23.05.2012

L'info

60 ensei­gnants déso­béis­seurs ont lancé hier un appel récla­mant la recon­nais­sance sym­bo­lique de "leur action pour l'école de la République" et la levée de "toutes les sanc­tions qui [les] ont frappés".

"Nous n'avons pas de ran­cune, mais nous n'oublions pas les silences gênés, les mises en qua­ran­taine, l'indifférence et la sinistre théo­rie des sanc­tions bles­santes et ridi­cules : blâme, baisse de note, rétro­gra­da­tion d'échelon, refus de pro­mo­tion, retrait de direc­tion, rete­nues sur salaire, sus­pen­sion. Comme nous n'oublierons jamais la confiance des élèves, de maints parents et d'élus conscients de la jus­tesse de nos com­bats", écrivent-ils.

Les signa­taires de "l'appel des 60" demandent égale­ment à "être reçus col­lec­ti­ve­ment par le ministre de l'Education natio­nale (Vincent Peillon) pour deve­nir dès à pré­sent une force de pro­po­si­tion dans le débat sur l'école qui s'annonce". "Notre réflexion sur les enjeux sco­laires ne sau­rait être igno­rée par le nou­veau minis­tère", estiment-ils, rap­pe­lant avoir "dénoncé sans relâche et non sans décou­ra­ge­ment, jour après jour, les atteintes répé­tées à la liberté péda­go­gique, la « capo­ra­li­sa­tion » des esprits, l'absence de dia­logue avec la hié­rar­chie, la soif de com­pé­ti­tion, la course à l'évaluation, l'obsession du fichage".

Le mou­ve­ment des ensei­gnants "déso­béis­seurs", amorcé en 2007, a pris de l'ampleur avec la publi­ca­tion de la lettre  d'Alain Réfalo, "En conscience, je refuse d'obéir".

23.05.2012

L'homme

Les can­di­dats à la suc­ces­sion de Richard Descoings, ancien direc­teur de Sciences Po Paris décédé en avril, ont jusqu'au 15 juin pour dépo­ser leur can­di­da­ture, afin que le nou­veau diri­geant de l'IEP "puisse être nommé avant octobre pro­chain", indique l'établissement dans un communiqué.

Ce der­nier devra "avoir une connais­sance et une expé­rience suf­fi­sante de Sciences Po, connaître le monde uni­ver­si­taire fran­çais et inter­na­tio­nal, pra­ti­quer la langue anglaise, dis­po­ser des qua­li­tés admi­nis­tra­tives et finan­cières requises pour la ges­tion d'un établis­se­ment de cette impor­tance". Il  devra égale­ment être ouvert "au monde de l'administration publique, de la poli­tique, de l'économie, du droit et de la presse et des dif­fé­rentes autres pro­fes­sions en France et dans le monde aux­quelles pré­pare Sciences Po".

Comme Richard Descoings était "à la fois direc­teur de l'Institut d'études poli­tiques de Paris (qui est un établis­se­ment public) et admi­nis­tra­teur de la Fondation, son suc­ces­seur devra être dési­gné afin d'exercer les deux fonc­tions", pré­cise le com­mu­ni­qué. La nomi­na­tion du nou­veau direc­teur de l'IEP devra donc être approu­vée par "les deux conseils, celui de la Fondation et celui de l'Institut", qui sou­met­tront ensuite "cette dési­gna­tion à l'approbation des auto­ri­tés publiques".

Les dos­siers de can­di­da­ture, à envoyer avant le 15 juin "au pré­sident de la Fondation, 27, rue Saint-Guillaume, 75007 Paris", doivent com­por­ter "le cur­ri­cu­lum vitae du can­di­dat ou de la can­di­date et une note résu­mant son pro­jet pour Sciences Po".

Si Dominique Reynié est pour l'instant le seul can­di­dat offi­ciel, les noms de David Azéma (direc­teur géné­ral délé­gué du groupe SNCF) et Hervé Crès (admi­nis­tra­teur pro­vi­soire de Sciences Po), sont égale­ment évoqués.

Le pré­cé­dent direc­teur de Sciences Po Paris, Richard Descoings, est décédé le 3 avril der­nier dans un hôtel de New-York, d'une cause encore inconnue.

Source(s) :
  • avec AFP, AEF
23.05.2012

Le mot

"La ques­tion, c'est com­ment va-t-on recru­ter des gens ? C'est com­pli­qué de vou­loir être ensei­gnant aujourd'hui, un métier qui a été détruit. Je ne sais même pas si, per­son­nel­le­ment, je me por­te­rais candidat."

Jean-Jacques Hazan, pré­sident de la FCPE, Direct Matin, 21/05/2012

23.05.2012

Le chiffre

200 euros : un étudiant d'Angers devra ver­ser 200 euros de dom­mages et inté­rêts à son ancien prof de phi­lo­so­phie pour avoir piraté son compte Facebook en ajou­tant des mous­taches et un cha­peau chi­nois sur sa photo de profil. L'étudiant a égale­ment écopé de 400 euros d'amende avec sursis.

Source(s) :
  • liberation.fr