13.05.2013
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Bac, brevet : comment aider ses élèves à gérer leur stress

Alors que de nom­breux col­lé­giens et lycéens abordent la der­nière ligne droite avant les exa­mens de juin, la pres­sion monte d'un cran. Deux spé­cia­listes ana­lysent ce phénomène.
Lise Bartoli psychologue clinicienne

Lise Bartoli, psy­cho­logue clinicienne.

Sommeil agité, mains moites, esto­mac noué, gorge sèche... Autant de mani­fes­ta­tions du stress dont sont vic­times de nom­breux élèves à l'approche des exa­mens de fin d'année. Marie Choquet, épidé­mio­lo­giste, psy­cho­logue et direc­teur de recherche hono­raire à l'Inserm, constate une aug­men­ta­tion du stress sco­laire. Selon cette spé­cia­liste de l'adolescence, il existe « un culte du stress sco­laire admis comme un remède à la fai­néan­tise, en France plus qu'ailleurs ». Un pos­tula erroné, dénonce-t-elle, « car trop de parents et d'enseignants oublient que l'apprentissage par le plai­sir est le plus effi­cace et que le sur-stress ne sert à rien ! »

Lise Bartoli, psy­cho­logue cli­ni­cienne, admet qu'un peu de stress peut per­mettre d'aider les élèves à mobi­li­ser leurs connais­sances. « Mais, précise-t-elle, les ensei­gnants devraient tou­jours moti­ver ver­ba­le­ment leurs élèves. Il n'est pas inutile de leur dire par exemple, selon l'effet Pygmalion, qu'ils vont tous y arri­ver à condi­tion de travailler. Le pire ce sont les profs qui disent à leur classe qu'elle est la plus nulle, c'est contre-productif. Mieux vaut dire aux élèves : vous êtes un peu en deçà, mais on va y arri­ver et peut-être même dépas­ser les autres. » Lise Bartoli va plus loin, en conseillant aux ensei­gnants d'avoir recours à la « futu­ri­sa­tion », selon l'expression employée en hyp­nose : « il s'agit de pro­gram­mer le posi­tif en met­tant les élèves dans une pos­ture de réus­site. Pour cela, on peut leur deman­der ce qu'ils feront quand ils auront le bac ou le bre­vet, c'est une manière de se pro­je­ter positivement. »

Un manque d'oraux blancs

La psy­cho­logue note aussi que les parents sont sou­vent plus ten­dus que leurs enfants. Elle pré­vient : « il est posi­tif que toute la famille fasse du bac ou du bre­vet un événe­ment impor­tant, à condi­tion que la pres­sion ne soit pas trop impor­tante au point de deve­nir han­di­ca­pante. Aujourd'hui, avec la conjonc­ture écono­mique et le niveau élevé du chô­mage, les parents sou­haitent tel­le­ment la réus­site de leurs enfants qu'ils reportent leurs angoisses sur eux. Il est bien plus effi­cace de deman­der par exemple : “Qu'est-ce que tu pré­fères pour réus­sir ton bac ? Qu'on te laisse tranquille ?” »

Marie Choquet cri­tique le manque de confron­ta­tion aux épreuves orales : « le meilleur moyen de ne pas être stressé c'est d'avoir été entrainé, de faire des bacs blancs... Or les mises en situa­tion face aux oraux res­tent trop rares. Comme au théâtre, c'est en s'exerçant que l'on prend de l'assurance ! »

Respirer avec le ventre

Quelques astuces existent pour aider les élèves par­ti­cu­liè­re­ment angois­sés. Lise Bartoli pré­co­nise la relaxa­tion : « je conseille de s'entraîner un mois avant l'examen à pra­ti­quer la res­pi­ra­tion ven­trale. Juste une minute mais plu­sieurs fois par jour, cela aide à retrou­ver son calme. Les plus grands spor­tifs le font pour se concen­trer avant un match ou une ren­contre. » Elle indique aussi le recours aux élixirs à base de plantes : « les fleurs de Bach et sur­tout le Rescue, en pul­vé­ri­sa­teur ou en gouttes, ont des ver­tus apai­santes. Je crois beau­coup en l'effet pla­cebo, quitte à se trou­ver un objet “magique” : le simple fait de croire en son pou­voir per­met de sur­mon­ter l'essentiel du stress. » Marie Choquet recom­mande pour sa part de conti­nuer à avoir des loi­sirs, y com­pris dans la der­nière ligne droite des exa­mens : « le plus impor­tant, c'est de main­te­nir un équi­libre entre le tra­vail et les loi­sirs. » Quitte à ne rien faire la veille de l'examen.

Charles Centofanti

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arrou11
le 17 mai 2013

Salut , c'est un bon article qui coïn­cide avec les exa­mens de la fin d'année.
Merci beau­coup Mme Lise Bartoli pour ces pré­cieux conseils.

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