<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>VousNousIls &#187; En pratique</title>
	<atom:link href="http://www.vousnousils.fr/categorie/en-pratique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.vousnousils.fr</link>
	<description>L&#039;e-mag de l&#039;éducation</description>
	<lastBuildDate>Wed, 23 May 2012 16:42:09 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
<xhtml:meta xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" name="robots" content="noindex" />
		<item>
		<title>Mal de dos : &quot;les profs doivent apprendre aux élèves à bien se tenir&quot;</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/05/21/mal-de-dos-les-profs-doivent-apprendre-aux-eleves-a-bien-se-tenir-527362?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=mal-de-dos-les-profs-doivent-apprendre-aux-eleves-a-bien-se-tenir</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/05/21/mal-de-dos-les-profs-doivent-apprendre-aux-eleves-a-bien-se-tenir-527362#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 May 2012 13:02:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Centofanti</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[abdos]]></category>
		<category><![CDATA[Charley Cohen]]></category>
		<category><![CDATA[classe]]></category>
		<category><![CDATA[dos]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[mal de dos]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[profs]]></category>
		<category><![CDATA[sangle abdominale]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[soigner]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=527362</guid>
		<description><![CDATA[Stress excessif, fatigue, troubles du sommeil… et mal de dos. Symptôme du malaise de la profession, les troubles musculosquelettiques touchent de nombreux enseignants. Comment se prémunir ? Entretien avec le Dr Charley Cohen, rhumatologue à Paris (16e), ancien interne des hôpitaux de Paris et ancien chef de clinique à la faculté de médecine de Paris, auteur du livre "Mal de dos : le guide" aux éditions du Dauphin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_527363" class="wp-caption alignleft" style="width: 281px"><a href="http://www.vousnousils.fr/2012/05/21/mal-de-dos-les-profs-doivent-apprendre-aux-eleves-a-bien-se-tenir-527362/cc" rel="attachment wp-att-527363"><img class="size-full wp-image-527363 " title="Charley Cohen" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/05/CC.jpg" alt="Charley Cohen" width="271" height="413" /></a><p class="wp-caption-text">Charley Cohen</p></div>
<h3>Quels enseignants sont les plus exposés au mal de dos ?</h3>
<p>Deux types d'enseignants y sont particulièrement sujets. Ceux qui restent statiques, lorsqu'ils corrigent les copies ou qu'ils travaillent en se penchant sur un ordinateur ou devant des copies avec le dos rond et la tête en avant. Et ceux qui font un effort physique important : les professeurs de sports et les enseignants en maternelle qui sont amenés à porter des enfants. D'une manière générale, les enseignants ne sont pas particulièrement une population à risque.</p>
<h3>Y a-t-il plusieurs types de mal de dos ?</h3>
<p>Oui. La douleur lombaire en bas du dos est la plus courante : c'est "le mal de reins", avec parfois des complications comme la "sciatique" lorsque la douleur descend dans la jambe, ou la "cruralgie" lorsque l'on a mal sur le devant de la cuisse. Les douleurs cervicales, également fréquentes, surviennent lorsque l'on reste mal assis de manière prolongée, avec sa complication : la névralgie cervico-brachiale, une compression du nerf du cou qui irradie dans le membre supérieur. La dorsalgie est aussi très fréquente, surtout chez les femmes, avec des douleurs au milieu du dos.</p>
<h3>On dit que le mal de dos peut avoir des origines psychosomatiques : qu'en pensez-vous ?</h3>
<p>Un enseignant déprimé peut avoir mal au dos. Des problèmes personnels ou un manque de reconnaissance dans son travail peuvent s'extérioriser par une douleur et révéler une zone fragile du corps. Mais ce n'est pas que dans la tête ! La gestion de classes surchargées ou, plus généralement, un mauvais stress auront tendance à générer des douleurs dans le cou et le milieu du dos. Un stress excessif abaisse le seuil de tolérance à la douleur.</p>
<h3>Quels conseils donner aux enseignants qui souffrent de mal de dos ?</h3>
<p>Face à la classe, la position debout n'est pas risquée mais je leur conseille de prendre des appuis le plus possible, sur un plan de travail ou contre un mur. Assis, il faut veiller à garder une bonne position. Malheureusement, le mobilier est souvent inadapté : il faudrait des chaises réglables pour s'adapter à la hauteur du plan de travail.</p>
<p>Il est important d'avoir un dos musclé et de faire régulièrement des "abdos", en veillant à ne pas se cambrer et à maintenir plaquée au sol la région lombaire. Car il ne faut pas l'oublier, la sangle abdominale protège le bas du dos. Le sommeil est un autre paramètre important : il faut trouver le moyen de bien dormir, faute de quoi son seuil de tolérance à la douleur va diminuer. Ensuite, c'est du bon sens : un matelas ferme mais surtout pas trop mou, pas de café ni de repas trop copieux avant de dormir...</p>
<h3>Comment se soigner ?</h3>
<p>Si le mal de dos est de plus en plus fréquent, de nombreux moyens permettent de le traiter. En cas de douleurs intenses, des médicaments peuvent être prescrits : un anti– inflammatoire associé à une protection pour l'estomac. Pour toutes les douleurs chroniques ou intenses, des injections locales superficielles d'anti-inflammatoires avec anesthésiant peuvent être pratiquées. Des infiltrations de cortisone, sous contrôle radio, sont une solution en cas de sciatique rebelle. La kinésithérapie est également à privilégier, notamment pour apprendre à faire des étirements et à se relaxer. Sur le long terme, je conseille aux enseignants de pratiquer régulièrement le sport qu'ils aiment. Ce peut être la marche à pied, le cheval ou le tennis... Peu importe, à condition d'un bon échauffement et d'une bonne pratique.</p>
<h3>Les enseignants ont-ils un rôle à jouer dans la prévention de ces maux ?</h3>
<p>Bien sûr et la prévention est cruciale chez les enfants. C'est dès l'enfance que l'on prend de mauvaises habitudes et que l'on s'expose à des problèmes de dos plus tard. Les enseignants doivent apprendre aux élèves à bien se tenir sur leur chaise et à garder le buste bien droit. Le poids des cartables reste un problème. Aucun élève ne devrait porter plus de 10% de son poids.</p>
<h3>Quand faut il vraiment s'inquiéter de problèmes de dos ?</h3>
<p>Il faut s'en préoccuper quand la douleur persiste, lorsqu'elle irradie dans un membre. Et surtout lorsqu'elle n'est pas due seulement aux mauvaises postures et qu'elle persiste au repos. Raison de plus si elle réveille la nuit ! Le rôle du médecin est d'effectuer un diagnostic précis. Parfois, lorsque la douleur est suspecte, il faudra chercher une autre maladie.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/05/21/mal-de-dos-les-profs-doivent-apprendre-aux-eleves-a-bien-se-tenir-527362/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Enseigner avec Prezi pour dynamiser ses cours</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/05/15/enseigner-avec-prezi-pour-dynamiser-ses-cours-2-526381?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=enseigner-avec-prezi-pour-dynamiser-ses-cours-2</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/05/15/enseigner-avec-prezi-pour-dynamiser-ses-cours-2-526381#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 08:13:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Doladille</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[cartes heuristiques]]></category>
		<category><![CDATA[dynamiser ses cours]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[enseigner avec prezi]]></category>
		<category><![CDATA[exercices interactifs]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation pédagogique]]></category>
		<category><![CDATA[powerpoint]]></category>
		<category><![CDATA[présentations]]></category>
		<category><![CDATA[prezi]]></category>
		<category><![CDATA[tice]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=526381</guid>
		<description><![CDATA[Très utiles pour illustrer un cours ou enrichir un exposé, les présentations type Powerpoint ne sont pas assez ludiques pour capter l'attention des élèves bien longtemps. Prezi est une alternative gratuite qui permet de dynamiser les présentations trop monotones.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/05/prezi-logo1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-526382" title="Prezi" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/05/prezi-logo1-300x133.jpg" alt="Prezi" width="300" height="133" /></a>La majorité des enseignants a aujourd'hui remplacé les vieux rétroprojecteurs à transparents par des Powerpoint vidéoprojetés. Mais cette pratique se banalisant, il devient difficile de retenir l'attention des élèves avec un Powerpoint, même très bien conçu. L'application Prezi offre une alternative innovante à ces logiciels de présentation peu ludiques.   </p>
