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| du Lundi 30 mars 2009 | ![]() |
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Besson et Darcos renoncent à inaugurer la médiathèque de la Cité de l'immigrationLes ministres de l'Immigration Eric Besson et de l'Education nationale Xavier Darcos ont dû renoncer lundi à inaugurer la médiathèque de la Cité nationale de l'Histoire de l'Immigration à Paris (XIIe), en raison de manifestations hostiles, a constaté une journaliste de l'AFP. Après une inauguration en catimini de la Cité, en octobre 2007, à laquelle n'avait pas assisté le ministre de tutelle de l'époque Brice Hortefeux, Eric Besson et Xavier Darcos ont renoncé à prononcer leurs discours sous les quolibets des protestataires. "Arrêts des rafles, arrêt des expulsions!", "solidarité avec les sans-papiers", ont scandé intermittents du spectacle, étudiants et jeunes chercheurs dans l'enceinte même du bâtiment. A l'extérieur du musée, des forces de police contenaient les manifestants qui avaient répondu à l'appel d'associations comme Droits Devant! et le 9ème Collectif des sans-papiers. "Est-il indispensable de salir l'Education nationale en l'associant au ministère des expulsions?", criait à l'intérieur du musée une étudiante en histoire de l'Ecole normale supérieure tandis qu'une autre manifestante interpellait Eric Besson: "Est-ce que vous allez rembourser les cotisations sociales des travailleurs sans-papiers que vous avez expulsés?" Pendant que les vociférations couvraient le discours introductif de Jacques Toubon, le président de la Cité de l'histoire de l'Immigration, une personne se faisait expulser manu militari par le service d'ordre. C'est à ce moment que Xavier Darcos et Eric Besson ont renoncé à prononcer leurs discours et se sont esquivés dans un espace plus privatif. Les ministres de la Culture Christine Albanel et de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, qui avaient annoncé en fin de semaine dernière leur participation à la cérémonie, ne sont finalement pas venues, faisant valoir des raisons de calendrier. Eric Besson a pour sa part regretté, devant quelques journalistes, que les manifestants "aient préféré les slogans à la discussion". "L'immigration a enrichi le patrimoine national et il n'y a aucune incompatibilité entre cette reconnaissance et vouloir une maîtrise régulée des flux migratoires", a-t-il ajouté. La Cité nationale de l'Histoire de l'Immigration, installée sur le site du Palais de la Porte Dorée, construit à l'occasion de l'exposition coloniale de 1931, avait ouvert discrètement ses portes en octobre 2007. Cette inauguration était intervenue en pleine polémique sur le projet de loi de Brice Hortefeux sur la maîtrise de l'immigration. Au moment de la création, au printemps précédent, du ministère de l'Immigration, huit universitaires avaient démissionné des instances officielles de la Cité pour protester contre l'instauration d'un ministère de "l'immigration et de l'identité nationale". L'idée de faire un musée de l'immigration avait été lancée il y a une quinzaine d'années par quelques historiens avant d'être sérieusement envisagée par Lionel Jospin, alors Premier ministre puis inscrite dans le programme du candidat Chirac en 2002. Celui-ci en avait confié la réalisation à l'un des ses proches, ancien ministre de la Culture, Jacques Toubon. |
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