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| du Lundi 29 juin 2009 | ![]() |
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Examens: le médiateur met en cause une administration trop tatillonneLe médiateur de l'Education nationale a mis en cause lundi une réglementation tatillonne et une administration parfois trop zélée, qui empêchent des élèves et étudiants d'obtenir leurs diplômes pour des raisons qui n'ont rien à voir avec leur niveau. "Un candidat inscrit à l'examen du BTS en mai, découvre sur sa feuille de convocation en mars qu'il a coché l'espagnol au lieu de l'anglais pour l'épreuve écrite. Or il n'a jamais appris cette langue! Bien entendu il s'agit d'une erreur d'étourderie. Il se précipite au service des examens, qui reste sur sa position", écrit-il dans son 10ème rapport annuel publié lundi. Le logiciel interdit une modification de l'inscription. "On ne peut que déplorer un excès de formalisme à un moment où l'on constate la sortie du système éducatif d'un nombre élevé de jeunes sans diplôme ni qualification: le but recherché est de vérifier si un candidat a acquis les connaissances recherchées, non de vérifier son aptitude à remplir un document administratif", souligne le rapport. Ce genre de zèle a un coût élevé pour tous: pour l'intéressé, qui perd un an d'étude ou sort de l'école sans diplôme, pour sa famille, mais aussi pour la société qui finance une année d'enseignement de plus et "ne peut profiter d'un qualification qui n'est pas reconnue bien qu'elle existe". Un lycéen qui redoublait sa terminale avait omis de cocher sur sa feuille d'inscription au baccalauréat la case lui permettant de conserver les notes obtenues lors des épreuves anticipées de français en première. La conscience tranquille, il ne se présente pas aux épreuves de français. Bien qu'il ait eu la moyenne, il n'obtient pas son bac. Le rapport égrène les exemples: stages non validés parce qu'ils ont lieu pendant les vacances scolaires, limites d'âges qui n'ont pas lieu d'être, fonctionnaires qui induisent en erreur les candidats, conditions à remplir pour passer des examens qui ne sont pas claires, cas particuliers insuffisamment pris en compte. Ceux qui s'inscrivent sur internet aux examens oublient parfois de confirmer quelques semaines plus tard leur inscription, qui devient caduque. Le médiateur de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur demande des changements de réglementation ou de législation, une modification des logiciels pour que les erreurs puissent être rectifiées, et une plus grande souplesse dans l'application des textes. Il souhaite que l'administration aide les candidats à ne pas faire d'erreur. Il propose que partout les copies et fiches d'appréciations puissent être consultables par les candidats pour éviter les erreurs dans le report des notes. En cas de problèmes de transport affectant un nombre important de candidats, il suggère un système d'alerte pour, par exemple, retarder le début de l'épreuve pour tous, dans tous les centres d'examens ou de concours. Les réclamations des usagers sont en hausse de 14% en 2008, même si "6.728 réclamations pour près de 15 millions d'élèves, apprentis et étudiants et 1,1 million d'agents, c'est peu", relève le médiateur. |
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