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| du Lundi 25 mai 2009 | ![]() |
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Examens à Paris III - Censier: sous le signe de l'indulgenceAprès des semaines de grève et quelques jours de révisions hâtives, les étudiants de Paris III - Censier passaient lundi matin des examens placés sous le signe de l'indulgence, reconnaissaient les professeurs. Cours envoyés par internet, révisions limitées à quelques chapitres de manuels, dossiers de travaux personnels constitués en 48 heures: dans la volonté affichée de "ne pas pénaliser les étudiants", les professeurs de cette université de Lettres, Arts, Langues et Sciences humaines ont plus ou moins réduit le volume des révisions et assurent qu'ils tiendront compte, pour la notation, des circonstances exceptionnelles. "Notre point de vue, c'est de faire en sorte que les étudiants ne soient pas pénalisés" assure Alain Cantillon, qui enseigne la littérature française du 17ème. "Nous ne voulons pas qu'ils paient pour ce que fait le gouvernement. Nous avons fait grève pour défendre l'université, mais il faut défendre aussi nos étudiants". Avec une grève entamée fin janvier, "il y a bien sûr des choses qu'ils n'auront pas apprises, mais ils pourront compenser le semestre prochain", poursuit-il. "Les professeurs sont tous d'accord sur le fait qu'il serait injuste que des étudiants soient recalés... Donc, tous ceux qui montreront qu'ils ont fait un effort auront au minimum la moyenne". Pour passer la consigne auprès des collègues et rassurer les étudiants, les professeurs ont installé une permanence (une table et deux chaises) devant l'entrée principale. Sur une feuille blanche, écrit en capitales: "RETOUR A L'ANORMALE". Dans les couloirs du premier étage, la blonde Manon Saget, 19 ans, et la brune Cécilia Coelho, 20 ans, en seconde année de LEA, révisent des fiches surlignées de rose et jaune. "On ne pouvait pas apprendre en quelques jours un semestre de cours" dit Manon. "Alors certains profs ont envoyé des mails pour dire de bosser deux chapitres. Un autre a dit de lire certains textes dans la brochure. On ne sait pas à quoi s'attendre". "Mais ils nous ont dit: +Ne vous inquiétez pas, nous serons indulgents+", sourit Cécilia. Dans un communiqué daté du 19 mai, la présidente de Paris III, Marie-Christine Lemardeley, écrivait "Il faut affirmer avec force le principe selon lequel ce n'est pas aux étudiants de subir les conséquences de cette crise et de l'engagement des enseignants". Sur une table, dans un autre hall, Samia Benatya, 19 ans, en première année de Lettres modernes, tient la permanence de la commission "Veille et médiation". Elle rassure, discute, enregistre les doléances des étudiants pour les transmettre à l'administration. "On demande aux profs de tenir compte du fait que ce mouvement, c'est le leur à la base", dit-elle. "Je viens de passer un premier partiel: une question générale, portant sur 17/18 pages d'un livre. La prof a dit que son objectif était clairement de nous mettre la moyenne, à condition qu'on y mette un peu de bonne volonté..." |
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