<h3>Qu'est-ce que Prezi ?</h3>
<p><strong>Prezi</strong> est une <strong>application permettant de créer des présentations dynamiques</strong>. Les Powerpoint classiques se résument souvent à quelques diapositives, composées de gros blocs de texte, parfois illustrées par une image ou un gif, qui défilent de manière linéaire les unes à la suite des autres. La plupart des élèves décrochent au bout de quelques <em>slides</em> !</p>
<p>Dans un "<strong>prezi</strong>", il n'est pas question de <strong>diapositives</strong>. L'utilisateur dispose d'une surface illimitée, où il peut agencer à sa guise les éléments multimédia souhaités : <strong>photos, vidéos, sons, PDF, et même fichiers Powerpoint </strong>. Il peut ensuite naviguer librement entre ces éléments multimédia, y ajouter des <strong>effets de zoom ou de rotation</strong> afin de dynamiser la présentation et de conserver l'attention des élèves.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Exemple de "prezi"</span></p>
<div class="prezi-player"><object id="prezi_boa21ytdaoxy" width="550" height="400" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="opaque"></param><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="flashvars" value="prezi_id=boa21ytdaoxy&amp;lock_to_path=0&amp;color=ffffff&amp;autoplay=no&amp;autohide_ctrls=0" /><param name="src" value="http://prezi.com/bin/preziloader.swf" /><embed id="prezi_boa21ytdaoxy" width="550" height="400" type="application/x-shockwave-flash" src="http://prezi.com/bin/preziloader.swf" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="prezi_id=boa21ytdaoxy&amp;lock_to_path=0&amp;color=ffffff&amp;autoplay=no&amp;autohide_ctrls=0" / wmode="opaque" ></object></div>
<div class="prezi-player"><em><a title="Brief History of life" href="http://edu.prezi.com/showcase/27793/AP-Bio-Evolution-6-Brief-History-of-Life/" target="_blank">Retrouver cette présentation sur Prezi</a></em></div>
<div class="prezi-player"></div>
<p><a title="Site Internet de Prezi" href="http://prezi.com/" target="_blank">Prezi est <strong>disponible sur Internet</strong></a>, et nécessite donc une connexion pour être utilisé. Cependant, les "prezi" réalisés en ligne peuvent être téléchargés et visionnés hors ligne.</p>
<p><strong>Prezi est gratuit</strong> dans sa version la plus simple, qui propose 100 Mo d'espace de stockage. <strong>Les enseignants et étudiants </strong>peuvent bénéficier d'une licence gratuite qui leur donne accès à <strong>500 Mo de stockage</strong> et la possibilité de rendre privés les "prezi" réalisés en ligne (ce qui est impossible dans la version de base, tous les "prezi" élaborés étant automatiquement publics).</p>
<h3>Fonctionnement de Prezi</h3>
<p>Après s'être inscrit sur le <a title="Inscription à Prezi" href="http://prezi.com/pricing/" target="_blank">site de Prezi </a>(de préférence avec son adresse académique pour obtenir la <strong>licence gratuite</strong> qui offre plus de mémoire de stockage), l'utilisateur peut immédiatement commencer à créer des présentations. <a title="Formation générale des adultes de la Montérégie" href="http://www.fgamonteregie.qc.ca/spip/spip.php?sommaire" target="_blank">La Formation générale des adultes de la Montéregie</a>, qui oeuvre à l'intégration des TIC dans les pratiques pédagogiques au Québec, a mis en ligne un <a title="Guide de Prezi à destination des enseignants" href="http://fgamonteregie.qc.ca/spip/IMG/pdf/Petit_guidePrezi_aout2011.pdf" target="_blank">petit guide très complet à destination des enseignants</a>, expliquant pas à pas comment maîtriser les fonctionnalités de base.</p>
<h3>Quelques pistes pour l'exploitation pédagogique de Prezi</h3>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les fonctionnalités de base</span></p>
<p>Les fonctionnalités de base permettent déjà quelques <strong>exploitations pédagogiques</strong> intéressantes de l'application.</p>
<p>La <strong>fonction de zoom</strong>, très puissante, permet d'isoler un mot dans un texte ou une date dans une frise chronologique, afin de l'étudier plus en détail. Prezi gérant plusieurs niveaux de lecture, le zoom peut faire apparaître des informations complémentaires comme une définition, une image, une vidéo d'illustration :</p>
<div class="prezi-player"><object id="prezi_ac-c6gx4cgcp" width="550" height="400" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="opaque"></param><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="flashvars" value="prezi_id=ac-c6gx4cgcp&amp;lock_to_path=0&amp;color=ffffff&amp;autoplay=no&amp;autohide_ctrls=0" /><param name="src" value="http://prezi.com/bin/preziloader.swf" /><embed id="prezi_ac-c6gx4cgcp" width="550" height="400" type="application/x-shockwave-flash" src="http://prezi.com/bin/preziloader.swf" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="prezi_id=ac-c6gx4cgcp&amp;lock_to_path=0&amp;color=ffffff&amp;autoplay=no&amp;autohide_ctrls=0" / wmode="opaque" ></object></div>
<div class="prezi-player"><em><a title="Cell Bio" href="http://prezi.com/ac-c6gx4cgcp/cell-bio/" target="_blank">Retrouver cette présentation sur Prezi</a></em></div>
<p> </p>
<p>Attention cependant à ne pas en abuser, au risque de lasser les élèves et de perdre rapidement leur attention.</p>
<p>Contrairement aux présentations qui utilisent un défilement de diapositives linéaire, dans un "prezi", l'utilisateur n'est pas obligé de suivre le <strong>déroulement programmé de la présentation.</strong> Il peut se déplacer manuellement pour atteindre l'élément souhaité, <strong>zoomer sur n'importe quelle partie du "prezi"</strong> grâce à la molette de la souris. Cette fonctionnalité est très utile lorsqu'il faut dévier légèrement du cours prévu, pour revenir sur un élément mal assimilé, par exemple.</p>
<p>La fonctionnalité <a title="Prezi Meeting" href="http://prezi.com/learn/work-together-real-time-prezi-meeting/" target="_blank">"Prezi meeting"</a> peut également se révéler utile en classe. Grâce à elle, 10 personnes peuvent <strong>intervenir sur le Prezi en même temps</strong>. Le lien vers le Prezi restant actif une semaine, les élèves peuvent poursuivre à la maison le travail commencé en cours. Une fonction vraiment pratique pour les travaux de groupe.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<p><span style="text-decoration: underline;">Maternelle/primaire</span></p>
<p>Stephanie Greer, intégratrice TICE dans une école, propose sur son <a title="Blog Clickbrick" href="http://clickbrick.wordpress.com/2011/03/08/using-prezi-in-the-early-elementary-classroom/" target="_blank">blog Clickbrick </a>(en anglais) des pistes pour utiliser Prezi avec de jeunes élèves de maternelle et primaire.</p>
<p>Elle suggère entre autres de créer avec l'application des <strong>histoires interactives</strong> sur le modèle d'un <strong>livre électronique</strong>. L'enseignant peut ainsi s'attarder sur chaque illustration et chaque texte, puis "tourner la page" grâce au bouton fléché pour poursuivre l'histoire. A la fin du "prezi", l'enseignant peut insérer un petit <strong>questionnaire de compréhension de l'histoire</strong>, dans lequel les réponses s'afficheraient après un zoom puissant sur la question concernée.</p>
<p>L'enseignante conseille également Prezi pour regarder des <strong>vidéos Youtube</strong> avec ses élèves. En effet, une fois intégrées dans un "prezi", les vidéos sont automatiquement débarrassées de toute publicité ou contenu contextuel potentiellement inapproprié pour de jeunes enfants.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Collège/Lycée/supérieur</span></p>
<p>Stéphane Lavoie, conseiller pédagogique au <a title="Voir le site du RECIT" href="http://www.recit.qc.ca/" target="_blank">RECIT</a>, propose <a title="Utilisation de Prezi dans le secondaire et le supérieur" href="https://docs.google.com/present/view?id=dfq7b2tx_132dtvszhf3" target="_blank">d'autres utilisations intéressantes de Prezi pour les classes supérieures.</a> Il conseille notamment à l'enseignant de tirer parti du mode "Edition" de Prezi pour créer des <strong>exercices interactifs</strong> durant le cours. Par exemple, l'enseignant peut créer un diagramme vide dans un "prezi" et inviter l'élève à le remplir avec des éléments disséminés dans la surface de présentation.</p>
<p>Prezi peut également être utilisé pour créer des <strong>cartes heuristiques simples</strong>.</p>
<div class="prezi-player">
<p><object id="prezi_88wv5es9moqa" width="550" height="400" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="opaque"></param><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="flashvars" value="prezi_id=88wv5es9moqa&amp;lock_to_path=0&amp;color=ffffff&amp;autoplay=no&amp;autohide_ctrls=0" /><param name="src" value="http://prezi.com/bin/preziloader.swf" /><embed id="prezi_88wv5es9moqa" width="550" height="400" type="application/x-shockwave-flash" src="http://prezi.com/bin/preziloader.swf" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="prezi_id=88wv5es9moqa&amp;lock_to_path=0&amp;color=ffffff&amp;autoplay=no&amp;autohide_ctrls=0" / wmode="opaque" ></object></p>
