L'Association des départements de France (ADF) et l'Association des régions de France (ARF) ont annoncé qu'elles participeraient à une réunion sur la violence en milieu scolaire mercredi avec le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos mais qu'elles étaient plutôt opposées aux mesures préconisées.
La création d'une "force mobile d'agents" pouvant fouiller les élèves est l'une des propositions de M. Darcos.
L'ARF et l'ADF ont indiqué à l'AFP qu'elles seraient représentées à cette rencontre sur "la lutte contre l'introduction d'armes" dans les établissements par un fonctionnaire "mais pas par un élu".
"Il s'agit de manifester notre désaccord fondamental avec les propositions du ministre, a expliqué le président de la commission éducation à l'ARF et président socialiste de la région des Pays de la Loire, Jacques Auxiette.
"En voulant mettre en place des systèmes policiers à l'intérieur des établissements, il a une attitude indigne d'un ministre d'un pays qu'on considère encore comme le pays des droits de l'homme et des droits de l'enfant", a déclaré M. Auxiette.
"A l'ADF, on est très circonspect par rapport aux mesures et pour la plupart de mes pairs, il y a une vraie hostilité", a déclaré le président socialiste de l'ADF Claudy Lebreton.
"Ce ne sont pas selon nous, les bonnes mesures" pour enrayer la violence scolaire, a-t-il dit, préférant "la force de l'éducation et de la prévention à celle de la répression".
"Ce sont des mesures de +comm+ (ndlr communication). Ce sont bientôt les élections européennes et comme par hasard le thème de la sécurité est en train de s'inviter par ce biais là dans la campagne électorale", a-t-il souligné.