| Accueil > Dépêches de l'Education | AAAA |
|
||||
| du Mercredi 26 mars 2008 | ![]() |
|||
Suppressions de postes : 250 lycéens manifestent à Saint-DenisEnviron 250 lycéens ont manifesté mercredi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) contre les suppressions de postes prévues dans leurs établissements, a constaté une journaliste de l'AFP, tandis qu'à Bobigny et Drancy, l'entrée des élèves de trois lycées a été surveillée par la police. Selon le rectorat de Créteil, la mobilisation des enseignants, et depuis une semaine des lycées, contre les suppressions de postes programmées au vu des prévisions démographiques en baisse dans le second degré est "en nette diminution" malgré "une radicalisation dans certains endroits". L'autorité académique dénombrait mercredi "neuf établissements perturbés ou bloqués" dans l'académie (Val-de-Marne, Seine-et-Marne et Seine-Saint-Denis), dont 4 en Seine-Saint-Denis, "contre 45 établissements perturbés au pic des actions au retour des vacances". La présence de policiers aux abords des lycées Costes (Bobigny), Le Rolland et Delacroix (Drancy), cible d'intrusions violentes jeudi et mardi, semblait avoir calmé mercredi les velléités de débrayages des lycéens, selon la police, ce qu'ont confirmé des professeurs et un proviseur interrogés. A Epinay-sur-Seine, l'entrée du lycée Feyder a en revanche été bloquée par une poignée de jeunes, pour la quatrième fois depuis jeudi. "Le lycée a encore été pris en otage par 15 voyous", selon le proviseur Jean-François Bourdon, qui réclame une "intervention préventive" de la police. Fermé le matin, le lycée a rouvert ensuite. A Saint-Denis, des élèves des lycées Paul-Eluard, Bartholdi, Enna et Suger ont manifesté pendant trois heures dans le calme, rejoints par quelques lycéens d'Utrillo (Stains) se vantant d'avoir "occupé" leur lycée pendant la nuit. Le cortège a traversé la ville du Nord au Sud avant de s'arrêter devant la mairie où le "grand meeting" annoncé par les lycéens s'est réduit à quelques acclamations, et pour finir, une démonstration de danse tecktonik. Des professeurs, peu nombreux, étaient présents. Interrogés par l'AFP, ils se sont défendu "d'instrumentaliser" leurs élèves, comme les en accuse le rectorat. Au lycée Costes à Bobigny, des professeurs redoutent une "récupération négative" de la mobilisation lycéenne et des quelques débordements des jours passés. "C'est encore une fois les bahuts de banlieue qui en prennent pour leur grade. On ne parle de nous que depuis que les lycéens sont dans la rue", constatait amer Jean-Christophe Daveiga, professeur d'art graphique, selon qui les jeunes agissent de façon "totalement autonome", "avec leurs moyens et leur logique". Jeudi, une "nuit citoyenne festive" est prévue dans ce lycée à l'initiative de parents d'élèves. |
| << retour |
| Les dernières dépêches de l'Education | |||
|
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
©2003 Agence France-Presse Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. |

Service Réservé à la Communauté Educative
Entrez
| Annuaire sites |
Réforme des concours enseignants : les épreuves écrites entre octobre et décembre, c’est :