<div class="prezi-player"><em><a title="Brief History of life" href="http://prezi.com/88wv5es9moqa/kinetic-theory-mind-map/" target="_blank">Retrouver cette présentation sur Prezi</a></em></div>
</div>
<p>Il existe de nombreuses autres manières d'utiliser Prezi en classe. Son site dispose d'ailleurs d'une <a title="Prezi Education" href="http://edu.prezi.com/" target="_blank">section Prezi U</a>, sorte de réseau social réservé aux enseignants utilisateurs de l'application. On peut y découvrir les derniers "prezi" publiés par la communauté et y piocher quelques bonnes idées pour ses propres cours !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/05/15/enseigner-avec-prezi-pour-dynamiser-ses-cours-2-526381/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Anorexie : &quot;il faut faire de la prévention au collège&quot;</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/05/14/anorexie-il-faut-faire-de-la-prevention-au-college-526966?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=anorexie-il-faut-faire-de-la-prevention-au-college</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/05/14/anorexie-il-faut-faire-de-la-prevention-au-college-526966#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 May 2012 12:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Centofanti</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[adolescents]]></category>
		<category><![CDATA[alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[anorexie]]></category>
		<category><![CDATA[anorexique]]></category>
		<category><![CDATA[Christelle Mansour]]></category>
		<category><![CDATA[collège]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[enseignant]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[médecin scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[Poutoune]]></category>
		<category><![CDATA[prévention]]></category>
		<category><![CDATA[psychologue]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[troubles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=526966</guid>
		<description><![CDATA[Christelle Mansour, 34 ans, est professeur des écoles en Classe d’inclusion scolaire (CLIS) à Bourg-en-Bresse. Elle vient de publier "Poutoune", l’histoire de son enfermement progressif dans l’anorexie à 13 ans. Invitée de l’émission Sept à Huit présentée par Harry Roselmack sur TF1 le 18 mars dernier, elle livre à VousNousIls.fr des conseils pour les profs confrontés à la maladie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.vousnousils.fr/2012/05/14/anorexie-il-faut-faire-de-la-prevention-au-college-526966/anorexie" rel="attachment wp-att-526967"><img class="alignleft size-medium wp-image-526967" title="Christelle Mansour" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/05/Anorexie-262x300.jpg" alt="Christelle Mansour" width="262" height="300" /></a>Pourquoi avoir choisi d'écrire un livre sur l'anorexie ?</h3>
<p>J'ai commencé à écrire en mars 2007, alors que j'étais en congé longue maladie ; mes problèmes ayant débuté en 1989, à l'âge de 13 ans. L'anorexie c'est comme une grande dépression. L'écriture m'a permis de me raccrocher à quelque chose... Et puis je veux laisser une trace et expliquer à ma fille de 8 ans pourquoi j'ai fait une tentative de suicide et pourquoi sa maman ne mange pas comme tout le monde. Je ne m'alimente que le soir, le plus souvent quand elle est couchée ou quand elle regarde la télévision en me tournant le dos. Ce livre me permet aussi de dire à quel point l'anorexie est une maladie grave. On peut facilement s'y enfoncer, il faut intervenir le plus tôt possible. Problème : en France, on manque de structures adaptées, à l'image de la Maison de Solenn. Après 20 ans, on se retrouve démunie. Il faut une prise en charge globale, avec une équipe pluridisciplinaire.</p>
<h3>Quand on est enseignant, à quel moment faut-il signaler un cas au médecin scolaire ou à l'infirmière de l'établissement ?</h3>
<p>Dès le moindre doute, il faut en parler ! Il est important de faire de la prévention en classe à partir de la 4e/3e, à condition de ne pas le faire n'importe comment. Il faut faire réfléchir les élèves, avec l'appui d'un psychologue, prendre en compte leurs préoccupations : pour beaucoup de jeunes filles, c'est notamment de rentrer dans un pantalon slim. Mais il faut qu'elles se rendent compte de la pression de la société, du culte pour le parfait. Est-ce que la vie de top modèle c'est le bonheur ? Est-ce que les photos en une des magazines féminins, retouchées sur Photoshop, c'est la vraie vie ?</p>
<h3>Faut-il prévenir les parents et quels signes doivent alerter les enseignants ?</h3>
<p>Bien sûr, il faut en parler aux parents. Pour sortir de l'anorexie, ou du moins s'en extraire le plus possible, l'aide de psychothérapeutes est souvent indispensable. Et si une thérapie familiale peut venir compléter le travail fait avec le médecin, c'est l'idéal. Il faut un lieu pour pouvoir se dire les choses et aussi que les parents puissent comprendre sans culpabiliser. S'en sortir toute seule, c'est illusoire. Il m'a fallu quatre ans pour me considérer malade. Les signes qui doivent alerter sont essentiellement un amaigrissement rapide, des repas difficiles et une hyperactivité.<!--encart--></p>
<h3>Qu'est-ce qui vous a fait réagir ? Et à l'inverse qu'est ce qui ne fonctionnait pas ?</h3>
<p>Pour moi, ça a duré très longtemps. J'ai pesé entre 27 et 31 kilos pendant quinze ans. Aujourd'hui, j'en pèse 45, tout en faisant beaucoup de sport mais je ne m'imagine pas remonter à 50 kg. Lors de mon hospitalisation en 1997, pendant deux ans et demi dans une clinique à Grenoble, clinique « ouverte », j'ai pris conscience que le corps médical n'était pas contre moi. Ce qui m'a le plus aidée, c'était mon projet de devenir maman un jour et l'envie d'exister pour quelqu'un. A l'inverse, mes mises en isolement dans différents hôpitaux d'Alsace, avec le sentiment d'être gavée comme une oie, ont été catastrophiques. Je n'avais ni téléphone, ni radio, ni télé, ni personne à qui parler. C'était la prison. C'était à côté de la plaque : à peine sortie, je reperdais tout le poids imposé, car je ne l'acceptais pas. C'était peut-être vital, mais je pense qu'il y a moyen de faire autrement. Cela peut fonctionner au tout début, car cela peut créer un électrochoc. Mais très vite, on s'installe dans des rituels rassurants et ma vie tournait autour d'eux. Tout est planifié, calculé, on s'inflige de continuelles brimades et c'est ainsi que l'on se sent plus forte... Pour éviter cela, il faut au contraire garder un lien avec ses amis, avec la vie. La grande question, à laquelle je n'ai pas de réponse, c'est de savoir si j'aurais sombré de la même façon si mes parents n'avaient pas déménagé, ce qui m'a fait perdre ma meilleure amie et le garçon dont j'étais amoureuse.</p>
<h3>Etes-vous guérie aujourd'hui ?</h3>
<p>Je vais mieux mais j'aurai toute ma vie un rapport particulier avec la nourriture. Par exemple, jamais plus je ne mangerai de frites ni de steak haché. Si j'arrive à remanger du jaune d'œuf, ce sera une grande victoire ! Une fois par semaine, je vois une psychiatre. Elle m'aide beaucoup. J'ai perdu 20 ans de ma vie mais aujourd'hui j'ai conscience d'exister et ça me donne des ailes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/05/14/anorexie-il-faut-faire-de-la-prevention-au-college-526966/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Comment protéger et préserver sa voix ?</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/05/07/comment-proteger-et-preserver-sa-voix-526553?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=comment-proteger-et-preserver-sa-voix</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/05/07/comment-proteger-et-preserver-sa-voix-526553#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 May 2012 09:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Delphine Barrais</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[aphonie]]></category>
		<category><![CDATA[classe]]></category>
		<category><![CDATA[cordes vocales]]></category>
		<category><![CDATA[cours]]></category>
		<category><![CDATA[économiser]]></category>
		<category><![CDATA[enrouement]]></category>
		<category><![CDATA[enseignant]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[parler]]></category>
		<category><![CDATA[préserver]]></category>
		<category><![CDATA[prof]]></category>
		<category><![CDATA[reposer]]></category>
		<category><![CDATA[voix]]></category>
		<category><![CDATA[voix fatiguée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=526553</guid>
		<description><![CDATA[Si certains enseignants n’auront jamais de difficultés, d’autres devront s’entraîner plusieurs années pour développer leur résistance, leur efficacité et leurs performances vocales. Voici quelques conseils et outils pour économiser sa voix et éviter laryngite, enrouement voire aphonie. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_526559" class="wp-caption alignleft" style="width: 209px"><a href="http://www.vousnousils.fr/?attachment_id=526559" rel="attachment wp-att-526559"><img class="size-medium wp-image-526559" title="Voix" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/05/voix-199x300.jpg" alt="Voix" width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Flickr/laurent.breillat</p></div>
