30.05.2007

Vouvoiement à l'école

Je crois qu'il s'agit d'un faux débat. Si le res­pect ne pas­sait que par le vou­voie­ment, ce serait effec­ti­ve­ment la solu­tion miracle. Je crois que le res­pect passe par un mode de fonc­tion­ne­ment, un style de ges­tion de classe que l'enseignant établit. Si on établit des règles avec les enfants, si on les explique, si l'on mène un tra­vail autour de sanc­tions com­prises et accep­tées et si paral­lè­le­ment, l'enfant sait que l'on est à son écoute , que toute dis­cus­sion est pos­sible, le res­pect s'installe. Il me semble impor­tant d'instaurer des valeurs de classe telles que la coopé­ra­tion, l'entraide, la soli­da­rité, par le biais de tuto­rat, d'instances où les élèves peuvent prendre des déci­sions... Dans ma classe, les élèves peuvent m'appeler par mon pré­nom ou Madame, peuvent me tutoyer ou me vou­voyer: le choix leur est donné. Ceux qui me tutoient me res­pectent autant que ceux qui me vou­voient car ils se sentent res­pec­tés et écou­tés. On veut me semble-t'il régler des dif­fi­cul­tés actuelles avec des méthodes pas­séistes. Je suis donc contre cette proposition.
02.04.2007

Remarque au sujet de la Lettre Education du 16 mars 2007

Je me per­mets d'apporter une pré­ci­sion par rap­port à votre lettre du jeudi 15 mars 2007 ''les ensei­gnants mieux payés''. Concernant les direc­teurs d'écoles, il ne s'agit pas d'un dou­ble­ment de l'indemnité mais un dou­ble­ment de l'augmentation de l'indemnité qui avait été déci­dée dans le cadre d'un pro­to­cole signé avec le syn­di­cat UNSA . L'augmentation étant de 15 euros en sep­tembre 2006, le ministre se contente de la por­ter à 30 ce qui repré­sente en fait 15 euros de plus en jan­vier 2007 (la mesure sera rétro­ac­tive). Nous sommes loins des 370 euros que vous annon­cez. Excusez-moi d'être un peu sus­cep­tible à ce sujet, mais le sujet est par­ti­cu­liè­re­ment dou­lou­reux en ce moment. La com­mu­ni­ca­tion du ministre cache la réa­lité qui est tout autre : les direc­teurs ont de plus en plus de charges admi­nis­tra­tives, pour 30 euros de plus et ils se voient sanc­tion­ner finan­ciè­re­ment dans le cadre de la grève admi­nis­tra­tive (des rete­nues sur salaire ont été effec­tuées parce que cer­tains direc­teurs ont blo­qué des docu­ments). Le minis­tère reste sourd aux demandes de temps sup­plé­men­taire et de véri­table com­pen­sa­tion finan­cière du tra­vail effec­tué. Je ne vous demande pas de prendre parti dans ce conflit qui s'éternise, mais sim­ple­ment de don­ner des infor­ma­tions qui cor­res­pondent à la réa­lité. Merci.
02.04.2007

Culpabiliser pour faire renoncer

Chaque fois que les ensei­gnants décident d'une action pour lut­ter contre des mesures qui font régres­ser sur quelque plan que ce soit, alors on joue sur le côté ''affec­tif'', ration­nel, culpa­bi­li­sant ! Cet aspect per­met de divi­ser les gens, et ceci est encore plus fort et plus vrai dans les petits établis­se­ments. Au final, par des argu­ments comme l'intérêt des élèves, on culpa­bi­lise les gens, on freine leur enga­ge­ment et on les amène à renon­cer à leur (s) propre(s) intérêt(s) ! C'est ainsi que de culpa­bi­lité en culpa­bi­lité, de divi­sion en divi­sion, les mesures éduca­tives négligent de plus en plus l'enseignant et le conduisent à vivre des semaines de plus en plus rem­plies légi­ti­mées par des réponses comme celle-là : ''vous êtes ensei­gnants n'oubliez pas vos obli­ga­tions de ser­vice du lundi 8 heures au ven­dredi 16h30 '' ! Quand un pou­voir est confié à des per­sonnes qui font du zèle pour l'exercer, voilà ce qu'on entend, voilà com­ment pour 18 heures de face à face péda­go­gique on consigne toute une semaine, et tous les jours, et jusqu'à 20 heures par­fois plus, en cas de réunions de plus en plus fré­quentes, quelles que soient les situa­tions par­ti­cu­lières, les ensei­gnants sur leur lieu de tra­vail ! Faut-il encore se sen­tir cou­pable de se pré­ser­ver devant une telle évolu­tion ? Ces mots vous disent ma position !
20.03.2007

Bac blanc

De 2 choses l'une, ou le bac blanc est utile à la pré­pa­ra­tion de nos élèves, auquel cas il faut s'interdire de l'utiliser comme moyen de pres­sion (même si d'aucun consi­dère que la sup­pres­sion des décharges horaires ne per­met plus à l'enseignant de le pré­pa­rer cor­rec­te­ment), ou il est inutile et il aurait à ce moment-là fallu le sup­pri­mer depuis long­temps. Et puis, même si notre ministre ne s'y pas prend pas du mieux dans ses rap­ports avec le monde ensei­gnant, il faut accep­ter de toi­let­ter les anciens textes et les adap­ter aux réa­li­tés de l'enseignement d'aujourd'hui.
20.03.2007

