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	<title>VousNousIls &#187; Pédagogie et culture</title>
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		<title>L&#039;Orchestre, c&#039;est fantastique ! : &quot;activer chez les élèves l&#039;imaginaire porté par la musique&quot;</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 07:19:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandra Ktourza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pédagogie et culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Le cycle de concerts pédagogiques L'Orchestre, c'est fantastique !  de la Cité de la Musique démarre le 4 mai prochain. Ces concerts, dirigés par Bruno Mantovani, offrent une façon très originale de faire entrer les enfants en contact avec la musique classique. Jeanne Roth et Edouard Signolet, metteurs en scène de ces spectacles, nous expliquent comment.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_525869" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.vousnousils.fr/2012/04/27/lorchestre-cest-fantastique-activer-chez-les-eleves-limaginaire-porte-par-la-musique-525864/17092011-img_1218-7d" rel="attachment wp-att-525869"><img class="size-medium wp-image-525869" title="L'Orchestre, c'est fantastique ! , avec l'Orchestre de Paris" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/04/17092011-IMG_1218-7d-300x200.jpg" alt="L'Orchestre, c'est fantastique ! , avec l'Orchestre de Paris" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">L'Orchestre, c'est fantastique ! , avec l'Orchestre de Paris</p></div>
<h3>Vous avez mis en scène le cycle de <a title="Pour voir toutes les dates des concerrts" href="http://www.citedelamusique.fr/francais/espace_pro/enseignants_2009/activites/concerts_educatifs_scolaires.aspx" target="_blank">"<strong>L'Orchestre, c'est fantastique !", </strong></a>qui démarre le<strong> <a title="Pour en savoir plus sur ce concert" href="http://www.citedelamusique.fr/francais/evenement.aspx?id=12081" target="_blank">4 mai </a></strong>à la Cité de la Musique (jusqu'au 11 mai), et s'adresse aux élèves du CP au CM2. Que proposez-vous aux enfants pour leur faire découvrir la musique ?</h3>
<p>Nous partons du désir d'aider à activer chez l'enfant l'imaginaire que la musique peut porter, et mettre des mots et des images dessus, tout en laissant un champ ouvert. Le programme de "l'Orchestre, c'est fantastique !", fait entendre des musiques narratives, aux évocations multiples : ici, un insecte, là une forêt, ici une princesse, là un monstre etc.</p>
<p>Nous avons pris le parti de ne pas reprendre les trames narratives propres à chacune des oeuvres, mais en quelque sorte d'en créer une autre, inspirée de contes des frères Grimm, et de la vie romancée d'un personnage mystérieux, qui va s'appuyer sur les univers sonores des compositions de ce programme.</p>
<h3>Comment ont été choisis les extraits musicaux, et à partir de quelles références avez-vous construit vos décors et vos personnages pour les accompagner ?</h3>
<p>Le choix des extraits musicaux est celui de <strong><a title="Pour voir son site officiel" href="http://www.brunomantovani.com/" target="_blank">Bruno Mantovani</a></strong>, avec qui nous avons la chance de travailler sur ce projet. Il s'agissait de voir comment le merveilleux, le fantastique, avaient pu être mis en avant dans le répertoire dit classique. Il en est ressorti beaucoup de musiques du 19ème siècle. Des fils sont tirés de cette période : l'un qui remonte à Mozart, avec lequel nous débutons le programme, et l'autre qui nous amène à aujourd'hui avec John Williams qui conclut le concert.</p>
<p>Les références que nous avons sont multiples :</p>
<p>- pour le littéraire, comme précédemment mentionné, il s'agit des contes des frères Grimm, portés par deux comédiens, Céline Groussard et Nicolas Gaudart, qui incarnent un duo spectaculaire dans un jeu théâtral inspiré du 19ème siècle.</p>
<p>- pour l'aspect visuel, nous nous sommes intéressés à la <strong><a title="Voir le dossier de l'exposition &quot;Lanterne magique et film peint&quot; de la Cinémathèque" href="http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/precedentes-expositions/lanterne-magique/" target="_blank">Lanterne Magique</a></strong>, une forme première du cinéma, aux formes découpées et animées de <strong><a title="Pour en savoir plus sur Lotte Reiniger" href="http://www.fousdanim.org/dossiers/encyclopedie/bios/Lotte_Reiniger.php" target="_blank">Lotte Reiniger</a></strong>, et à <strong><a title="Lire l'interview de Serge Bromberg à ce propos" href="http://www.vousnousils.fr/2011/12/09/serge-bromberg-le-voyage-dans-la-lune-de-georges-melies-etait-l-avatar-de-l-epoque-517962">Georges Méliès</a></strong>, pionnier du Fantastique dans le cinéma, prestidigitateur, et personnage fantasque.</p>
<p>A partir de ces univers, les clairs-obscurs et la pâte graphique et poétique exceptionnelle de Patrick Pleutin (réalisateur vidéo) se meuvent en projection live, pendant l'exécution du concert, sur une scénographie originale qui recrée un cadre visuel autour de l'orchestre.</p>
<h3>Avez-vous déjà travaillé sur de tels spectacles à vocation pédagogique ? Comment réagissent les classes lors de ces concerts et des ateliers préparatoires ?</h3>
<p>Nous avons déjà travaillé sur des projets à caractère pédagogique, avec orchestre ou ensemble, en particulier avec l'orchestre Les Siècles, ou les Jeunesses Musicales de France.</p>
<p>Mais l'enjeu de celui-ci est nouveau et très inspirant : la scénarisation du concert ne vise pas à être didactique sur tel ou tel point musical ou d'histoire de la musique. Le texte, que nous avons écrit sur-mesure, vise à faire entrer les enfants en vibration avec le langage musical, de façon sensible, à travers un agrandissement et une projection d'images évocatrices que la musique nous inspire.</p>
<h3>Avez-vous de nouveaux projets liés à la musique, en particulier vis-à-vis des plus jeunes ?</h3>
<p>Les projets sont nombreux ! La <strong><a title="Voir le site de la compagnie" href="http://www.compagnie-opera3.fr/" target="_blank">Compagnie Opéra.3</a></strong>, qui s'associe avec l'Orchestre de Paris sur cette série à travers notre travail, est très active sur le terrain de la jeunesse. Rien que pour 2012, voici le détail de quelques actions que nous avons engagées :</p>
<p>- Des ateliers pédagogiques sur Shakespeare et la Musique Lyrique viennent de se terminer dans les Yvelines, nous avons écrit une nouvelle version du Carnaval des Animaux, créé au Forum du Blanc-Mesnil, et joué à la Cité de la Musique le mois dernier, que nous allons diffuser en France.</p>
<p>- Nous sommes en préparation d'une tournée de "la Servante Maîtresse" de Pergolese en Alsace en mai prochain, pour des représentations scolaires de ce petit bijou lyrique baroque.</p>
<p>- Dans le cadre de co-productions avec <strong><a title="Voir le site du NEO" href="http://www.neo-opera.eu/" target="_blank">New European Opera </a></strong>à l'automne 2012, et de sa Compagnie <strong><a title="Voir le site du Cabinet Vétérinaire" href="http://lecabinetveterinaire.wordpress.com/" target="_blank">Le Cabinet Vétérinaire</a></strong>, Edouard Signolet fera une résidence en collège avec le Téléphone de Menotti, et Jeanne Roth une résidence et tournée en Pays de Loire sur "Vespetta e Pimpinone" d'Albinoni, avec actions pédagogiques ciblées en direction de publics scolaires.</p>
<p>Enfin, nous projetons de passer une commande d'état à un jeune compositeur pour une création Jeune Public lyrique à produire en 2013.</p>
