les écoles et les collèges. Très vite convaincu de l’efficacité du dispositif, il a écrit en 1999 un livre où il donne un grand nombre de pistes pédagogiques aux enseignants afin qu’ils profitent au maximum de l’aide de ces jeunes souvent très motivés.
Aujourd’hui, alors que se pose la question de leur avenir, Jean Rioult milite pour que ces 70 000 postes deviennent partie prenante de l’Éducation nationale. À condition qu’ils restent réservés à des jeunes. Pas question, à l’entendre, de laisser en poste les pionniers embauchés il y a 5 ans, censés quitter leur poste en 2003 ou 2004. L’Éducation nationale peut-elle les « abandonner » ? « C’est une petite bombe pour le nouveau gouvernement », assure ce fin connaisseur du système éducatif.