<p>« Les jeunes instituteurs ne savent pas prendre soin de leur principal outil de travail, constate Linda Bsiri, formatrice en voix et auteure d'un guide de la voix pour les enseignants (1). Ils n'ont pas appris à l'économiser pour mieux la préserver. Pourtant quelques conseils avisés et un peu d'exercice peuvent leur faire gagner plusieurs années d'apprentissage en la matière. » De fait, selon <a title="Pour lire cette enquête" href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000368/index.shtml" target="_blank">une enquête </a>de la Mutuelle générale de l'éducation nationale (MGEN) menée en 2005 auprès des enseignants, un homme sur trois et une femme sur deux déclarent avoir souvent ou toujours des troubles de la voix.</p>
<h3>Progresser par étapes</h3>
<p>Prendre soin de sa voix, c'est d'abord la préparer. « C'est apprendre à bien respirer, explique Linda Bsiri, car le son repose sur le souffle. » Cela signifie utiliser toute la capacité respiratoire de ses poumons pour apporter un maximum d'oxygène aux muscles et cerveau. Concrètement, c'est respirer avec le ventre. « C'est aussi avoir une bonne posture des orteils aux oreilles, ajoute la formatrice. Il s'agit d'être bien ancré dans le sol, d'avoir les pieds posés à plat, de se tenir droit, les épaules ouvertes. »</p>
<h3>Produire les sons</h3>
<p>Après la préparation, vient la « fabrique » du son. Ce dernier commence toujours sans attaque, il est comme un athlète qui démarre doucement pour s'échauffer puis augmente l'intensité de son activité au fur et à mesure de la pratique. Il s'ouvre progressivement. L'air qui va actionner les cordes vocales, doit être amplifié. « L'idée est donc d'utiliser d'une part ce que j'appelle les résonateurs du crâne, ces éléments dont chacun peut prendre conscience en émettant de petits bourdonnements. Et d'autre part les éléments de la bouche qui vont donner leur forme au son, la langue et le palais. ».</p>
<h3>Donner du rythme à son discours</h3>
<p>Une voix fatiguée lasse l'auditoire, tout comme un discours sans rythme. Ce qui bien souvent amène l'enseignant à forcer sur sa voix pour récupérer l'attention de ses élèves.<br />
« Le registre de la voix et l'intensité des sons sont liés au rythme des propos, indique Linda Bsiri. Les enseignants qui ne veulent pas voir leur classe s'endormir et leur voix s'enrayer doivent jouer avec les graves, les aigus et la vitesse des mots. Sachant qu'un silence bien placé peu avoir le même effet que l'élévation du son de la voix. »</p>
<h3>Apprendre et s'entraîner</h3>
<p>Pour économiser sa voix, rien ne vaut une bonne <a title="Pour voir le site de Linda Bsiri " href="http://www.avivoix.com" target="_blank">formation</a>, un entraînement régulier ainsi qu'une bonne hygiène de vie. Préférer l'eau et les tisanes à l'alcool qui irrite les cordes vocales et aux boissons gazeuses qui favorisent l'acidité gastrique. Enfin, privilégier des environnements calmes et prendre soin de son sommeil. En effet, un corps fatigué et stressé produira une voix serrée sans répondant ni tonus.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/05/07/comment-proteger-et-preserver-sa-voix-526553/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Contrôle continu intégral à Strasbourg : &quot;non, la Licence ne sera pas bradée !&quot;</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/05/02/controle-continu-integral-strasbourg-non-licence-sera-pas-bradee-526043?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=controle-continu-integral-strasbourg-non-licence-sera-pas-bradee</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/05/02/controle-continu-integral-strasbourg-non-licence-sera-pas-bradee-526043#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 May 2012 07:14:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Centofanti</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle continu]]></category>
		<category><![CDATA[cursus]]></category>
		<category><![CDATA[diplôme]]></category>
		<category><![CDATA[études]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[examens]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[Frédérique Granet]]></category>
		<category><![CDATA[licence]]></category>
		<category><![CDATA[notes]]></category>
		<category><![CDATA[session]]></category>
		<category><![CDATA[Strasbourg]]></category>
		<category><![CDATA[UdS]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=526043</guid>
		<description><![CDATA[L’université de Strasbourg (UdS) a voté, le 17 avril, le passage au contrôle continu intégral en Licence. Une décision qui signifie la fin des sessions d’examens à partir de la rentrée prochaine pour les composantes volontaires et pour toutes en 2013. Une aubaine pour les étudiants ? Entretien avec Frédérique Granet, vice-présidente en charge de la formation à l’UdS.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_526044" class="wp-caption alignleft" style="width: 179px"><a href="http://www.vousnousils.fr/2012/05/02/controle-continu-integral-strasbourg-non-licence-sera-pas-bradee-526043/univ" rel="attachment wp-att-526044"><img class="size-full wp-image-526044" title="Vice-présidente université de Strasbourg" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/04/Univ.jpg" alt="Vice-présidente université de Strasbourg" width="169" height="217" /></a><p class="wp-caption-text">Frédérique Granet, vice-présidente de l</p></div>
<h3>Pour quelles raisons l'<a title="Voir le site de l'université de Strasbourg" href="http://www.unistra.fr/index.php?id=accueil" target="_blank">UdS</a> a-t-elle voté l'instauration du <a title="Voir dépêche AFP à ce propos" href="http://www.vousnousils.fr/2012/04/20/luniversite-de-strasbourg-adopte-le-controle-continu-integral-pour-ses-etudiants-525711" target="_blank">contrôle continu intégral</a> pour les trois années de Licence ?</h3>
<p>Les réflexions ont duré deux ans. Dès 2010, nous avons réfléchi aux pistes d'amélioration pour le contrat quinquennal 2013–2017. Lorsqu'on prépare le calendrier universitaire, dans le système actuel nous sommes contraints de réserver les semaines nécessaires à la tenue de deux sessions d'examens par semestre, pour dégager ensuite les semaines consacrées aux enseignements. C'est le monde à l'envers ! Nous constatons aussi trop d'abandons d'étudiants, notamment en première année, au retour des congés de la Toussaint, avant la première session d'examens. En passant au contrôle continu intégral, le rythme de travail est plus équilibré, la formation améliorée, le soutien à la réussite renforcé et la qualité de vie supérieure.</p>
<h3>Quelles sont les disciplines concernées ?</h3>
<p>A partir de 2013, le contrôle continu intégral sera la règle pour toutes les Licences. Et sur les 38 UFR (Unités de formation et de recherche) que compte l'UdS, une dizaine souhaite expérimenter le système dès septembre prochain. C'est le cas en lettres, philosophie, langues, physique, sciences de la vie, STAPS et de l'Ecole et observatoire des sciences de la Terre (EOST). La faculté de chimie y songe également.</p>
<h3>Y a-t-il eu des réticences et si oui lesquelles ?</h3>
<p>Certaines composantes ont émis des doutes au départ. Tout changement important inquiète. Mais globalement, une fois que l'on a expliqué le système, c'est assez bien passé. Le conseil d'administration avait voté toutes les maquettes à l'unanimité en juillet 2011. Aujourd'hui, le climat est plutôt apaisé et les étudiants semblent assez satisfaits.</p>
<h3>Il s'agit donc de la fin de tous les partiels et, de fait, des rattrapages : comment les étudiants vont-ils être évalués ?</h3>
<p>Il y aura des incidences sur la formation et la pédagogie. Le règlement d'examens prévoit au moins 3 notes dans chaque unité d'enseignement (UE), sachant qu'aucune note ne peut compter pour plus de 50% dans la moyenne. Ces évaluations devront répondre à des modalités diversifiées. Il est aussi obligatoire de restituer la première évaluation corrigée avant de donner la suivante. L'université d'Avignon applique déjà ce mode d'examens depuis trois ans et le taux d'abandon des étudiants a fortement diminué (de 35% en 2008–2009 à 24% cette année).</p>
<h3>Pourquoi limiter ce mode d'évaluation aux étudiants en Licence ?</h3>
<p>A Strasbourg, en Master, on laisse le choix aux UFR, soit d'appliquer le contrôle continu intégral soit de préserver un système « classique » (écrits, mémoire, grand oral...). Depuis le début de la réforme LMD, la réglementation est beaucoup plus souple en Master.</p>
<h3>Comment ne pas risquer de créer une licence « bradée » ou, à l'inverse, sélective avec l'apparition de notes éliminatoires ?</h3>
<p>Les notes éliminatoires sont prohibées depuis <a title="Voir l'arrêté" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024457754&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id" target="_blank">l'arrêté licence de 2011</a>. Avec 3 notes au minimum par UE, nous voulons mettre fin aux notes couperets où tout se joue sur une épreuve. Au fond, si un bon étudiant est dans un mauvais jour lors d'un examen, il peut rater son semestre et le système actuel peut ne pas révéler le niveau réel d'un étudiant. Quant à une Licence « bradée », ce ne sera pas le cas ! Des mécanismes pallient ce risque. Les coefficients des UE viennent garantir des équilibres. L'arrêté licence de 2002 prévoyait une palette de coefficients de 1 à 3, contre 1 à 5 avec le nouvel arrêté qui entrera en vigueur sur ce point en septembre.</p>