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		<title>Daniel Mesguich : &quot;une oeuvre contient en elle-même son efficacité pédagogique&quot;</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:25:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandra Ktourza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pédagogie et culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Daniel Mesguich sera récitant dans l'oratorio Le Roi David d'Arthur Honegger, jeudi 16 février salle Pleyel, pour le prochain concert éducatif de la Cité de la Musique. Il nous explique ce que ce concert représente pour lui.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.vousnousils.fr/2012/02/10/daniel-mesguich-une-oeuvre-contient-en-elle-meme-son-efficacite-pedagogique-521570/daniel-mesguich" rel="attachment wp-att-521572"><img class="alignleft size-medium wp-image-521572" title="Daniel Mesguich" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/02/Daniel-Mesguich-300x200.jpg" alt="Daniel Mesguich" width="300" height="200" /></a>Comment avez-vous été associé à ce projet et que représente cette œuvre pour vous ?</h3>
<p>C'est le Conservatoire national de musique qui m'a contacté pour ce concert. J'ai accepté parce que c'était le Conservatoire qui me le demandait et parce que j'adore cette œuvre d'Honegger. J'ai enregistré un disque "Le Roi David", j'ai travaillé avec différents chefs d'orchestre sur cette œuvre. Le hasard a fait qu'on m'a souvent appelé pour le Roi David.</p>
<h3>Le concert auquel vous participez est <a href="http://www.sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=12080" target="_blank">un concert éducatif</a>. Comment les élèves d'aujourd'hui peuvent-ils d'après vous, recevoir cette œuvre exigeante ?</h3>
<p>Je ne peux vous répondre. Nous faisons un concert, au plus haut niveau, et le simple fait de présenter cette œuvre devrait contenir les clés conduisant à l'aimer. Le fait de montrer cette œuvre est assez improbable – les jeunes gens n'ont en général pas l'habitude d'écouter ce genre de musique. Mais l'œuvre contient en elle-même son efficacité pédagogique. Le fait qu'il y ait un récitant peut aider. Culturellement, on est plus habitué à entendre des mots qui expliquent quelque chose que de la musique pure. Cela permet d'entrer dans un monde, de raconter une histoire. L'histoire vous permet de suivre la musique. C'est un pont lancé entre l'ambiance générale et cette œuvre.</p>
<h3>Vous êtes avant tout homme de théâtre et aussi professeur : pour vous, aujourd'hui, donne-t-on suffisamment accès aux œuvres, de musique, de théâtre... aux élèves, sachant que ces œuvres, sont pour vous, de par leur beauté, éducatives en elles-mêmes ?</h3>
<p>Non seulement on ne le fait pas assez, mais on ne le fait presque pas. Aujourd'hui il y a des pans entiers de la population à qui on a enlevé de fait, Picasso, Mozart, Racine, Shakespeare, Tchekhov, Matisse. Il ne leur reste plus que quelques musiques –pas forcément toujours nulles– qui ne sont pas une autre culture, mais une sous-culture. Si l'on connaît Rimbaud, alors on se rend compte que les textes des musiques qu'écoutent les jeunes ne sont pas de la poésie. Et que Rimbaud est mille fois plus jouissif dans la révolte et la rébellion.</p>
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		<title>Serge Bromberg : &quot;Le voyage dans la Lune de Georges Méliès était l&#039;Avatar de l&#039;époque&quot;</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 12:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Duverger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pédagogie et culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Le réalisateur Serge Bromberg propose de découvrir à travers un documentaire la vie et l'oeuvre de Georges Méliès, précurseur du cinéma, ainsi qu'une version restaurée de son chef-d'oeuvre "Le voyage dans la lune". Entretien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/12/Serge-Bromberg.jpg"><img src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/12/Serge-Bromberg-300x235.jpg" alt="Serge Bromberg" title="Serge Bromberg" width="300" height="235" class="alignleft size-medium wp-image-518041" /></a>Le 14 décembre prochain, le documentaire <em>Le voyage extraordinaire</em> sur la vie de Georges Méliès, suivi d'une version restaurée de son chef-d'oeuvre <em>Le voyage dans la lune</em>, sort dans les salles du réseau MK2. Le réalisateur Serge Bromberg, qui a participé à la restauration du film, nous a accordé un entretien. </p>
<h3>Méliès était un précurseur à tout point de vue : il a inventé les trucages, fabriqué le premier studio de cinéma, réalisé le premier film de science-fiction... Mais peu de gens ont vu ses films, il est aujourd'hui tombé dans l'oubli. Pourquoi l'avoir choisi comme sujet ?</h3>
<p>C'est plutôt lui qui nous a choisis. Ca a été une surprise de redécouvrir en 1999 une copie en couleur de son film <em>Le voyage dans la Lune</em> et quelque part, c'est ce miracle-là qui a été le début de l'histoire. Méliès a fait ce film en 1902, à ce moment-là c'était un film événementiel extraordinaire, en quelque sorte le <em>Avatar</em> de l'époque. C'est le premier film à avoir eu un succès mondial. Il fallait en sauver ce qu'on pouvait. </p>
<h3>La restauration du <em>Voyage dans la lune</em> a nécessité douze ans de travail. Vous racontez aussi cette histoire extraordinaire dans votre documentaire : la découverte surprise d'une bobine couleur du film, l'utilisation d'un composé chimique hasardeux, la numérisation de la bobine décomposée... plus de 13.000 images photographiées une à une ! Qu'est-ce qui vous a motivé pour entreprendre ce travail titanesque ?</h3>
<p>C'est exactement comme une chasse aux trésors, ou le mystère des pyramides. Sur les pyramides, des hiéroglyphes sont en train de disparaître, et on se dit qu'il faut comprendre ce que ces gens ont voulu nous dire il y 5.000 ans avant qu'il n'en reste plus trace. Pour le film de Méliès, les images étaient en train de se décomposer, de devenir l'étoffe dont on fait les rêves. Il allait disparaître si nous ne faisions rien : on s'est donc dit qu'il fallait faire quelque chose !</p>
<p>C'est un film fondateur. L'oeuvre de Méliès a inspiré de nombreux réalisateurs : Jean-Pierre Jeunet, Michel Hazanavicius (<em>The Artist</em>), Michel Gondry, Costa-Gavras qui est aussi président de la Cinémathèque française... Pour témoigner dans notre documentaire, on aurait pu avoir Tim Burton, Terry Gilliam ou même Martin Scorsese, qui voue une admiration sans borne à l'inventeur du spectacle cinématographique.</p>
<p><a href="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/12/Le-voyage-extraordinaire-de-Georges-Méliès-1-lobus-dans-la-lune.png"><img src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/12/Le-voyage-extraordinaire-de-Georges-Méliès-1-lobus-dans-la-lune-150x150.png" alt="Le voyage dans la lune de Méliès - l&#039;obus dans la lune" title="Le voyage extraordinaire de Georges Méliès 1 l&#039;obus dans la lune" width="150" height="150" class="alignright size-thumbnail wp-image-517997" /></a><br />
<h3>A votre avis, pourquoi la scène, historique, de l'obus planté dans l'oeil de la Lune a tant marqué les spectateurs ?</h3>
<p>Dans cette scène, il y a un double effet de montage : l'obus atterrit dans la Lune, puis on se retrouve sur le sol de la Lune où il atterrit à nouveau. De nos jours on dirait que c'est une faute de montage, et cette scène aurait pu ne pas exister. Mais à l'époque, il n'y avait pas de montage, donc on ne peut pas dire que c'est une faute...</p>
<p>C'est une vision très forte, très symbolique. C'est le mariage de la carpe et du lapin : un obus et la lune n'ont pas vocation à se rencontrer, ça frappe l'esprit. On peut y lire l'avancée du progrès scientifique de l'époque, un contact brutal entre la science et l'état de nature.</p>
<h3>On découvre dans votre documentaire que le thème du voyage vers la Lune était dans l'air du temps : en quoi Méliès se démarque-t-il de ses prédécesseurs ?</h3>
