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| du Mardi 13 mai 2008 | ![]() |
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Manifestation des étudiants en travail social pour défendre leur formationEntre 1.000 (selon la police) et 5.000 (selon les organisateurs) étudiants en travail social, venus de toute la France, ont défilé mardi à Paris pour demander des garanties sur le financement de leurs stages et défendre leur formation par alternance qu'ils estiment menacée. Pour la plupart habillés de noir et suivant un cercueil symbolisant "l'enterrement du social par le gouvernement", des étudiants de Lille, Lyon, Rennes, Toulouse ou Paris, portaient des banderoles "formations sociales en péril", "pas de stages, pas de formation, pas de diplôme, plus de travailleurs sociaux" ou "public/privé, égalité". Depuis un décret du 31 janvier 2008, une gratification de 398 euros mensuels doit être versée par les employeurs aux stagiaires qu'ils accueillent à temps plein pour une durée de plus de trois mois (hors fonction publique), mais nombre d'associations à petits budgets ont "gelé" des stages promis à ces étudiants faute de moyens pour les rémunérer. La Direction Générale de l'Action sociale (DGAS, sous tutelle du ministère du Travail) a confirmé, par une circulaire du 21 avril, que l'Etat et l'assurance maladie prendraient en charge les dépenses correspondantes pour les établissements et services qu'ils financent. Fin avril, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a également demandé au président de l'Assemblée des départements de France (ADF) de "sensibiliser les présidents de conseils généraux" à la gratification des stages des étudiants en travail social, mais ces derniers n'ont pas été convaincus par les incitations du ministre. Soutenus par la CGT Santé, Sud Santé-sociaux et Génération Précaire, les travailleurs sociaux en formation (TSF), dont un grand nombre ne parvient toujours pas à obtenir de stages, demandent des fonds à l'Etat et aux collectivités locales pour les financer et réclament que la gratification s'applique aussi au secteur public. "Mon stage de fin d'études devait commencer le 5 mai pour huit mois, mais la petite structure privée s'est désengagée car elle ne pouvait pas me payer", a raconté Sonia Sandoz, en 2e année d'éducatrice spécialisée à Valence (Drôme), venue manifester à Paris. Elle refuse un "stage par défaut" non rémunéré dans la fonction publique. Entre 1985 et 2004, le nombre d'étudiants en formation en professions sociales a crû de 170% pour représenter 53.600 personnes, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé. |
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