<h3>Les enseignants-chercheurs auront-ils plus de copies à corriger ?</h3>
<p>Les étudiants qui avaient raté la session 1, n'allaient pas forcément en session 2. Nous corrigerons donc plus de copies, mais pas beaucoup plus. Car si l'étudiant est mieux suivi toute l'année, une copie devrait être meilleure et il sera donc plus facile et rapide de la corriger. Et en termes de méthodologie, l'étudiant comprendra plus vite ce qu'on lui demande. Au fil des évaluations répétées, les étudiants vont mieux combler leurs lacunes. Le caractère formatif des évaluations a pour objectif de mieux former les étudiants et de favoriser la réussite.</p>
<h3>La durée des semestres sera-t-elle raccourcie du fait de l'absence d'examens finaux ?</h3>
<p>Nous veillons à ce que l'année dure 10 mois calendaires, ce qui importe pour les boursiers. Par contre, l'organisation va changer. Actuellement, il y a 12 à 13 semaines de cours selon les UFR et 2 à 3 semaines d'examens par semestre en session 1. Dans le futur, on aura toujours 16 semaines pour planifier enseignements et évaluations. Cela va fluidifier les séquences, sachant qu'il y aura des adaptations pour les étudiants salariés.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/05/02/controle-continu-integral-strasbourg-non-licence-sera-pas-bradee-526043/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Triche, fraude, plagiat : les profs s&#039;organisent</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/04/23/triche-fraude-plagiat-les-profs-s-organisent-525564?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=triche-fraude-plagiat-les-profs-s-organisent</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/04/23/triche-fraude-plagiat-les-profs-s-organisent-525564#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 15:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Centofanti</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[anti-sèche]]></category>
		<category><![CDATA[antisèche]]></category>
		<category><![CDATA[bac]]></category>
		<category><![CDATA[baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[copier]]></category>
		<category><![CDATA[copier-coller]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[examnes]]></category>
		<category><![CDATA[fraude]]></category>
		<category><![CDATA[loys bonod]]></category>
		<category><![CDATA[net]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[plagiat]]></category>
		<category><![CDATA[profs]]></category>
		<category><![CDATA[smartphone]]></category>
		<category><![CDATA[triche]]></category>
		<category><![CDATA[tricherie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=525564</guid>
		<description><![CDATA[Rares sont les enseignants à n’avoir jamais été confrontés à la tricherie dans une copie d’élève ou lors d’un examen. Dès le primaire, mais surtout au collège puis au lycée et à l’université, les profs tentent de trouver des parades.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_513364" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/04/école.jpg" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-513364 " title="école" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2011/09/école-300x225.jpg" alt="école" width="240" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">alamosbasement/Flickr</p></div>
<p>70% des étudiants avouent avoir déjà triché au cours de leur scolarité. C'est ce que révèle l'étude réalisée auprès de 1815 étudiants par les chercheurs nantais Pascal Guibert et Christophe Michaut<SUP>(1)</SUP>. L'école primaire n'est pas épargnée. « Un de mes élèves en CE2 vient d'être pris "la main dans le sac" : il a sorti sur ses genoux son livre de français », confie Pauline<SUP>(2)</SUP>, professeur des écoles dans les Yvelines. Résultat : des réprimandes, un mot aux parents et l'évaluation à refaire entre quatre yeux pendant la récréation. Pauline nuance : « Ce genre de cas reste rare, la tricherie des élèves consiste essentiellement à copier sur le voisin, ils sont très forts à cet exercice ! » Pour décourager les tentations, l'institutrice a ses astuces : « Je leur demande de séparer leurs tables avec des classeurs lors des évaluations ou de certains exercices (dictée, tables de multiplications...) Ils sont encore petits et n'ont pas les idées d'antisèches. Mais c'est embêtant qu'ils copient : il m'est déjà arrivé de ne pas me rendre compte des difficultés d'un élève avant qu'il ne change de voisin. »</p>
<h3>Le fléau des smartphones</h3>
<p>Au collège et au lycée, <a href="http://www.vousnousils.fr/2011/06/16/triche-au-baccalaureat-les-nouvelles-techniques-de-fraude-507841" target="_blank" title="Triche au baccalauréat : les nouvelles techniques">la triche gagne du terrain</a>. Sonia, prof de maths dans un lycée du Rhône, y est confrontée « comme tout enseignant ». « L'antisèche dans la trousse existe toujours. Les plus futés utilisent leurs calculatrices afin d'y rentrer leurs formules et il est très difficile de contrôler ! » Mais l'enseignante relativise : « Tous mes terminales STG, une série où la calculatrice est autorisée le jour du bac, profitent de cet outil comme d'un "aide-mémoire". L'essentiel c'est de savoir appliquer les formules. »</p>
<p>Le véritable fléau repose sur les smartphones. Ces téléphones nouvelle génération permettent de photographier ses cours voire de se connecter à internet pendant une épreuve, telle cette élève qui, lors d'un devoir sur table, a recopié une page web en tapant le sujet sur Google ! Un phénomène « catastrophique », reconnaît Sonia, car difficile à juguler : « Les élèves n'ont plus de montres, le téléphone affiche l'heure ! Une grosse bataille pour les enseignants. »<!--encart--></p>
<h3>« La fraude existera toujours »</h3>
<p>L'expérience « pédagogique » de Loys Bonod, prof de lettres au lycée Chaptal à Paris, rappelle l'effet pervers du recours aveugle aux nouvelles technologies. Plus des trois-quarts de ses élèves de première ont été surpris à <a title="Pour en savoir plus sur cette expérience" href="http://www.vousnousils.fr/2012/03/26/triche-sur-internet-un-enseignant-piege-ses-eleves-524286" target="_blank">plagier un corrigé « consternant »</a> que l'enseignant avait rédigé et mis sur la toile. Interrogé par <em>VousNousIls</em>, il explique ce qu'a été sa réaction : « La fraude se développe de manière exponentielle. Mais <a href="http://www.vousnousils.fr/2011/11/09/lecole-de-la-triche-516193" target="_blank" title="Dans son livre 'L'école de la triche', la journaliste Marie-Estelle Pech fait une rétrospective de la triche depuis l'Antiquité">la triche a toujours existé</a> et existera toujours. »</p>
<p>La vraie question est, selon lui, celle de la qualité des contenus sur Internet : « elle n'a aucune espèce de rapport avec celle des "Profils" publiés (chez Hatier) par des auteurs spécialisés. Il y a avec le web un renoncement à la nécessaire autonomie de pensée, une forme de servitude et de dépendance. Par contrecoup, de nombreux professeurs renoncent à préparer les élèves au travail à la maison, à contrôler la lecture des œuvres, ce qui aggrave les difficultés. Bref, le web empêche de plus en plus les professeurs de lettres de travailler. »</p>
<h3>Des brouilleurs de téléphones ?</h3>
<p>La solution ? « C'est une question d'organisation », estime François Guénard, maître de conférence en mathématiques à l'université Paris-Sud (Orsay), auteur d'un <EM>Anti-manuel de la triche, à destination du ministre, des parents et des profs</em> à paraître le 22 août prochain aux éditions Jean-Claude Gawsewitch. « Trop de profs ne surveillent pas assez les examens », dénonce cet ancien membre du jury du concours Centrale. « Le point d'entrée dans la triche ce sont les TPE (travaux personnels encadrés) en Première. En recopiant Wikipédia, les lycéens n'ont pas l'impression de tricher car ils ne sont pas sensibilisés. » A l'université, la difficulté pourrait être facilement réglée, selon François Guénard : « il suffit de créer de vraies salles d'examens, de les isoler et de les équiper de brouilleurs de téléphones portables. » Problème : le législateur n'autorise le brouillage que pour les salles de spectacles.</p>
<p>« Se prémunir contre la fraude est impossible pour le travail à la maison et de plus en plus difficile en classe », résume Loys Bonod. « On peut chercher des textes non commentés sur le web mais ce sera de moins en moins possible, et surtout c'est renoncer aux grands textes qui fondent notre culture commune. » Les détecteurs de plagiat ? « Ils ne valent que pour les travaux remis sous une forme numérique, ce qui n'est pas le cas des exercices au lycée. » Quant à l'expression orale, chronophage, « elle met en œuvre des compétences différentes de l'expression écrite », souligne Loys Bonod.</p>