<p>Dans les années 1860 Jules Verne a eu succès fou avec <em>De la Terre à la Lune</em>, ensuite Offenbach a eu un succès fou avec son opéra-féérie <em>Le Voyage dans la Lune</em>, en 1901 H. G. Wells a eu un succès fou avec son dernier roman <em>Les Premiers Hommes dans la Lune</em>. C'est peut-être pour ça que le film de Méliès a eu beaucoup de succès lui aussi. En 1902, il faut se dire qu'il n'y avait pas de téléphone, pas de radio, pas de voiture... Il n'y avait rien ! Et certainement pas d'actualité sur la conquête spatiale. Alors les gens qui ont vu <em>Le voyage dans la Lune</em>, ils y ont cru, c'est comme s'ils y étaient allés. La Lune, ça fait toujours rêver.</p>
<p>Mais à part le côté imaginaire merveilleux, il y a peu d'inventions dans le film. L'histoire du parapluie planté sur la Lune vient d'Offenbach, l'histoire du champignon géant vient de Wells, l'histoire du boulet tiré vers la Lune vient de Jules Verne... C'est un mélange de beaucoup de choses, d'influences, comme toute oeuvre majeure.</p>
<p><div id="attachment_518039" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/12/Georges-Méliès.png"><img src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/12/Georges-Méliès-150x150.png" alt="Georges Méliès" title="Georges Méliès" width="150" height="150" class="size-thumbnail wp-image-518039" /></a><p class="wp-caption-text">Georges Méliès.</p></div><br />
<h3>Georges Méliès a connu l'arrivée de la couleur au cinéma, des grosses productions hollywoodiennes, des dessins animés, du son... Peut-on dire que l'histoire de Georges Méliès, c'est l'histoire du cinéma ?</h3>
<p>Méliès a connu toutes ces révolutions, mais sa carrière était terminée depuis longtemps ! Il a réalisé des films de 1896 à 1912, et en 1900 il était déjà en sévère perte de vitesse. Sa carrière cinématographique s'incrit dans du muet, et du noir et blanc ou du noir et blanc colorié. Les premiers films commerciaux en couleur datent du milieu des années 20. Il a vu passer des trains mais cela faisait longtemps que son wagon était au garage.</p>
<h3><em>Hugo Cabret</em> qui sort le 14 décembre est un hommage de Martin Scorsese à Méliès, de nombreuses rétrospectives lui sont actuellement consacrées, la chaîne américaine HBO lui a dédié une mini-série documentaire, la copie restaurée du <em>Voyage dans la lune</em> a été projetée à Cannes cette année. Est-ce juste une histoire de date, 2011 étant le 150ème anniversaire de sa naissance ?</h3>
<p>C'est une conjonction étrange. Le documentaire diffusé hier sur France 3 était lié au 150ème anniversaire de sa naissance, idem pour la soirée qui a eu lieu à la Cinémathèque français le même jour. Mais quand nous avons commencé à travailler sur la bobine du film, c'était en 1999, on ne pensait même pas forcément finir un jour. Et quand Scorsese a lu le livre de de Brian Selznick <em>L'invention d'Hugo Cabret</em>, il n'a sans doute pas pensé à cet anniversaire ! C'est une coïncidence, une coïncidence extraordinaire, mais de la part de Méliès plus rien ne m'étonne. Après tout, il a commencé sa carrière en tant que prestidigitateur, et on parle de lui comme d'un magicien du cinéma. Son film a disparu en 1902 — pour réapparaître en 2011 en ouverture du festival de Cannes ? C'est un sacré numéro !</p>
<p><!--encart--><br />
<h3>Quel lien y a-t-il entre le film <em>Hugo Cabret</em> de Martin Scorsese et Georges Méliès ?</h3>
<p><em>Hugo Cabret</em> raconte le rêve brisé de Georges Méliès. Dans la vraie vie, il a arrêté le cinéma en 1912–13 et à la fin des années 20, ruiné, on le retrouve tenant un kiosque de jouets à la gare Montparnasse. Gâchant sa carrière, ne disant à personne qui il était. Il avait une grande amertume sur le monde. En 1923, en quittant sa propriété de Montreuil, il a brûlé tous ses films, car il était expulsé et il n'y avait nulle part où mettre ses films, il n'y avait pas de cinémathèque à l'époque. Hugo Cabret raconte l'histoire d'un petit garçon qui vit dans la gare Montparnasse, répare un automate et répare ainsi la vie d'un homme, réconcilie Méliès avec son passé. C'est un film merveilleux.</p>
<p><!--encart--><br />
<h3>Aujourd'hui, quel réalisateur est le digne héritier de Méliès : James Cameron, qui partage son goût pour le grand spectacle et la technique de pointe ? Scorsese, réalisateur d'Hugo Cabret, qui dit "tout lui devoir" ?... Ou l'un des nombreux intervenants de votre documentaire ?</h3>
<p>Il y en a deux : Tim Burton et Michel Gondry, au sens où ils vont chercher dans leur univers personnel une sorte de spectacle spontané, libre, un peu indépendant des influences du marché. Le cinéma de Méliès, c'était lui, c'était son univers. Il n'était pas un réalisateur, il était un personnage. Et quand on regardait les films et les fééries de Georges Méliès, on venait voir ses rêves.</p>
<p><BR /><strong><em>Le voyage extraordinaire</em></strong> de Serge Bromberg suivi de <strong><em>Le voyage dans la lune</em></strong> de Georges Méliès, dans les salles du réseau MK2 à partir du 14 décembre. DVD disponible à partir du 23 janvier.</p>
<p><BR /></p>
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		<title>François-Xavier Roth : &quot;l&#039;école n&#039;offre pas cet espace qui permet d&#039;avoir accès à l&#039;art&quot;</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 11:33:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[François-Xavier Roth, chef d’orchestre à la renommée internationale, créateur du fameux ensemble "Les Siècles", consacre depuis plusieurs années une partie de son temps aux publics scolaires. Il dirige ainsi certains des concerts éducatifs de la Cité de la Musique, dont le prochain, le 1er décembre. Il nous explique ce que cet engagement représente pour lui.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_517019" class="wp-caption alignleft" style="width: 242px"><a href="http://www.vousnousils.fr/2011/11/23/francois-xavier-roth-l%e2%80%99ecole-n%e2%80%99offre-pas-cet-espace-qui-permet-d%e2%80%99avoir-acces-a-l%e2%80%99art-516926/fx-roth3-jean-radel-2" rel="attachment wp-att-517019"><img class="size-full wp-image-517019" title="FX Roth3  Jean Radel 2" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/11/FX-Roth3-Jean-Radel-2.jpg" alt="" width="232" height="154" /></a><p class="wp-caption-text">François-Xavier Roth ©Jean Radel</p></div>
<h3>Vous dirigerez le 1er décembre le premier concert d'un <a href="http://www.cite-musique.fr/francais/espace_pro/enseignants_2009/activites/concerts_educatifs_scolaires.aspx" target="_blank">cycle</a> intitulé "Les grandes figures", visant à faire découvrir aux élèves les plus grands musiciens classiques. Ce premier numéro est consacré à <a href="http://www.cite-musique.fr/francais/evenement.aspx?id=12071" target="_blank">Liszt et Berlioz</a>, le second le sera à Mozart, et le troisième à Debussy. Comment avez-vous construit le programme de ces rencontres ?</h3>
<p>Pour ces concerts éducatifs, que nous présentons depuis plusieurs saisons déjà à la Cité de la Musique, avec l'orchestre "Les Siècles", nous choisissons soit des thèmes génériques comme la mélodie, le rythme... soit des compositeurs. Nous avons déjà fait des concerts autour de <a href="http://www.sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=6473" target="_blank">Haydn</a> par exemple, et nous avons choisi de proposer des programmes en lien avec nos concerts grand public, notamment à la Cité de la Musique. Liszt s'impose bien entendu cette année [2011, bicentenaire de la naissance de Liszt ndlr], et les extraits que nous proposerons lors du concert éducatif permettent de parfaitement rendre compte du langage et de la vie du compositeur. Les concerts éducatifs fonctionnent très bien, avec la complicité de Pierre Charvet, compositeur lui-même, excellent vulgarisateur, dont les émissions sur <a href="http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/pierre/pres.php?e_id=100000057" target="_blank">France Musique </a>sont devenues très célèbres.</p>
<h3>Comment travaillez-vous avec les élèves et quels sont leurs retours ?</h3>
