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| du Vendredi 29 mai 2009 | ![]() |
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Lutte contre les violences scolaires: des progrès mais peut mieux faireParmi les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour lutter contre les violences scolaires, "policiers référents" et "équipes mobiles d'agents" vont dans le bon sens mais ne suffiront pas à régler le problème faute de personnel, estiment des acteurs de l'éducation auprès de l'AFP. Habilitations pour la fouille des cartables, équipes mobiles d'agents pour assister les chefs d'établissement et création de nouveaux policiers référents en fonction des besoins font partie des mesures annoncées jeudi. "Ce qui marche, c'est les policiers référents. Ils ont une formation, un profil spécifiques, ils connaissent l'établissement et son équipe. Et le chef d'établissement peut les appeler dès que des tensions se présentent", estime Georges Fotinos, auteur d'enquêtes sur le climat dans les établissements. "Des policiers dans l'école, pourquoi pas? Ils font aussi partie de la société, mais à condition qu'ils viennent par exemple pour expliquer ce qu'est un délit", tranche Anne-Catherine Benchelah, professeur de lettres et histoire au lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) où un élève a été blessé par arme blanche par un autre élève le 11 mai. L'enseignante, syndiquée au Sgen-CFDT, déplore surtout "le manque de personnel" et le fait que des surveillants, souvent trop jeunes, "manquent de distance" avec les élèves. Selon le proviseur, qui ne souhaite pas être identifié, d'un lycée de Seine-Saint-Denis qui figure parmi les 184 établissements les plus sensibles, "la sécurité dans un établissement est le reflet du travail collectif qui y est mené". A cet égard, la création d'équipes mobiles d'agents "va dans le bon sens mais ne changerait pas fondamentalement les choses", estime-t-il. Quant à l'habilitation des personnels de direction à fouiller les cartables, elle est jugée "guère décisive", voire "impraticable", par le principal syndicat des chefs d'établissements, le SNPDEN. Accueil sceptique aussi sur les portiques de détection, sur lesquels le président de la République est resté évasif, mais dont l'installation au cas par cas a été confirmée par le ministre de l'Education nationale. "Je pense qu'il faut davantage éduquer les élèves à ce qu'il est bon d'amener à l'école (livres, cahiers) plutôt que d'essayer de filtrer ce qui pourra toujours finir par rentrer", estime Pascal Bouhours, principal d'un collège situé dans un quartier populaire de Chartres. Même appréciation chez l'un des dirigeants, qui requiert l'anonymat, du collège Pablo Picasso de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) dont le principal avait été roué de coups en mars en tentant de s'interposer lors d'une bagarre: "On n'arrête pas d'enlever des moyens humains et après on veut les remplacer par des portiques de sécurité. Il faut faire de la prévention et qu'on arrête un peu la répression", juge-t-il. La proposition de faire appel à des policiers retraités issus de la réserve nationale pour rendre les établissements plus sûrs s'apparente à du "bricolage" estime Georges Fotinos, qui préconise le recrutement d'"agents de sûreté recrutés par les collectivités locales, formés sur la sécurité". "La violence à l'école existe (...) Même si le regain d'intérêt pour ces problèmes est sans doute politique, profitons-en pour s'engouffrer dans la brèche et obliger le gouvernement à mettre en place un dispositif pérenne et efficace", dit-il. |
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