<p>Pour François Guénard, « la triche est d'abord un problème moral. » Et au-delà des sanctions, « il en va de l'image d'un diplôme auprès des employeurs. Le système, notamment pour les concours des grandes écoles, est basé sur la confiance. S'il y a fraude et que cela se sait, tout s'effondre. » La <a title="Retour sur l'historique de cette fuite" href="http://www.vousnousils.fr/dossier/bac-2011" target="_blank">fuite au bac S en 2011</a> en est l'illustration.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/04/23/triche-fraude-plagiat-les-profs-s-organisent-525564/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Devoirs à la maison : peut-on s&#039;en passer ?</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/04/16/devoirs-a-la-maison-peut-on-sen-passer-525469?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=devoirs-a-la-maison-peut-on-sen-passer</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/04/16/devoirs-a-la-maison-peut-on-sen-passer-525469#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 08:36:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Delphine Barrais</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Ce soir pas de devoirs]]></category>
		<category><![CDATA[devoirs]]></category>
		<category><![CDATA[devoirs à la maison]]></category>
		<category><![CDATA[devoirs maison]]></category>
		<category><![CDATA[Educations]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[exercices]]></category>
		<category><![CDATA[FCPE]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=525469</guid>
		<description><![CDATA[Le site Internet « Ce soir pas de devoirs » relance le débat sur l'utilité du travail à la maison en appelant à « une quinzaine sans devoirs ». Enseignants et parents d’élèves se saisissent de l’opération pour revenir sur une pratique pourtant interdite depuis 1956 !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_525470" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.flickr.com/photos/drie0100/6941739633/sizes/z/in/photostream/" target="_blank" title="Cliquez pour voir cette photo sur Flickr"><img src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/04/homework-devoirs-maison-300x197.jpg" alt="Garçon faisant ses devoirs" title="homework devoirs maison" width="300" height="197" class="size-medium wp-image-525470" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : MarkGuitarPhoto/Flickr/CC</p></div>Officiellement, les devoirs à la maison ne devraient plus avoir cours. Une <a href="http://dcalin.fr/textoff/devoirs_1956.html" target="_blank" title="Le texte de la circulaire du 29 décembre 1956 sur les devoirs">circulaire de 1956</a> les interdit expressément pour les élèves à l'école élémentaire tandis qu'une circulaire de 1994 rappelle que les élèves ne doivent pas avoir de devoirs écrits en dehors du temps scolaire. Seules devraient être autorisées des récitations et petites lectures. La réalité est tout autre. D'où <a href="http://www.vousnousils.fr/2012/03/26/quinze-jours-sans-devoirs-a-partir-de-ce-soir-524274" target="_blank" title="Quinze jours sans devoirs à partir de ce soir : notre Fait du jour du 26 mars 2012">l'opération lancée par la FCPE, l'ICEM, le SIEN, l'AFEV et ATD Quart Monde</a>.</p>
<h3>Quinzaine sans devoirs</h3>
<p>Fédération, institut et ONG ont demandé aux acteurs de l'éducation (parents, enseignants, directeurs, accompagnateurs...) de mettre en pratique la fin des devoirs à la maison à partir du 26 mars et de <a href="http://cesoirpasdedevoirs.blogspot.fr/" target="_blank" title="Ce soir pas de devoirs : le site">s'exprimer en ligne sur un site dédié</a>. <em>« Personne n'a jamais prouvé l'utilité des devoirs à la maison qui ne font qu'accentuer les inégalités entre les enfants, selon qu'ils peuvent ou non bénéficier d'aide à la maison,</em> peut-on lire sur ce site. <em>De deux choses l'une : soit les élèves ont compris la leçon et réussi les exercices en classe, et on leur fait perdre leur temps en les empêchant de lire par exemple. Soit ce n'est pas le cas et ce n'est pas à la maison, hors de la présence de l'enseignant, qu'ils pourront y arriver mieux ! »</em></p>
<p>Alice, mère de 2 enfants en primaire, approuve l'initiative. <em>« Les enfants passent déjà de longues heures à l'école. Le soir ils ont besoin de se reposer et non de se lancer dans la résolution d'exercices parfois compliqués. Chaque soir c'est une vraie bataille pour les installer devant leurs devoirs. »</em> Pour Patrick, père d'un enfant en primaire, <em>« le problème n'est pas tant de s'atteler aux devoirs que de comprendre parfois ce qui est demandé. » </em></p>
<h3>Un débat sans réponse ?</h3>
<p>D'autres parents reconnaissent à l'inverse l'utilité des devoirs. <em>« L'un des enseignants de mon aîné ne donnait pas de devoirs lorsque nous vivions en région bordelaise</em>, se rappelle Sophie, mère de deux enfants.<em> Et j'avoue ne pas avoir trouvé cela très sérieux. Je crois que les enfants ont besoin de devoirs. Réviser seul à la maison est une habitude à prendre très tôt. Sans quoi, comment font-ils une fois arrivés au collège ? Pour ce qui est des prétendues inégalités, pour moi, elles n'existent pas. L'essentiel c'est d'être à côté de ses enfants lorsqu'ils font leurs devoirs, de les accompagner et non de faire à leur place. Les devoirs demandent à mon sens du temps et non des compétences. »</em></p>
<p>Amélie, professeur des écoles dans les Yvelines, a résolu la question des devoirs à l'école en donnant du temps aux élèves. <em>« Après six heures en classe, je pense que les enfants pourraient se passer de devoirs. Ils auraient tout intérêt à faire du sport ou pratiquer une activité culturelle, mais si je ne donne pas de devoirs, certains parents s'inquiètent... Alors je donne des exercices à faire d'une semaine sur l'autre pour que les enfants puissent se reposer le soir ou le week-end s'ils en ont besoin. »</em></p>
<h3>Faire parler les enfants</h3>
<p><em>« Qu'ils aient ou non des devoirs, ce qui est très important</em>, poursuit Amélie, <em>c'est amener les enfants à parler de leur journée pour qu'ils se rappellent ce qu'ils ont fait. Il faut les encourager à réutiliser les termes qu'ils viennent d'apprendre. » « Il faut que les enfants montrent à la maison ce qu'ils ont fait en classe et non qu'ils montrent en classe ce qu'ils ont fait à la maison, » </em>ajoute la FCPE qui assure que si les parents réclament des devoirs, c'est qu'ils sont souvent le seul lien proposé avec ce qui se passe en classe. <em>« Si on proposait d'autres modalités de communication avec les enseignants, d'autres façons d'accompagner la scolarité des enfants, les parents les adopteraient bien vite ! »</em> Peut-être serait-il temps de choisir de nouveaux moyens de communication, et d'appliquer les textes qui fêteront cette année leur 56<sup>ème</sup> année de vie. <em></em></p>
<p><BR />Et vous, qu'en pensez-vous ? <a href="http://www.vousnousils.fr/parlons-en/sondage/" target="_blank" title="Sondage : les devoirs à la maison, qu'en pensez-vous ?"><strong>Donnez votre avis dans notre sondage !</strong></a></p>
<p><BR /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/04/16/devoirs-a-la-maison-peut-on-sen-passer-525469/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mutations : la grogne des enseignants</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/04/10/mutations-la-grogne-des-enseignants-525166?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=mutations-la-grogne-des-enseignants</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/04/10/mutations-la-grogne-des-enseignants-525166#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 10:51:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Centofanti</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[académie]]></category>
		<category><![CDATA[académique]]></category>
		<category><![CDATA[cellule info mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[département]]></category>
		<category><![CDATA[effectifs]]></category>
		<category><![CDATA[enseignant]]></category>
		<category><![CDATA[Josette Théophile]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement]]></category>
		<category><![CDATA[mutation]]></category>
		<category><![CDATA[Mutez nous]]></category>
		<category><![CDATA[points]]></category>
		<category><![CDATA[professeur]]></category>
		<category><![CDATA[professeur des écoles]]></category>
		<category><![CDATA[rapprochement conjoints]]></category>