<p>Concrètement, il y a une très grande préparation. Les musiciens de l'orchestre Les Siècles se rendent dans les classes qui assisteront au concert plusieurs fois pour initier les élèves à la musique, en leur jouant des extraits, mais aussi en les faisant jouer, avec la voix, avec des instruments de percussions... Les élèves sont mis au cœur de la musique, participent pleinement. Cette partie est extrêmement importante, car il y a un véritable lien qui se crée avec les musiciens au fil des ateliers, musiciens que les enfants retrouveront sur scène le jour du concert, et à qui ils poseront leurs questions à la fin du spectacle –l'orchestre et moi-même allons toujours à la rencontre du public une fois le concert terminé.<!--encart--></p>
<p>Pour ce qui est des retours des élèves, oui, nous en avons, nous savons que beaucoup, suite aux concerts éducatifs, ont choisi de faire de la musique, ce qui pour nous est une grande joie. Cependant, ce n'est pas l'objectif essentiel.</p>
<p>Le concert symphonique, la représentation d'un spectacle vivant, n'est plus dans les us et coutumes de la société. L'objectif est de donner aux élèves accès à un concert, de leur donner le goût de savourer ce moment unique. Et de faire entrevoir que la musique, même si l'on n'en pratique pas soi-même, peut aider chacun à se construire. Lors des concerts éducatifs, nous montrons aux jeunes que le concert est pour eux. Nous déconstruisons les préjugés, sur la manière de s'habiller des musiciens par exemple : nous sommes tous en jeans et en tee-shirts pour les concerts éducatifs, car nous nous habillons comme ça tous les jours.</p>
<h3>Votre orchestre et vous-même vous investissez beaucoup au niveau éducatif, et dans les classes. Pensez-vous que pour donner le goût de la musique et du concert, l'école joue suffisamment son rôle ?</h3>
<p>Bien sûr que non ! L'emploi du temps des enfants à l'école est à revoir de A à Z. L'école républicaine devrait pouvoir offrir de l'espace à la pratique musicale, autant qu'à l'activité sportive ou scientifique ou littéraire. Aujourd'hui, l'école n'offre pas cet espace qui permet d'avoir accès à l'art. Nous artistes, nous savons très bien qu'avoir une pratique artistique ensemble, comme chanter dans une chorale par exemple, permet de résoudre nombre de difficultés scolaires et d'augmenter la réussite des élèves, en développant d'autres compétences. Aujourd'hui seuls les élèves doués et suivis par leurs parents peuvent avoir une pratique musicale régulière. Les rythmes scolaires infernaux rendent cette activité malheureusement élitiste. Il ne s'agit pas de recruter de futurs musiciens professionnels parmi tous les élèves, mais juste de comprendre que la pratique artistique construit l'humain. Ce qui restera dans cinquante ans, ce ne sont pas les chiffres de la crise économique : ce sont les œuvres d'art, les livres. C'est cela qui est l'humain.</p>
<h3>Et vous-même, comment avez-vous découvert la musique ? L'école a-t-elle joué un rôle ? Comment s'est produit votre déclic ?</h3>
<p>Ce n'est pas l'école. J'ai la chance d'avoir un père musicien, qui est organiste. Grâce à lui, j'ai assisté tout petit à un concert symphonique, j'ai été chamboulé, j'ai tout de suite rêvé de participer à cela.</p>
<p><em><strong>Sandra Ktourza</strong></em></p>
<p> </p>
<div style="position: relative; width: 217px; height: 163px;"><a title="Concert éducatif. Joseph Haydn, concert enregistré à la Salle Pleyel le 06 décembre 2009 " href="http://www.citedelamusiquelive.tv/?/Concert/0927834"><img class="vignette" src="http://www.citedelamusiquelive.tv/images/vignette/CMVI000140400.jpg" alt="Concert éducatif. Joseph Haydn, concert enregistré à la Salle Pleyel le 06 décembre 2009 " width="217" height="163" border="0" /> <img style="position: absolute; top: 130px; left: 14px;" src="http://www.citedelamusiquelive.tv/images/play_big.gif" alt="" width="21" height="22" border="0" /></a></div>
<h4 style="font-size: medium;"><a title="Concert éducatif. Joseph Haydn, concert enregistré à la Salle Pleyel le 06 décembre 2009 " href="http://www.citedelamusiquelive.tv/?/Concert/0927834">Concert éducatif. Joseph Haydn, concert enregistré à la Salle Pleyel le 06 décembre 2009 </a></h4>
<p style="font-size: small;">Concert diffusé sur <a title="Concert éducatif. Joseph Haydn, concert enregistré à la Salle Pleyel le 06 décembre 2009 " href="http://www.citedelamusiquelive.tv">citedelamusiquelive.tv</a></p>
<p style="font-size: small;"> </p>
<p style="font-size: small;"><em>Photo page d'accueil : François-Xavier Roth © Céline Gaudier</em></p>
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		<title>La Cité de la musique mélange élèves et musiciens pros pour le concert &quot;Take a bow&quot;</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 09:01:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Duverger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pédagogie et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît Faucher]]></category>
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		<description><![CDATA[Le projet "Take A Bow!" permet à des musiciens scolaires débutants de s'entraîner et de jouer un concert avec les professionnels du London Symphony Orchestra.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sallepleyel.fr/francais/jeune_public/take.aspx" target="_blank"><img src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/11/Take-a-Bow-répétition-élèves-1-300x225.jpg" alt="Répétition d&#039;élèves pour le projet de concert Take A Bow" title="Take a Bow répétition élèves" width="300" height="225" class="alignleft size-medium wp-image-516125" /></a>Dans le cadre du projet <a href="http://www.sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=11951" target="_blank" title="infos et réservations pour le concert Take a Bow, dimanche 13/11 à la Salle Pleyel">Take A Bow!</a>, des élèves scolaires débutants et des musiciens professionnels du London Symphony Orchestra (<a href="http://lso.co.uk/" target="_blank" title="site officiel du LSO (en anglais)">LSO</a>), ainsi que tous les niveaux intermédiaires (cycle 1 à 3 du conservatoire), se préparent pendant un an pour jouer ensemble lors d'un concert final, avec des instruments à cordes exclusivement. L'initiative est reconduite depuis 4 ans à Paris; elle existe depuis 8 ans à Londres. <em>« L'émulation est à la base du projet : chaque musicien, du grand débutant au pré-professionnel, est inspiré par le niveau supérieur »</em>, explique Craig Thorne, en charge des projets pédagogiques du LSO.</p>
<p>Sur les quelque 125 musiciens qui monteront cette année sur scène à la Salle Pleyel, dimanche prochain, la grande majorité sont des élèves du primaire ou du secondaire qui n'ont jamais participé à un concert. Les plus jeunes ont 6 ou 7 ans. Peu de classes entières participent au projet, la plupart des élèves sont des petits groupes poussés par leur professeur de musique. A l'exception notable des élèves de Benoît Foucher, professeur de musique au collège Anatole France de Sarcelles (Val-d'Oise).</p>
<h3>« Le travail d'un instrument peut discipliner les élèves »</h3>
<p>Ce professeur de musique enseigne le violon à des classes jugées difficiles, et fait massivement participer ses élèves à cette expérimentation. <em>« Au début, ils n'y vont pas forcément de leur plein gré... Mais les répétitions, les rencontres avec les musiciens anglais à Paris, les font vite changer d'avis »</em>, explique Benoît Foucher. Et le projet a des vertus pédagogiques qui dépassent le seul cadre musical. <em>« Il n'y a pas de miracle, ce n'est qu'un levier pédagogique. Mais le travail d'un instrument, avec sa progression lente et régulière, peut discipliner les élèves, les sensibiliser au travail scolaire en général. »</em> Si l'expérience porte ses fruits, l'élève s'inscrit généralement au conservatoire. Les élèves participants reviennent souvent d'une année sur l'autre.<div id="attachment_516136" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/11/IMG_0411-150x150.jpg" alt="Laurent Quénelle violoniste du LSO" title="Laurent Quénelle violoniste du London Symphony Orchestra et élèves" width="150" height="150" class="alignright size-thumbnail wp-image-516136" /><p class="wp-caption-text">Le violoniste Laurent Quénelle participe à la formation des élèves.</p></div></p>
