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Les évolutions récentes du dossier de la réforme de la formation des enseignants

Les évolutions récentes du dossier de la réforme de la formation des enseignants Quinze jours décisifs. Après sa rencontre avec François Fillon mercredi dernier, la Conférence des Présidents d’Université a diffusé un communiqué dans lequel elle dit « qu’elle a constaté que des ouvertures réelles existaient. ». Dans un article intitulé « Grandes manœuvres pour officialiser le recul », mis en ligne le soir même sur son site Interro écrite, le journaliste du Monde, Luc Cédelle, y voit l’annonce des reculs à venir sur le front de la réforme de la formation des maîtres .

Voici quelques propositions qui pourraient être entendues en cette période de réflexion sur l’enseignement secondaire…

Voici quelques propositions qui pourraient être entendues en cette période de réflexion sur l’enseignement secondaire… Pour faire évoluer l’ensemble, il faudrait redéfinir les objectifs, missions et méthodes de travail des corps d’inspections et par là, les modes d’animation et d’évaluation des ''équipes'' d’enseignants, en trois points :

-1- L’animation pédagogique devant privilégier le travail d’équipe interdisciplinaire, avec une approche beaucoup plus globale des acquisitions cognitives et de la progression de chaque élève.

Pour l’anecdote…… En 15 années en qualité de chef d’établissement, jamais un IPR ou IG n’ont proposé de réunir l’équipe pédagogique au complet d’une division, quelle soit de 2de, 1ère ou de Tle, pour en apprécier la bonne progression d’ensemble !! C’est hélas la ''défense'', voire la promotion et toujours l’hégémonie disciplinaire qui a prévalu……( défense des horaires / coef. Au bac / options aux concours/ etc…..)







Mastérisation de la formation des enseignants

Mastérisation de la formation des enseignants Même si les maquettes de masters s’adressant aux étudiants souhaitant devenir enseignants (et ils sont bien plus nombreux que ceux qui veulent accéder à un doctorat et se destiner à la recherche) se sont élaborées en suivant un calendrier serré, elles se sont construites en équipes associant universitaires des universités intégrant les IUFM, universitaires des IUFM et autres catégories d’enseignants intervenant dans ces deux organisations de l’enseignement supérieur.



Plus particulièrement, des masters destinés aux étudiants souhaitant devenir professeurs des écoles ont été élaborés ; même si ces derniers sont perfectibles, ils ont le mérite d’exister. Dans l’hypothèse ou un moratoire d’un an repousserait le dépôt de ces maquettes, examinons ce qui se

passerait pour la prochaine année universitaire : - seuls les masters

des universités (ayant ou non intégré un IUFM !) déjà existants seraient en place



- le recrutement des enseignants, lui ne peut être différé



- en conséquence, les étudiants seraient contraints de s’inscrire

dans des masters non « spécialisés » pour la formation des enseignants et pour la préparation des concours de recrutement des enseignants ; cela est particulièrement vrai pour ceux qui se destinent au métier de professeur des écoles (ils se replieraient sur la discipline de la licence qu’ils ont obtenue et en aucun cas, ils ne pourraient se préparer à la polyvalence qui constitue l’épine dorsale de leur futur métier).



Il apparaît donc préférable de déposer les maquettes (qui, rappelons-le sont dores et déjà élaborées), de proposer aux candidats à la fonction d’enseignant, un choix entre des masters disciplinaires les conduisant presque exclusivement vers la recherche, et des masters plus professionnalisant leur permettant de mener de front formation à la recherche et formation au métier d’enseignant.



Remontée des maquettes de mastère enseignement

Remontée des maquettes de mastère enseignement Le point de vue d'André Ouzoulias, Professeur IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise, Département PEPSSE (Philosophie, Épistémologie, Psychologie, Sociologie et Sciences de l’éducation)



« Translation du calendrier » :

ultime manœuvre ou amorce du report de la réforme ?

Un master pour devenir enseignant

Un master pour devenir enseignant En ce qui concerne le recrutement à BAC +5 pour tous les enseignants, je

> dirai que je pense pas que la sélection se fasse sur les bons critères.

> La connaissance de l'enfant me paraît primordiale dans ce genre de

> profession. Il faut connaître son développement, savoir se positionner

> en tant qu'adulte devant eux, être patient et bienveillant, avoir envie

> de transmettre et de se mettre à leur niveau. Le métier d'enseignant est

>

> un très beau métier, un métier exigeant qui demande de nombreuses

> compétences et notamment un grand sens de l'adaptation pour répondre au

> mieux aux besoins des élèves qui sont parfois très différents au sein

> d'une même classe.Je ne comprends pas comment des spécialistes (en

> Master, on peut dire qu'on est spécialisé dans une matière

> universitaire

> !), seraient plus à même de dispenser des enseignements aussi

> généralistes que les programme de l'école primaire, du collège et du

> lycée.