		<category><![CDATA[Snuipp-FSU]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=525166</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats des demandes de mutations enseignantes sont tombés il y a quelques jours. Les recalés, au premier rang desquels les profs du 1er degré, font part de leurs difficultés et critiquent un système « verrouillé ». De son côté, le ministère de l’Education nationale estime que le dispositif s’est amélioré mais qu’il se heurte à une inadéquation entre l’offre et la demande.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« L'idée de démissionner me trotte dans la tête », « je ne sais plus quoi faire », « je voudrais juste avoir une vie à côté de mon travail »... Nombreux sont les témoignages d'enseignants, ceux des écoles en tête, désespérés de voir leurs demandes de mutations interdépartementales rester lettres mortes, souvent plusieurs années. Et le problème s'accentue : selon le ministère de l'Education nationale, pour le premier degré, sur 16 956 demandes de mutation déposées, 4259 ont été satisfaites, soit un taux de satisfaction de 25%, contre 29% en 2011. « Cette variation est liée, en grande partie, à la réforme des retraites », explique Josette Théophile, directrice générale des ressources humaines du ministère. « D'une part, les enseignantes mères de trois enfants n'ont plus la possibilité de partir en retraite (après 15 ans d'ancienneté). D'autre part, on constate un allongement de la vie professionnelle avec des départs en retraite différés, donc moins de postes ». Le syndicat SNuipp-FSU dénonce un taux de satisfaction « historiquement faible », avec trois enseignants sur quatre « privés de mutation » en 2012. Ces derniers sont invités à signer <a title="Pour voir la pétition" href="http://www.snuipp.fr/Les-recales-s-adressent-au/" target="_blank">une pétition </a>pour interpeller Luc Chatel.</p>
<p>Pour le second degré, des freins existent selon les disciplines mais dans une moindre mesure : sur 18 028 demandes de mobilité géographiques (1), 7463 ont été satisfaites cette année, soit 41,4% de réponses positives. « Un taux stable », commente le ministère.</p>
<h3>Une quatrième demande refusée</h3>
<p>Karine est professeure des écoles à Chartres (Eure-et-Loir) et mère de deux enfants. Elle fait partie des enseignants à l'origine de la création, en septembre 2010, du collectif des « <a title="Voir le site du collectif" href="http://mutezmoi.over-blog.org/pages/les-mutez-nous-3651788.html" target="_blank">Mutez Nous </a>», composés d'enseignants en quête d'une mutation. Sa situation illustre les difficultés : domiciliée à Tours (Indre-et-Loire), elle effectue 3 h de trajet aller/retour par jour pour pouvoir enseigner. « Heureusement, je suis à mi-temps. Certains collègues travaillent à 900 km de chez eux ! » Mais le moral n'y est pas : sa demande de mutation en Indre-et-Loire pour rapprochement de conjoint vient de lui être refusée pour la 4e fois : « je ne comprends pas, je ne suis jamais absente ni malade. Je travaille et j'habite dans la même académie (celle du Centre) et malgré tout je ne peux pas bouger. » Problème : elle exerce dans un département dont il est difficile de partir, car traditionnellement déficitaire en enseignants. La conséquence ? « On perd un peu la foi dans notre métier et on culpabilise quand on apparaît épuisé devant ses élèves. J'exerce en ZEP avec des enfants qui ont pourtant besoin de beaucoup d'attention ! », indique Karine.</p>
<p>Malgré leur frustration, il arrive aussi que des enseignants « raccrochent » pour préserver leur vie familiale. D'autres essaient de bifurquer vers le privé. « Les suppressions de postes perturbent les mutations, assurer le contraire est risible », résume Karine, « le barème actuel est biaisé, il y a des passe-droits. Les inspecteurs d'académie deviennent très frileux à nous laisser partir, de peur de se retrouver en sous-effectifs et de se faire taper sur les doigts par les recteurs. » Les combines deviendraient la règle pour obtenir le maximum de « points », les dossiers médicaux se multiplient... « Le système académique crée des abus. En Touraine, où j'habite, des enseignants arrivent de la région parisienne, avec moins de points que moi ! » Karine résume : « Cela aboutit à une gestion inhumaine où nous ne sommes que des pions ».</p>
<h3>Rapprochement de conjoint : 46% des demandes satisfaites</h3>
<p>Josette Théophile, spécialiste du sujet au ministère, nuance : « nous mettons en place chaque année un dispositif unique qui permet aux enseignants d'exprimer leurs souhaits de mobilité, sachant que dans le 1er degré les enseignants ont passé <a title="Que signifie un concours académique ?" href="http://www.education.gouv.fr/cid1052/professeur-des-ecoles.html" target="_blank">un concours académique </a>! » Elle souligne que le dispositif s'est enrichi d'une plateforme téléphonique. La <a title="Plus d'infos sur la cellule &quot;Infos mobilité&quot;" href="http://www.education.gouv.fr/cid22808/enseignants-info-mobilite-0%A0810%A0111%A0110.html" target="_blank">cellule « info mobilité »</a> est accessible, par téléphone, une semaine avant la saisie des vœux. Josette Théophile précise néanmoins qu'« il y existera toujours un couperet. Notre intérêt est de satisfaire un maximum de gens pour qu'ils soient dans les meilleures conditions psychologiques. Ceci dit, les enseignants émettent des souhaits et nous y répondons en fonction des besoins et des priorités légales. » Ainsi dans le premier degré, 46% des demandes pour rapprochement de conjoint ont été satisfaites, 89% des demandes liées à un handicap.</p>
<p>Selon Josette Théophile, l'impact du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite reste « marginal ». En revanche, le choix de l'académie demandée est décisif, avec des écarts de 1 à 10 en termes de volumes de demandes. Parmi les académies les plus prisées : Bordeaux, Rennes, Grenoble, Aix-en-Provence, Nantes ou encore Lyon. A l'inverse de celles de Dijon, Reims, Versailles, Créteil ou encore de la Guadeloupe. « Je conseille aux enseignants de bien réfléchir aux départements limitrophes, afin de viser un endroit plus facile d'accès », ajoute Josette Théophile. Résultat, au bout de quatre ans d'ancienneté : la moitié des demandes sont satisfaites.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/04/10/mutations-la-grogne-des-enseignants-525166/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Existe-t-il un rythme scolaire idéal ?</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/04/02/existe-til-un-rythme-scolaire-ideal-524709?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=existe-til-un-rythme-scolaire-ideal</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/04/02/existe-til-un-rythme-scolaire-ideal-524709#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 10:01:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>-</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[fatigue]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert Montagner]]></category>
		<category><![CDATA[programmes]]></category>
		<category><![CDATA[rythmes scolaires]]></category>
		<category><![CDATA[semaine de 4 jours]]></category>
		<category><![CDATA[semaine de 4 jours et demi]]></category>
		<category><![CDATA[vacances]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=524709</guid>
		<description><![CDATA[L’éternelle question des rythmes scolaires revient au devant de la scène, via les propositions des candidats à l’élection présidentielle. Les réponses ne manquent pas. Professeurs, syndicats et expert s’expliquent, sans tout à fait s’accorder. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A la veille des élections, le débat sur les rythmes scolaires est rouvert. <a title="Pour voir son interview" href="http://www.vousnousils.fr/2012/03/30/francois-hollande-lecole-nest-pas-un-cout-mais-un-investissement-524574">François Hollande </a>qui préconise par exemple un retour à la semaine de 4 jours et demi a annoncé que « la réforme des <a title="Voir notre dossier sur les rythmes scolaires" href="http://www.vousnousils.fr/dossier/rythmes-scolaires">rythmes scolaires </a>serait une priorité ». Mais quelles réponses donner ?</p>
<h3>Choisir les bons critères</h3>
<p>Pour établir le rythme scolaire idéal, encore faut-il tenir compte des bons critères : rythme biologique des élèves, rythme social imposé par les familles (parents qui rentrent tard, famille séparée avec alternance de week-ends ou de semaines,...), temps nécessaire à la transmission des programmes établis...</p>
<p>Le psychophysiologiste <a title="En savoir plus sur les rythmes" href="http://www.inrp.fr/primaire/dossier_doc/dossier_doc4.htm" target="_blank">Hubert Montagner </a>explique que « les élèves en difficulté ou ceux qui connaissent une situation familiale délicate ont souvent besoin d'un peu de temps en arrivant à l'école pour retrouver une certaine sérénité et être réceptifs aux messages du professeur. » D'où l'idée de reporter l'abord des points essentiels d'un cours à la première heure de la journée.</p>
<p>Par ailleurs, l'attention des élèves serait maximale entre 9 h 30 et 11 h 30 puis de 15 heures à 16 h 30, créneaux dont la durée varie bien entendu selon l'âge. Dans tous les cas, les efforts intellectuels après le repas sont difficiles, tandis que les heures de fin de journée sont propices aux activités ludiques.</p>
<h3>Un débat nécessaire</h3>
<p>« C'est une bonne chose que le rythme scolaire soit à nouveau en débat, reconnaît Amélie, professeur des écoles dans les Yvelines. Toutes les études montrent que le rythme actuel ne convient pas aux enfants, tant sur la journée que dans l'année. » Mieux vaudrait, selon elle, des journées moins longues sur 5 jours « voire des vacances un peu diminuées pour le bien-être de tous, les enfants, les parents et nous, les enseignants. »</p>