<p>Au cours de l'année, huit sessions environ sont organisées avec les débutants, pendant des week-ends, pour les répétitions sous la direction de quelques musiciens du London Symphony Orchestra. Les musiciens plus confirmés n'interviennent que vers la fin du projet. Il n'est pas évident de trouver le bon répertoire pour accorder tous ces niveaux : <em>« <a href="http://www.sallepleyel.fr/pdf/note_programme/np_11951.pdf" target="_blank" title="note de programme du concert Take A Bow! (format PDF)">Nous travaillons sur des oeuvres originales</a>, composées ou arrangées spécialement pour ce projet »</em>, explique Laurent Quénelle, musicien du LSO. <em>« Les débutants vont jouer une note quand les professionnels vont en jouer huit, bien que tous participent à l'harmonie. »</em> Lors du concert, quatre des six morceaux au programme font intervenir tout le monde. Un seul des morceaux est réservé aux musiciens du LSO, pour leur permettre d'illustrer leur virtuosité.</p>
<h3>« Le projet repose sur une montée progressive de l'excitation »</h3>
<p>Ce projet est également un temps d'échanges et de perfectionnement pour les professeurs, en binôme avec des musiciens de l'orchestre. Les musiciens inspirent les participants par leur maîtrise de l'instrument, tandis que les professeurs apportent leur expérience de la pratique collective. <em>« Ce croisement de regards et de compétences est bénéfique pour tout le monde »</em>, observe Julie David, responsable pédagogique pour la Cité de la musique.</p>
<p>L'ensemble final sera dirigé par le célèbre chef d'orchestre français <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Xavier_Roth" target="_blank" title="article 'François-Xavier Roth' sur Wikipédia">François-Xavier Roth</a>. <em>« On essaie toujours d'avoir un chef d'orchestre prestigieux, parce que c'est une autre opportunité pour les jeunes »</em>, note Craig Thorne. <em>« Souvent, les élèves ne réalisent pas ce que cela représente avant le dernier jour. C'est un projet qui repose sur l'accumulation, sur une montée progressive de l'excitation : le travail à l'école, les répétitions avec d'autres jeunes, les rencontres avec le LSO, et enfin le concert tous ensemble ! »</em></p>
<h3>« C'est génial pour un musicien de passer son savoir »</h3>
<p>Le London Symphony Orchestra est impliqué dans de nombreuses autres initiatives pédagogiques : initiation musicale, formation des enseignants, programme d'aide aux jeunes talents, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_de_ma%C3%AEtre" target="_blank" title="définition d'une master class, ou salle de maître">master classes</a>, ateliers de mixage... ainsi que la version anglaise, originale, de Take A Bow! : "LSO on track". Les musiciens du LSO ne se font pas prier pour participer à ces programmes. <em>« C'est génial pour un musicien de passer son savoir »</em>, résume le violoniste Laurent Quénelle. </p>
<p>Le programme Take A Bow! de la Cité de la Musique ne sera pas reconduit l'an prochain, mais des programmes similaires seront maintenus, tel que <a href="http://atoidejouer.org/" target="_blank">A toi de jouer</a>, qui permet à des jeunes issus de centres sociaux d'être formés par des musiciens professionnels et débouche de la même façon sur un impressionnant concert de clôture.</p>
<p><BR /><strong>Concert Take A Bow! ce dimanche 13 novembre à 16h à la Salle Pleyel</strong>.<br />
<a href="http://www.sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=11951" target="_blank" title="infos et réservations pour le concert Take a Bow, dimanche 13/11 à la Salle Pleyel">Réservation possible en ligne</a>. <a href="http://www.sallepleyel.fr/pdf/note_programme/np_11951.pdf" target="_blank" title="note de programme du concert Take A Bow! (format PDF)">Programme.</a></p>
<p><em>Reportage sur le concert de l'an dernier (en anglais) :</em><br />
<object width="420" height="336"><param name="wmode" value="opaque"></param><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xdsnnw" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xdsnnw" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="420" height="336" wmode="opaque" ></embed></object></p>
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		<title>Histoire des arts : j&#039;ai construit ce livre à partir de ce qui marchait avec les enfants</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 13:23:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandra Ktourza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pédagogie et culture]]></category>
		<category><![CDATA[25 séquences en histoire des arts]]></category>
		<category><![CDATA[arts]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Faivre-Zellner]]></category>
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		<category><![CDATA[Olivia Lequeu]]></category>
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		<category><![CDATA[professeurs des écoles]]></category>
		<category><![CDATA[séquences]]></category>

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		<description><![CDATA[A l'occasion de la sortie du livre "25 Séquences en histoire des arts" pour le cycle 3 aux éditions Retz, Catherine Faivre-Zellner, co-auteure, répond à nos questions. Et nous explique en quoi l'ouvrage est spécifique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.vousnousils.fr/2011/11/02/histoire-des-arts-jai-construit-ce-livre-a-partir-de-ce-qui-marchait-avec-les-enfants-515866/9782725630663-e1318241415822" rel="attachment wp-att-515869"><img class="alignleft size-full wp-image-515869" title="9782725630663-e1318241415822" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/11/9782725630663-e1320239407710.jpg" alt="" width="180" height="257" /></a>Comment est née l'idée de cet ouvrage ?</h3>
<p>J'ai commencé mon travail en histoire des arts au cours de l'année scolaire 2000–2001, c'est-à-dire avant la publication des <a href="http://www.education.gouv.fr/cid22078/mene0817383a.html" target="_blank">Instructions Officielles</a>, auprès d'élèves de CM2. C'était d'abord par goût personnel (je suis enseignante du premier degré mais aussi docteur de l'Université Paris 3 et qualifiée aux fonctions de maître de conférences) mais aussi parce que je voulais lier la pratique des arts plastiques en CM2 à la confrontation des oeuvres patrimoniales.</p>
<p>Les "grands" de CM2 ont ainsi pu "patouiller" comme les autres, avec cet argument d'autorité : ce n'est pas du patouillage de bébé ! Des exemples d'activités ? On est en train de rechercher la palette de Van Gogh... Ou alors on va créer les mains positives de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Main_n%C3%A9gative" target="_blank">Gargas</a>...</p>
<p>Bref, les CM2 étaient bien contents au cours de ces activités et, surtout, ils étaient curieux de l'univers artistique. L'année suivante, j'ai travaillé de façon plus "carrée", commençant par l'art de la Préhistoire, terminant par le XXe siècle. Et puis j'ai continué, en ajustant au mieux les séquences avec l'intérêt que les élèves portaient aux oeuvres présentées. Il y a eu des grands flops mais aussi des surprises. Par exemple, pour le Moyen Age, j'avais construit une séquence qui comparait mosquée, cathédrale et synagogue. Ce fut entièrement raté. Les élèves s'ennuyaient. Inversement, j'ai lancé la Chanson de Roland (telle qu'elle est dans l'ouvrage) et ça a marché au-delà de ce que je pouvais attendre.</p>
<p>Donc cet ouvrage s'est construit petit à petit par ajustements progressifs et Olivia (1), conseillère pédagogique, veillait à la pertinence pédagogique de ces ajustements.</p>
<h3>Comment s'est fait le choix des œuvres présentées ?</h3>