> La formation des enseignants aujourd'hui manque surtout de cours

> pratiques : ils nomment dans les établissements de jeunes enseignants

> qui ne savent pas comment gérer leur classe ou même un seul élève

> qu'il

> soit désinvolte ou provoquant. Cela engendre des tensions, un climat qui

> n'est pas favorable au travail et la suite, on la connaît, elle fait la

> une des journaux périodiquement : violence, échec scolaire,

> dépression...

> Mon avis est que BAC + 3 reste un bon niveau de recrutement.

Spéciale Devoirs à la maison : faut-il les supprimer ?

Spéciale Devoirs à la maison : faut-il les supprimer ? Les devoirs sont déjà interdits depuis longtemps à la maison (1968 ?)… C’est bien dommage… Toutefois il faut faire attention à la méthode pour donner les devoirs. Il est nécessaire d’adapter ce travail aux enfants. Pourquoi donner un travail trop difficile à un élève qui n’a pas compris ou qui est en passe d’acquérir une compétence. La plupart des parents sont demandeurs. ..Mais respectons l’enfant ou le jeune ! En tant que maman d’un enfant scolarisé en CM2, j’apprécie que les efforts de mon fils et de moi-même soit au moins contrôlés. Je demande aux enseignants qui ne se donnent pas les moyens de corriger ce qu’ils demandent de s’abstenir… c’est préférable pour éviter le découragement et les conflits à la maison : « Elle ne corrige pas ! ».

Bien adaptés et contrôlés, les devoirs deviennent alors un entretien autour desquels peut se développer un moment convivial et de la fierté.



Donc, non adaptés ou :et non contrôlés… S’abstenir.



Enseignante en IME, je donne un travail adapté et non obligatoire…Je me sens donc impliquée…Et les jeunes sont motivés et réclament un regard de ma part… Dans ce cas, les devoirs ne posent plus de problèmes et sont un réel lien entre la famille et l’école… Les progrès arrivent en même temps que le goût de l’effort



Spéciale Devoirs à la maison : faut-il les supprimer ?

Spéciale Devoirs à la maison : faut-il les supprimer ? Après plus de trente années dans l'enseignement primaire, je suis

> assez satisfait de voir des chercheurs constater ce que j'ai pu

> observer?régulièrement au cours de ma carrière déjà longue. Les

> devoirs du soir ne servent à rien?et peuvent même se montrer contre

> productifs avec les élèves pour qui aller à l'école tous les

> matins est une souffrance énorme, et qui voient le scolaire envahir

> également leur sphère privée.?Nombreux sont les parents de ces

> enfants qui appréhendent le retour de l'école car?ils savent que

> vont alors commencer les affrontements pour faire les devoirs,?qui

> seront vécus comme s'interposant entre eux et leur enfant.?

>

> Pour ces enfants, en diffficulté avec la demande scolaire, ces

> devoirs vont rajouter une raison supplémentaire de ne pas aimer

> l'école et donc de ne pas s'y investir. Et en plus les chercheurs

> cités constatent que cela n eleurs apportent rien, alors pourquoi

> continuer? A cause du poids de la tradition et de l'environnement qui

> culpabilise celui ou celle qui ne donne pas de devoirs du soir. Je le

> sais , je l'ai expérimenté.

>

> Les devoirs écrits sont interdits en élémentaire, qui s'en soucie?

>

>

> Cerise sur le gâteau, on voit des maîtres et des maîtresses de

> maternelle donner des leçons à leurs élèves, quel sont les

> profits attendus?

>

> Où va -t'on?

Quand les propositions de M. Darcos laissent perplexes…

Quand les propositions de M. Darcos laissent perplexes… Tant d’assurance pour affirmer si tranquillement qu’il faut « recentrer l'école primaire sur les fondamentaux et défendre les méthodes d'apprentissage « les plus traditionnelles » pour que les élèves défavorisés ne soient pas abandonnés en cours de route. » force l’admiration et plonge dans la stupéfaction tous ceux qui ont travaillé la question.

Vouvoiement à l’école

Vouvoiement à l’école Je crois qu'il s'agit d'un faux débat. Si le respect ne passait que par le vouvoiement, ce serait effectivement la solution miracle.

Je crois que le respect passe par un mode de fonctionnement, un style de gestion de classe que l'enseignant établit. Si on établit des règles avec les enfants, si on les explique, si l'on mène un travail autour de sanctions comprises et acceptées et si parallèlement, l'enfant sait que l'on est à son écoute , que toute discussion est possible, le respect s'installe. Il me semble important d'instaurer des valeurs de classe telles que la coopération, l'entraide, la solidarité, par le biais de tutorat, d'instances où les élèves peuvent prendre des décisions...