<p>« La semaine de 4 jours est une erreur, ajoute Sophie, professeur dans le Maine-et-Loire qui a déjà expérimenté ce rythme. Elle nous laisse moins de souplesse car nous ne pouvons plus alléger exceptionnellement le programme à un moment où on sent les enfants fatigués. En concentrant le travail, la rêverie n'est plus de mise. »</p>
<p>« Concernant le raccourcissement des journées de cours, que feraient les enfants libérés plus tôt par l'école ?, rebondit Brigitte Barennes, secrétaire nationale à la pédagogie du SNALC. Les parents travaillent et il faudrait alors réfléchir à une prise en charge particulière à l'école ou au sein des collectivités. Ce qui implique de recruter du personnel compétent pour proposer des activités sportives et culturelles à valeur ajoutée qui bénéficieraient vraiment aux enfants. »</p>
<p>Réfléchir à la question des rythmes scolaires, « c'est s'interroger sur une prise en charge globale des enfants et sur les contenus des programmes, poursuit Brigitte Barennes. Alors que les élèves semblent écrasés par le poids des cours en secondaire, nous constatons plutôt une baisse du nombre d'heures de cours. Un élève de 3e aujourd'hui a suivi 800 heures de moins de français qu'un élève de 5e d'hier ! L'école est rendue responsable de la fatigue des élèves, mais l'invasion des écrans dans le quotidien des enfants n'y est-il pas pour quelque chose ? »</p>
<p><em><strong>Delphine Barrais</strong></em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/04/02/existe-til-un-rythme-scolaire-ideal-524709/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Echec scolaire : comment motiver un cancre ?</title>
		<link>http://www.vousnousils.fr/2012/03/23/echec-scolaire-comment-motiver-un-cancre-524185?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=echec-scolaire-comment-motiver-un-cancre</link>
		<comments>http://www.vousnousils.fr/2012/03/23/echec-scolaire-comment-motiver-un-cancre-524185#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 14:38:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Centofanti</dc:creator>
				<category><![CDATA[En pratique]]></category>
		<category><![CDATA[alain sotto]]></category>
		<category><![CDATA[cancre]]></category>
		<category><![CDATA[cancres.com]]></category>
		<category><![CDATA[classe]]></category>
		<category><![CDATA[échec scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[élèves en difficulté]]></category>
		<category><![CDATA[enseignant de français]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[mauvais élèves]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises notes]]></category>
		<category><![CDATA[nuls]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[primaire]]></category>
		<category><![CDATA[prof idéal]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vousnousils.fr/?p=524185</guid>
		<description><![CDATA[Le psychosociologue et neuropédagogue Alain Sotto(1), ancien cancre et fondateur du site internet « cancres.com », indique qu’il n’y a pas de fatalité à être « nul » un jour. Ce formateur explique comment les enseignants peuvent aider les cancres à sortir de la spirale de l’échec. Entretien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/03/Alain-Sotto.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-524303" title="Alain Sotto" src="http://www.vousnousils.fr/wp-content/uploads/2012/03/Alain-Sotto-300x225.jpg" alt="Alain Sotto" width="300" height="225" /></a>Qui sont exactement les cancres ? Des élèves inaptes ou juste stressés ?</h3>
<p>Il n'existe pas de profil type mais tous ont un point commun : la difficulté à être attentif, à faire exister dans leur tête ce qui est dit en classe. La transmission du savoir ne se fait pas. Parmi ces mauvais élèves, il y a celui qui ne comprend pas la langue scolaire, parce qu'il ne dispose pas du vocabulaire suffisant. Les mots de l'enseignant ne se traduisent pas en images de sens, or 90% des messages sont verbaux. Pour dire les choses trivialement, l'enfant se retrouve « à côté de la plaque » et, bien souvent, il s'ennuie ou se sent frustré. Dans ce cas, soit il se met à rêver, soit il s'amuse avec son stylo, ou bien il va donner un coup de coude à sa voisine pour bavarder... D'autres cancres n'ont tout simplement pas d'espace mental disponible. Ils peuvent avoir des problèmes familiaux et, même s'ils ont le vocabulaire, ils ne suivent pas le cours, se contentant d'être dans la réaction. Et puis, certains enfants ne veulent pas apprendre car ils ont décrété que ça ne les intéressait pas. Les cas de figure sont multiples.</p>
<h3>Vous avez vous-même fait partie des « nuls » à une époque. Quel a été le déclic ?</h3>
<p>J'avais de mauvaises notes à l'école. Je l'ai mal vécu car je me sentais inférieur aux autres. Quand on est enfant, la première chose dont on se rend compte c'est de la déception des parents et des enseignants. Curieusement, j'écoutais en classe mais dans le but de rebondir et de sortir une plaisanterie pour faire rire toute la classe. J'ai développé une compétence d'animateur. Le revers de la médaille c'est que j'étais souvent puni. Et puis un jour, un très bon enseignant de français, puis plus tard de philosophie, m'a fait confiance et m'a montré que j'avais une pensée propre. Tout d'un coup, j'avais une certaine valeur. Je me suis alors mis à lire, j'ai fait moins de fautes et j'ai eu mon bac de justesse, avant de décrocher plusieurs mentions à l'université.</p>
<h3>Quelle est la part de responsabilité des enseignants dans l'échec scolaire ?</h3>
<p>Avant la responsabilité des enseignants, je mettrais d'abord le cadre dans lequel on les a placés. Un prof d'histoire, par exemple, a bachoté pendant toutes ses études. Il dispose de tout l'équipement nécessaire pour enseigner sa matière. Le problème c'est qu'on ne l'a formé ni à la psychologie de l'enfant, ni à la manière dont on communique un message, ni à la dynamique de groupe ! Or la meilleure façon d'apprendre c'est de travailler en petits groupes, au travers d'ateliers pour aller chercher soi-même l'information. Il faut réduire la part d'enseignement magistral.</p>
<p>Aujourd'hui, il est malsain et invraisemblable de laisser un adulte au primaire devant 30 élèves. Si on mettait deux enseignants, devant les mêmes effectifs, il y aurait une réduction très importante de l'échec scolaire. Je l'ai expérimenté en co-animant dans une classe avec un enseignant : une dynamique se crée immédiatement, la classe devient un espace collaboratif, avec un jeu de paroles. Aujourd'hui, le scénario classe ne fonctionne plus. D'ailleurs, de plus en plus d'enseignants entrent en résistance pour dénoncer cette situation.</p>
<h3>Comment aider un cancre à s'en sortir ?</h3>
<p>C'est très compliqué car l'enseignant ne peut pas tout arrêter pour ne s'occuper que d'un ou deux élèves en difficulté. Ce qui est sûr : ce n'est pas en disant « peut mieux faire » à un élève qu'il va s'en sortir, c'est un pansement sur une jambe de bois ! Ce qui fonctionne c'est de créer une nouvelle mémoire qui va se substituer à la mémoire de l'échec. Cela ne peut se faire qu'en toute petite classe. La motivation est un acte intérieur. Elle ne peut venir que si le cancre expérimente la réussite et qu'il constate qu'il peut aller au bout d'un travail et en retirer du plaisir.</p>
<h3>A quoi ressemble le prof idéal ?</h3>
<p>Il n'est pas encore né ! Plus sérieusement, c'est celui qui est d'abord convaincu que l'intelligence est éducable, que c'est en installant un esprit collaboratif que l'on peut tirer tout le monde vers le haut. Ce qui n'empêche pas de noter les élèves. L'important c'est qu'aucun enfant ne reste sur le bord du chemin. Mais il ne faut pas s'y tromper, les enseignants sont les premiers à souffrir des échecs de leurs élèves mais ils se blindent pour avoir la force de retourner faire cours. L'enseignant idéal doit être capable d'enseigner aussi bien à des maternelles qu'à des étudiants. C'est un prof qui a beaucoup de culture et qui va toujours chercher à développer, en parallèle de la mémoire reproductive, la mémoire transformatrice, c'est-à-dire l'imagination.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vousnousils.fr/2012/03/23/echec-scolaire-comment-motiver-un-cancre-524185/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Database Caching 4/7 queries in 0,002 seconds using memcached
Object Caching 1390/1390 objects using memcached

Served from: www.vousnousils.fr @ 2012-05-23 21:36:13 -->

<!-- W3 Total Cache: Page cache debug info:
Engine:             disk: enhanced
Cache key:          categorie/en-pratique/feed/_index.xml_gzip
Caching:            enabled
Status:             not cached
Creation Time:      0,750s
Header info:
X-Pingback:         http://www.vousnousils.fr/xmlrpc.php
Content-Type:       text/xml; charset=UTF-8
Last-Modified:      Wed, 23 May 2012 19:36:13 GMT
Vary:               Accept-Encoding, Cookie
Expires:            Wed, 23 May 2012 20:36:13 GMT
Pragma:             public
Cache-Control:      max-age=3600, public, must-revalidate, proxy-revalidate
Etag:               80e12371a6259b4ff90f706f41ae7e97
X-Powered-By:       W3 Total Cache/0.9.2.4
Content-Encoding:   gzip
-->