<p>Le choix des oeuvres s'est également construit par ajustement. Comme vous l'avez compris, il s'agit dans cet ouvrage de permettre aux élèves de s'emparer du domaine Histoire des arts, c'est-à-dire de leur donner des clefs, des outils d'investigation, plutôt que de dresser un catalogue. C'est pourquoi on trouve, à côté des incontournables comme le portrait de Louis XIV ou le château de Chenonceaux, des oeuvres plus pertinentes pour l'étude de grandes notions comme la composition par exemple.</p>
<h3>Le livre répond-il à un besoin chez les professeurs des écoles ?</h3>
<p>Je pense que cet ouvrage répond à un besoin. De fait, il y a peu de pistes pédagogiques pour le premier degré dans les textes qui accompagnent la mise en place de la discipline.</p>
<p>Par ailleurs, la plupart des éditeurs proposent aux enseignants ces fameux "catalogues" que j'évoquais plus haut. En outre, les maîtres n'ont pas reçu de formation spécifique à l'enseignement de la discipline. Enfin, les documents d'accompagnement sont plutôt des listes d'oeuvres, classées par catégorie. Avec ce livre, il s'agit de construire une cohérence, de mettre du lien entre des objets d'art, synchroniquement et diachroniquement. Pour les élèves mais aussi pour les enseignants. C'est pourquoi chaque séquence et chaque thème sont introduits par quelques pages d'informations, et qu'ils sont présentés sous forme de questions : au chapitre Moyen Age, vous trouverez par exemple les séquences suivantes, "Arts de l'espace : Qu'est-ce qu'une architecture religieuse",  "Arts du quotidien : Qu'est-ce qu'une composition ?", "Arts du spectacle : Qu'est-ce qu'un mystère ?" (voir le sommaire complet et des extraits <a href="http://www.editions-retz.com/25_sequences_en_histoire_des_arts-9782725630663.html" target="_blank">du livre  </a>).</p>
<h3>Avez-vous une recette pour intéresser les enfants à l'histoire des arts ?</h3>
<p>La recette ? C'est comme pour la lecture : un maître passionné de lecture aura souvent des élèves bons lecteurs. J'emploie à dessein cette comparaison parce que l'optique dans laquelle a été conçu ce livre ressemble fort à celle de Pennac et de ses "commandements" au lecteur. Il s'agit d'abord et avant tout d'avoir du plaisir à regarder les oeuvres.</p>
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		<item>
		<title>Exposition &quot;Paul Klee Polyphonies&quot; : peinture et musique, en toute harmonie</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2011/10/20/exposition-paul-klee-polyphonies-peinture-et-musique-en-toute-harmonie-515185?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=exposition-paul-klee-polyphonies-peinture-et-musique-en-toute-harmonie</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 13:01:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandra Ktourza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Cité de la Musique à Paris vient d’ouvrir les portes d’une belle exposition dédiée au peintre suisse Paul Klee. Grand musicien et grand mélomane, sa peinture est très largement inspirée par la musique, en particulier Mozart et Bach, qu’il vénère. L’exposition retrace cette influence et propose un atelier pédagogique pour les 4-11 ans.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>L'<a href="http://www.citedelamusique.fr/francais/musee/expo_temporaires.aspx" target="_blank">exposition </a>"Paul Klee Polyphonies" retrace de façon chronologique le parcours du peintre (1879–1940) au travers de plus de 130 œuvres et 70 documents, en parallèle avec les influences artistiques qui l'ont nourri. Des extraits musicaux (à écouter avec l'audioguide fourni) accompagnent chacune des six parties de l'exposition.</p>
<p>La première consacrée aux débuts du peintre, alors qu'il est violoniste d'orchestre, montre qu'il est fortement imprégné de musique classique, Bach, Mozart, Beethoven... On y voit entre autres une gravure intitulée "le pianiste en détresse".</p>
<p>La seconde partie (1911–1915) marque la période où Klee fit la rencontre de Robert Delaunay ainsi que du groupe du Blaue Reiter. Il découvre aussi à ce moment-là la musique de Schönberg. Sa peinture devient abstraite et très colorée.</p>
<p>Dans la 3e partie, de 1916 à 1920, alors qu'il découvre la musique de Busoni, Paul Klee évolue vers une plus grande abstraction, et peint en particulier des jardins conçus comme de véritables partitions musicales, tel "Le Jardin fantastique abstrait". Ou des dessins tel le "Dessin au point d'orgue".</p>
<p>A partir de 1920, il intègre le Bauhaus de Weimar, où il sera professeur. Il y rencontre de très nombreux musiciens : Bartok, Hindemith... Il peint à cette période "Fugue en rouge", inspirée par une Fugue de Bach.<span id="more-515185"></span></p>
<h3>Une peinture polyphonique</h3>
<p>La période du Bauhaus, à laquelle la 4e partie de l'exposition est consacrée, s'achève en 1930, lorsque Paul Klee rejoint l'académie de Düsseldorf. Il s'investit absolument dans la peinture, qui devient totalement "polyphonique", comme le montre la cinquième partie de l'exposition (1930–1937). Il peint ainsi "En rythme" en 1930 ou encore "La lumière et les arêtes" en 1937, où les jeux de transparence et de superposition sont particulièrement marqués.</p>
<p>La dernière partie de l'exposition (1933–1940) présente les dernières œuvres du peintre, alors atteint de la sclérodermie qui l'emportera. Sa maladie l'empêche de jouer du violon, et affecte également ses possibilités de peindre. On peut découvrir sa série "Eidola", série de dessins de musiciens fantomatiques, faisant corps avec leur instrument. Les musiciens sont tous des "ex-musiciens", à l'image de l'"ex-pianiste" ou de l'"ex-timbalier".</p>
<h3>Des activités pédagogiques</h3>
<p>Pour les classes accompagnées de leur enseignant, la visite peut se poursuivre dans l'Atelier Klee en mains. Cet atelier pédagogique et ludique permet aux enfants de 4 à 11 ans d'explorer l'œuvre de Paul Klee au travers d'une quinzaine de modules. Un tableau géant à dessiner, un tableau-tapis, un tableau-visuel et auditif dédié aux "ex-musiciens" ou encore des puzzles d'œuvres à reconstituer sont ainsi disponibles. A noter, des activités sont spécialement conçues pour les enfants handicapés.</p>
<p>Enfin, la médiathèque propose <a href="http://mediatheque.cite-musique.fr/masc/?url=/mediacomposite/" target="_blank">un dossier musical </a>complet sur l'exposition à partir du Journal de Paul Klee et le <a href="http://www.citedelamusique.fr/francais/musee/presentation.aspx" target="_blank">Musée de la Musique </a>accueille également les classes pour leur faire découvrir les secrets des instruments de musique...</p>
<p>L'exposition "Paul Klee Polyphonies" permet de découvrir et de comprendre l'harmonie qui règne dans les oeuvres du peintre-musicien. Une visite à ne surtout pas manquer.</p>
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		<title>Caroline Ehrhardt : &quot;Il faut favoriser les rencontres entre historiens et mathématiciens&quot;</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 09:38:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandra Ktourza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La bibliothèque de l'Institut Henri Poincaré accueille depuis hier et jusqu'au 25 novembre une exposition sur Evariste Galois, dans le cadre de la célébration de son bicentenaire. Caroline Ehrhardt, agrégée de mathématiques et docteur en histoire, organisatrice de cette exposition, nous en présente le contenu et les enjeux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Comment est née l'idée de monter <a href="http://www.galois.ihp.fr/manifestations/exposition-bibliotheque-ihp/" target="_blank">cette exposition </a>et pourquoi avez-vous accepté de la piloter ?</h3>