Dans ma classe, les élèves peuvent m'appeler par mon prénom ou Madame, peuvent me tutoyer ou me vouvoyer: le choix leur est donné. Ceux qui me tutoient me respectent autant que ceux qui me vouvoient car ils se sentent respectés et écoutés.

On veut me semble-t'il régler des difficultés actuelles avec des méthodes passéistes. Je suis donc contre cette proposition.

Culpabiliser pour faire renoncer

Culpabiliser pour faire renoncer Chaque fois que les enseignants décident d'une action pour lutter contre des mesures qui font régresser sur quelque plan que ce soit, alors on joue sur le côté ''affectif'', rationnel, culpabilisant ! Cet aspect permet de diviser les gens, et ceci est encore plus fort et plus vrai dans les petits établissements. Au final, par des arguments comme l'intérêt des élèves, on culpabilise les gens, on freine leur engagement et on les amène à renoncer à leur (s) propre(s) intérêt(s) !

C'est ainsi que de culpabilité en culpabilité, de division en division, les mesures éducatives négligent de plus en plus l'enseignant et le conduisent à vivre des semaines de plus en plus remplies légitimées par des réponses comme celle-là : ''vous êtes enseignants n'oubliez pas vos obligations de service du lundi 8 heures au vendredi 16h30 '' ! Quand un pouvoir est confié à des personnes qui font du zèle pour l'exercer, voilà ce qu'on entend, voilà comment pour 18 heures de face à face pédagogique on consigne toute une semaine, et tous les jours, et jusqu'à 20 heures parfois plus, en cas de réunions de plus en plus fréquentes, quelles que soient les situations particulières, les enseignants sur leur lieu de travail !

Faut-il encore se sentir coupable de se préserver devant une telle évolution ? Ces mots vous disent ma position !

Remarque au sujet de la Lettre Education du 16 mars 2007

Remarque au sujet de la Lettre Education du 16 mars 2007 Je me permets d'apporter une précision par rapport à votre lettre du jeudi 15 mars 2007 ''les enseignants mieux payés''.



Concernant les directeurs d'écoles, il ne s'agit pas d'un doublement de l'indemnité mais un doublement de l'augmentation de l'indemnité qui avait été décidée dans le cadre d'un protocole signé avec le syndicat UNSA . L'augmentation étant de 15 euros en septembre 2006, le ministre se contente de la porter à 30 ce qui représente en fait 15 euros de plus en janvier 2007 (la mesure sera rétroactive). Nous sommes loins des 370 euros que vous annoncez.



Excusez-moi d'être un peu susceptible à ce sujet, mais le sujet est particulièrement douloureux en ce moment. La communication du ministre cache la réalité qui est tout autre : les directeurs ont de plus en plus de charges administratives, pour 30 euros de plus et ils se voient sanctionner financièrement dans le cadre de la grève administrative (des retenues sur salaire ont été effectuées parce que certains directeurs ont bloqué des documents). Le ministère reste sourd aux demandes de temps supplémentaire et de véritable compensation financière du travail effectué. Je ne vous demande pas de prendre parti dans ce conflit qui s'éternise, mais simplement de donner des informations qui correspondent à la réalité. Merci.

Repérer les enfants dépressifs en primaire

Repérer les enfants dépressifs en primaire Je me permets de réagir à votre article du 16 mars 2007 sur ''les enfants dépressifs en primaire''.

Je suis ravie que les enseignants soient sensibilisés à la dépression de l'enfant en primaire. Cette pathologie hélas est loin d'être rare.



Je sais bien que les RASED sont peau de chagrin avec des psychologues au bord de la crise de nerfs, que les infirmier(e)s scolaires sont surchargés de travail et que les médecins scolaires sont en voie de disparition.

Mais, je suis heureuse de faire partie de ces dinosaures (ou irréductibles Gaulois, au choix !), je parle de ces médecins qui travaillent en équipe avec enseignants, directeurs d'écoles, membres du RASED, infirmières et familles ! Si! Si! Et nous sommes encore présent(e)s dans vos établissements. Je préférais vous adresser cette petite précision. Les enseignants ne sont pas seuls ! Les pédopsychiatres non plus ! Heureusement !



Un travail en amont sur le terrain est souvent nécessaire avant que les enfants soient adressés aux CMP, CMPI, CSMI, CMPP et autres consultations spécialisées... Même avec ce travail de préparation, les pédopsychiatres crient grâce et proposent en général 3 à 6 mois d'attente avant un premier Rendez-vous. Mieux vaut une concertation en équipe, ou au minimum l'avis du psychologue scolaire ou du médecin scolaire avant d'adresser un enfant.

Avec mes plus cordiales salutations

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