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| du Lundi 29 juin 2009 | ![]() |
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Education: l'inquiétude des emplois aidés face au non renouvellement de leurs contratsInquiétude, colère et incompréhension: quelques jours avant l'expiration de leurs contrats, les personnels recrutés en "emplois vie scolaire" (EVS) pour épauler les directeurs d'école et aider les enfants handicapés ne cachent plus leur déception devant leur "abandon" par l'administration. Datant pour les premiers de 2006, ces contrats EVS sont renouvelables mais ne doivent généralement pas excéder trois ans, raison pour laquelle environ 30.000 employés de vie scolaire sur 42.500 au total seront en fin de contrat en juin, d'après les syndicats d'enseignants. "Vendredi dernier, mon téléphone sonne. Je décroche, c'est une employée de l'Académie. +Vous faites partie des personnes dont le contrat se termine le 30 juin. Vous ne serez pas renouvelée+", raconte Céline Benslim, assistante de direction en EVS à l'école élémentaire Michelet de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) depuis 34 mois. "J'ai demandé à parler à un responsable à l'Inspection (d'académie), elle m'a juste dit +désolée+ et c'était fini. Mes trois années d'investissement n'ont servi à rien. Je retourne à Pôle emploi. On nous jette comme des papiers, on nous abandonne. Oui c'est un abandon", rumine-t-elle avant de rejoindre un rassemblement des personnels EVS organisé devant la préfecture de Seine-Saint-Denis. Les EVS -- des contrats de droit privé-- bénéficient à des personnes peu qualifiées, en rupture avec le monde du travail, en général des RMistes, qui signent un contrat dit d'avenir (CAV) ou un contrat d'accompagnement à l'emploi (CAE) de 20 ou 26 heures par semaine sur 10 mois, renouvelable. "J'étais inscrite à l'ANPE. J'étais sur le point de perdre mes droits. Un conseiller m'a appelée et m'a demandé si je cherchais encore du travail. J'ai répondu +oui+. Il m'a dit que l'Education nationale recrutait des personnes sans diplôme. Il m'a obtenu un rendez-vous et c'était positif", explique Marie-Béatrice Ngono, agent administratif en CAV à l'école maternelle Foch à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis). Elle a la charge d'un enfant handicapé depuis mars 2007. "Je suis dans la classe avec lui, je lui explique le travail qu'il faut faire", raconte-t-elle. "J'aimerais avoir un CDI, ce serait au moins la reconnaissance de ce que je fais". Payés entre 600 et 800 euros par mois, les EVS sont pour la plupart des femmes, qui ont eu une expérience, pour certaines, dans les milieux des enfants (halte-garderie et assistantes de service social). "Je voulais devenir sage-femme. Ca ne s'est pas fait mais aujourd'hui je soigne les enfants, j'organise les projets de sortie, les rendez-vous avec les musées", raconte Catherine Lacomat, aide administratif, qui seconde depuis deux ans et demi la directrice de l'école élémentaire Saint-Exupéry à Gagny (Seine-Saint-Denis). Les syndicats d'enseignants demandent au nouveau ministre de l'Education Luc Chatel de rechercher à court terme des "mesures d'urgence" pour ces personnels précaires dont le travail est "reconnu et apprécié", et souhaitent que les EVS soient pérennisés à terme. Jusqu'à présent le ministère a toujours répondu qu'ils n'avaient pas vocation à l'être et que d'autres personnes bénéficieront à la place de ce dispositif proche de l'insertion. "Nous ne sommes qu'un jeu de chaises musicales. Ils s'en foutent qu'on soit les repères des enfants", déplore Colette Mollet, assistante administrative à l'école maternelle Joliot-Curie à Stains (Seine-Saint-Denis). |
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