<p>Cette idée d'exposition est issue des discussions à propos de l'organisation du bicentenaire de la naissance d'Evariste Galois. Il s'agissait, aux côtés du colloque, de décliner des événements s'adressant à un public plus large que celui des spécialistes des mathématiques et de leur histoire, afin que ce bicentenaire permette aussi de présenter au public une autre image des mathématiques que celle d'une discipline un peu ésotérique. C'est ce principe qui a conduit à organiser une après-midi grand public à l'Institut océanographique, et c'est la raison pour laquelle la Fondation Sciences mathématiques de Paris, l'Institut Henri Poincaré, la Société Mathématique de France ont décidé de présenter cette exposition.</p>
<p>Ayant quant à moi beaucoup travaillé sur Galois et sur la postérité de ses travaux, du point de vue de l'histoire des mathématiques, il me semblait intéressant de saisir cette occasion pour faire découvrir le personnage de Galois au public, en le débarrassant des clichés avec lesquels on le présente souvent. Mettre la vie et le travail de Galois en images permet de faire comprendre "en un coup d'œil" à quel point ce jeune homme et ses mathématiques s'inscrivent dans leur époque, même si la fécondité de ces dernières leur a conservé une actualité importante jusqu'à aujourd'hui.</p>
<h3>Concrètement, que va présenter l'exposition au public ?</h3>
<p>Galois est un jeune homme impliqué dans les événements de son temps (celui de la Révolution de Juillet), et dont les textes mathématiques s'inscrivent à la fois dans leur époque et dans des époques postérieures, au fur et à mesure des utilisations que d'autres mathématiciens en font. Au-delà de la figure du génie, ce sont donc les circonstances de la vie de Galois et de l'écriture de ses travaux, mais aussi l'actualité sans cesse renouvelée de son œuvre depuis presque 200 ans que présente cette exposition.</p>
<p>Celle-ci retrace les événements marquants de la vie de Galois : son enfance à Bourg-la-Reine et sa scolarité au lycée Louis-le-Grand puis à l'Ecole préparatoire (future ENS), mais aussi son engagement dans le mouvement républicain et ses emprisonnements. Elle accorde également une part importante aux mathématiques de Galois, que ce soit pour montrer le contexte scientifique et institutionnel dans lequel Galois travaillait, ou pour expliquer de manière simple ses travaux sur la résolution des équations et certaines de leurs retombées, à travers des textes explicatifs et des activités ludiques.</p>
<h3>Vous êtes agrégée de mathématiques et docteur en histoire. Pour vous, faudrait-il davantage lier les deux disciplines, et multiplier les manifestations permettant au public de mieux connaître les scientifiques les plus importants ?</h3>
<p>L'attention des mathématiques pour leur histoire est très ancienne mais, aujourd'hui, les lieux et les occasions de rencontre entre mathématiciens et historiens des mathématiques sont finalement assez rares. Pourtant, l'histoire permet aux mathématiciens de retrouver des enjeux perdus de vue dans l'élaboration des objets mathématiques et de restituer la complexité de l'élaboration des concepts et des théories. Les mathématiques contemporaines invitent quant à elles les historiens à s'interroger sur les facteurs qui font qu'un résultat mathématique perdure dans la longue durée, les processus qui conduisent à une forme de stabilisation, mais aussi sur les réalités pratiques et concrètes de l'activité mathématique.</p>
<p>Les manifestations consacrées à un mathématicien particulier, comme celles organisées autour du bicentenaire de Galois, offrent une bonne occasion de dialogue, car les représentants des deux disciplines se retrouvent autour d'un projet commun : faire connaître au public un personnage dont les uns et les autres s'accordent sur l'intérêt, tout en faisant partager une vision plus accessible des mathématiques. Cependant, ni les mathématiques ni l'histoire des mathématiques ne se limitent aux avancées introduites par des "grands hommes" : il y a bien d'autres thèmes que mathématiciens et historiens pourraient explorer de concert.</p>
<h3>L'école de son côté devrait-elle davantage développer l'approche historique des sciences ?</h3>
<p>La question de l'enseignement des sciences par l'histoire est souvent débattue. Parmi les arguments en sa faveur, on peut dire que l'histoire des sciences constitue un moyen de mettre en œuvre une approche pluridisciplinaire sur certains problèmes, qu'elle permet aux élèves de mieux comprendre la manière dont certains concepts ont été élaborés, et qu'elle a une dimension culturelle, en apportant des éléments de compréhension sur la façon dont les sociétés du passé concevaient le monde.</p>
<p>L'introduction d'une perspective historique dans l'enseignement est pratiquée et défendue depuis longtemps dans les IREM (Instituts de recherche sur l'enseignement des mathématiques). Depuis quelques années, les programmes et instructions officielles insistent sur l'intérêt de l'histoire des sciences pour l'enseignement de ces dernières. Mais un développement à large échelle d'une approche historique des sciences dans les classes ne peut se faire, à mon sens, que par un développement de l'histoire des sciences dans la formation initiale et continue des enseignants.</p>
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		<title>Yves André : &quot;envisager les mathématiques sous un angle qui fait rêver plutôt que peur&quot;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 13:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandra Ktourza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Yves André, directeur de recherche au sein du département de mathématiques de l'ENS, a piloté l'organisation du comité scientifique du colloque Evariste Galois (du 24 au 28 octobre à Paris). Il nous explique ce que les théories du mathématicien français représentent pour lui, et ce qu'il souhaite transmettre au public par le biais de ce colloque.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Vous avez piloté l'organisation du comité scientifique du <a href="http://www.galois.ihp.fr/" target="_blank">colloque Evariste Galois</a>. Que représente Evariste Galois pour vous ?</h3>
<p>Evariste Galois occupe une place de première grandeur dans le panthéon des mathématiques. Sa "théorie de l'ambiguïté" accomplit un geste de pensée étonnant : si les ambiguïtés qui émaillaient jadis la théorie des équations formaient des nuisances à maîtriser, pour Galois, elles forment... un groupe! Il est le premier à avoir introduit la notion fondamentale de groupe, qui a envahi depuis toutes les mathématiques (et une bonne part de la physique et même de la chimie théoriques), et à avoir formulé le principe de correspondance entre symétries et invariants, qui s'avérera fécond bien au-delà de la théorie des équations.</p>
<p>Ces idées furent consignées sur quelques dizaines de feuillets par un jeune homme qui mourut dans sa vingtième année. Je ne connais pas d'autre exemple, même en dehors des mathématiques, d'un contraste aussi extrême entre la brièveté d'une vie et d'une oeuvre, et son influence et sa fortune posthumes.</p>
<h3>Que souhaiteriez-vous que <a href="http://www.vousnousils.fr/fiche-pedagogique/evenement-colloque-evariste-galois">ce colloque </a>apporte aussi bien à la communauté scientifique qu'au grand public ?</h3>
<p>Tenter de comprendre cette oeuvre, cette fortune, et ce contraste, tel est l'objet du colloque. Au cours de deux siècles, comme toutes les idées mathématiques fécondes, les idées galoisiennes se sont transformées et le colloque en montrera toute la force vive dans plusieurs domaines des mathématiques contemporaines.</p>