Repérer les enfants dépressifs en primaire

Je me per­mets de réagir à votre article du 16 mars 2007 sur ''les enfants dépres­sifs en pri­maire''. Je suis ravie que les ensei­gnants soient sen­si­bi­li­sés à la dépres­sion de l'enfant en pri­maire. Cette patho­lo­gie hélas est loin d'être rare. Je sais bien que les RASED sont peau de cha­grin avec des psy­cho­logues au bord de la crise de nerfs, que les infirmier(e)s sco­laires sont sur­char­gés de tra­vail et que les méde­cins sco­laires sont en voie de dis­pa­ri­tion. Mais, je suis heu­reuse de faire par­tie de ces dino­saures (ou irré­duc­tibles Gaulois, au choix !), je parle de ces méde­cins qui tra­vaillent en équipe avec ensei­gnants, direc­teurs d'écoles, membres du RASED, infir­mières et familles ! Si! Si! Et nous sommes encore présent(e)s dans vos établis­se­ments. Je pré­fé­rais vous adres­ser cette petite pré­ci­sion. Les ensei­gnants ne sont pas seuls ! Les pédo­psy­chiatres non plus ! Heureusement ! Un tra­vail en amont sur le ter­rain est sou­vent néces­saire avant que les enfants soient adres­sés aux CMP, CMPI, CSMI, CMPP et autres consul­ta­tions spé­cia­li­sées... Même avec ce tra­vail de pré­pa­ra­tion, les pédo­psy­chiatres crient grâce et pro­posent en géné­ral 3 à 6 mois d'attente avant un pre­mier Rendez-vous. Mieux vaut une concer­ta­tion en équipe, ou au mini­mum l'avis du psy­cho­logue sco­laire ou du méde­cin sco­laire avant d'adresser un enfant. Avec mes plus cor­diales salutations
13.03.2007

Lycée professionnel

Si les col­lèges , ce qui est rare­ment le cas, envoyaient en lycée pro des élèves capables de décro­cher un bac pro­fes­sion­nel , en par­ti­cu­lier en indus­triel , et pas seule­ment des élèves brouillés avec le sys­tème sco­laire , les parents réa­li­se­raient qu'il existe une filière de réus­site , qui pré­pare sou­vent bien à l'entreprise....en lien avec les entre­prises du bas­sin , puisqu'il y a des stages lourds en bac pro !!!!!
29.01.2007

Absentéisme des enseignants

Le pour­cen­tage d'absentéisme des ensei­gnants n'est pas plus impor­tant que dans les autres pro­fes­sions, mais il est très res­senti par les parents. Si on arrê­tait de prendre les ensei­gnants pour des nan­tis, que font-ils lorsqu'ils ne sont pas au lycée ou col­lège, il ya la remise à niveau, les pré­pa­ra­tions et LES CORRECTIONS, les week-ends, les soi­rées et les vacances sont for­te­ment occu­pées, ne pren­nons pas les quelques excep­tions pour en faire une géné­ra­lité, ces exep­tions il y en a dans toutes les pro­fes­sions. Les 35 heures, la réduc­tion du temps de tra­vail de 10%, les ensei­gnants n'en ont pas vu la ''cou­leur''. Les condi­tions de tra­vail devant les élèves sont de plus en plus dif­fi­ciles, cer­tains pro­fes­seurs finissent par craquer.....
29.01.2007

A suivre Enseignants : des salaires démoralisants

Ce rap­port ne tient compte que du salaire de base, depuis plu­sieurs années le nombre d'heures sup­plé­men­taires s'est restraint, voir fré­quem­ment à zéro, l'heure de pre­mière chaire et les pon­dé­ra­tions STS sont englo­bées dans les 18h pour les cer­ti­fiès ou 15 h pour les agré­gés. De plus la ''réforme'' de la hors classe fait de plus en plus bar­rage au per­son­nel du 11ème éche­lon avec 4 années d'ancienneté, ces pro­fes­seurs sont condan­nés à par­tir avec leur indice du 11ème éche­lon, avec 5 à 8 années dans cette éche­lon, rédui­sant leur aug­men­ta­tion de salaire à celle du pou­voir d'achat, rédui­sant ainsi for­te­ment leur retraite. En ne rem­pla­çant pas les pro­fes­seurs qui partent à la retraite le nombre de pro­fes­seurs pou­vant pré­tendre à des pas­sages au choix ou à la hors classe se réduit, nom­breux jeunes pro­fes­seurs auront une car­rière à l'ancienneté; L'absentéisme est du à un manque de consi­dé­ra­tion des ensei­gnants par la hié­rar­chie, le fait de ne pas avoir d'heures sup­plé­men­taires, un ensei­gnant ne perd pas des son salaire en cas d'absence. Les élèves sont de moins en moins res­pec­tueux de leur pro­fes­seur ...... l'absentéisme des élèves est crois­sant, un manque de travail, .....
29.01.2007

A Suivre : Enseignants, des salaires démoralisants

Certainement le salaire des ensei­gnants à baissé comme les autres...
28.12.2006

Voeu au père Noël

Qu'il nous épargne les coups média­tiques, la suf­fi­sance des poli­tiques notam­ment de ministres de l'éducation natio­nale et que l'école soit pen­sée dans la société en rom­pant avec le lien qu'elle entre­tient de plus en plus avec les mar­chands et que l'éducation devienne éman­ci­pa­trice cos­mo­po­lite... ouverte aux autres cultures et un vrai ser­vice public laïque... Le père Noël quoi, alors que c'est plu­tôt le père Fouettard qui est à l'oeuvre : Erwan Redon et Roland Veuillet et quelques autres peuvent en témoigner...