<p>Il associera de manière équilibrée mathématiciens et historiens des mathématiques. Ce n'est pas habituel. En mathématiques, la refonte continuelle des théories, la métamorphose et le croisement imprévus des idées sont essentiels au développement de la discipline. Mais c'est au prix d'une perte de traces et d'un brouillage de pistes, contre lesquels les mathématiciens ressentent le besoin d'enquêter sur les origines et la généalogie de leurs concepts. Ces analyses régressives, qui partent du concept contemporain pour en trouver les sources, sont légitimes, mais leur présentation courante, sous la forme inversée de récits chronologiques où le concept se dégage par étapes successives (un peu comme le David de Michel-Ange se dégage de la série des prisonniers !), cause bien des malentendus, et cadre mal avec l'image foisonnante et sinueuse de la recherche que renvoient les analyses d'historiens des mathématiques. Nous espérons que ce colloque contribuera à dissiper ces malentendus et à favoriser le dialogue entre les deux communautés.</p>
<p>Ce colloque comprendra aussi une après-midi destinée au grand public, avec un programme très varié (film, conférences, spectacle, table ronde) qui permettra de se familiariser avec la figure de Galois, son environnement scientifique et son engagement politique, et aussi de toucher du doigt ce que sont ces fameuses idées galoisiennes. L'occasion d'envisager les mathématiques sous un angle qui fait rêver plutôt que peur, où il est question d'idées belles et fécondes et pas seulement d'utilité pratique.</p>
<p>Evariste Galois est l'une des figures les plus attachantes du panthéon mathématique, non seulement en raison de son destin tragique mais aussi pour la part qu'il a prise aux évènements de son temps, bien loin des figures-clichés du savant cosinus et du calculateur prodige froid ou balourd.</p>
<h3>Est-ce qu'aujourd'hui dans vos travaux de recherche, vous rencontrez des problèmes mathématiques liés aux théories de Galois ?</h3>
<p>Ma première vraie rencontre avec la théorie de Galois a eu lieu lorsque j'étais étudiant, à l'oral d'un examen de théorie des nombres. L'une des questions posées menait à des calculs sur les fonctions elliptiques que j'attaquai bravement, mais qui, en se déroulant, devenaient inextricables. Avant l'inexorable enlisement, l'examinateur m'a suggéré de penser à la théorie de Galois. J'ai alors compris soudain que la considération des symétries du problème permettait de le résoudre conceptuellement "en sautant à pieds joints sur les calculs"- suivant l'expression de Galois, qui écrivait aussi : "il existe pour ces sortes d'équations un certain ordre de considérations métaphysiques qui planent sur les calculs et qui souvent les rendent inutiles". Cette expérience m'a frappé au point d'orienter, plus tard, l'ensemble de mes recherches. Il m'est d'ailleurs arrivé de la revivre, à propos de problèmes mathématiques beaucoup plus profonds où ce sont des idées galoisiennes qui se sont encore révélées fournir la clé.</p>
<p>Je suis l'un de ces mathématiciens qui, au jour le jour, écrivent sans doute le nom de Galois plus souvent que le leur !</p>
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		<title>Ismaël Ferroukhi : dans &quot;Les hommes libres&quot;, je rends hommage aux &quot;invisibles&quot; résistants</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 12:01:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A l'occasion de la sortie cette semaine sur les écrans de son film "Les hommes libres", Ismaël Ferroukhi, le réalisateur, nous accorde un entretien exclusif. Son film, fiction prenante (1), est avant tout historique, et il nous explique qu'il comprend aussi un message de paix.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Comment est née l'idée de ce film ?</h3>
<p>Dans un premier temps, j'ai lu un article dans <em>Le Nouvel Observateur </em>où j'ai appris que la Mosquée de Paris avait protégé des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. J'ai voulu en savoir plus, et là je découvre tout un univers ouvrier, une immigration nord-africaine arrivée dans les années 30 à Paris et le personnage de Si Kaddour Ben Ghabrit, le recteur de la Mosquée de Paris. J'ai contacté Benjamin Stora et Pascal Le Pautremat, deux grands spécialistes du sujet. Ils m'ont conseillé pour le film. J'ai également beaucoup lu et je me suis documenté pour pouvoir retrouver et recréer l'atmosphère des années 40.</p>
<h3>Votre film raconte comment Si Kaddour Ben Ghabrit a protégé des Juifs durant l'Occupation et leur a donné de faux papiers, en les faisant passer pour musulmans. Il raconte en particulier comment il a sauvé Salim Halali, grand chanteur d'origine algérienne, en réalité juif. Bien qu'étant une fiction, votre film est-il totalement conforme à l'Histoire ?</h3>
<p>Oui, tout est exact, y compris le fait que pour sauver Salim, le recteur ait fait graver le nom du père décédé de Salim sur une tombe dans un carré musulman. Mais il est vrai que tenir l'équilibre entre fiction et rigueur historique n'est pas évident. Je crois que nous y sommes arrivés !</p>
<h3>Au fil du film, la Mosquée de Paris apparaît de plus en plus cernée et surveillée par les Allemands, et l'on se demande comment Si Kaddour Ben Ghabrit va réussir à s'en sortir. Ces faits sont-ils également authentiques ?</h3>
<p>A un moment dans le film, le major allemand qui lit à Si Kaddour Ben Ghabrit un document énumérant les soupçons qui pèsent sur la Mosquée de Paris est authentique, c'est le texte exact du document historique qui est lu ici. Le premier plan du film aussi est très important : on y voit des Nord-Africains dans la rue, dans la misère absolue, sans repères, c'étaient leurs réelles conditions de vie à l'époque. Ces hommes, que Benjamin Stora appelle les "invisibles" (2) ont été totalement effacés de l'histoire. Je voulais leur rendre hommage.<span id="more-513250"></span></p>
<h3>Certains d'entre eux –pas tous, votre film montre aussi que d'autres ont choisi la collaboration– ont été des résistants, comme on le voit au travers des personnages de Younès, de son cousin, de Leila...</h3>
<p>Oui, au départ, ce sont des ouvriers arrivés d'Algérie dans les années 30, qui ne savent ni lire, ni écrire. Ils se syndiquent, apprennent à lire et à écrire par le biais des syndicats, à revendiquer leurs droits. La guerre arrive, ils politisent leurs revendications, et ils veulent libérer leur pays. Ils veulent exister, ils veulent avoir des droits, un statut. Certains se joignent aux résistants, ils les soutiennent et attendent en retour leur soutien futur dans leur combat pour l'indépendance. Je voulais montrer comment ces hommes-là sont devenus des hommes libres, des combattants de la liberté.</p>
<h3>Vous montrez que la Mosquée de Paris a abrité des résistants, en particulier des communistes durant l'Occupation, et en même temps, Si Kaddour Ben Ghabrit entretenait d'excellentes relations avec les Allemands. C'était un personnage quand même très ambigu...</h3>
<p>Oui, c'est vrai Si Kaddour Ben Ghabrit recevait les Allemands, était très apprécié par eux, travaillait avec Vichy, et il faut savoir qu'entre 40 et 42, il y a eu plus de 400 000 visites d'Allemands à la mosquée. Il les accueillait à bras ouverts, entretenait des relations amicales avec le major Von Ratibor, mais c'était pour mieux pouvoir cacher ceux qu'il protégeait. C'était un homme très complexe, un homme de foi, de culture et un fin diplomate. J'ai rencontré sa fille, elle m'a parlé de son père, de sa force spirituelle, et en voyant le film, elle m'a dit qu'elle l'avait reconnu.</p>
<h3>Au-delà de l'aspect historique, votre film ne contient-il pas un message de paix ? Salim, qui chante merveilleusement en arabe, est juif, et Younès, son ami, qui est musulman, est pris à un moment pour un Juif par les Allemands...</h3>
<p>Il y avait une proximité incroyable entre Juifs et Musulmans, ils avaient la même culture. On est d'ailleurs toujours très proches, et cette culture commune continue à exister. Aujourd'hui, Pinhas Cohen, grand chanteur marocain, est en quelque sorte un Salim Halali contemporain. C'est d'ailleurs lui qui prête sa voix à Salim dans mon film.</p>
<div><em><strong><br />
Sandra Ktourza</strong></em></div>
<p> </p>
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