22.02.2012

L'info

Un son­dage Ifop pour le Monde révèle que 46 % des ensei­gnants inter­ro­gés envi­sagent de voter pour le can­di­dat socia­liste François Hollande au pre­mier tour de l'élection pré­si­den­tielle, contre 12,5 % pour Nicolas Sarkozy. Au second tour, 79 % d'entre eux déclarent qu'ils sou­tien­dront Hollande, et 21 % Sarkozy.

Selon Jérôme Fourquet, ana­lyste à l'Ifop, "cette caté­go­rie pro­fes­sion­nelle, cham­pionne de la dis­per­sion des voix aux deux pré­cé­dents [scru­tins] pré­si­den­tiels, a décidé cette fois de jouer l'efficacité pour être sûre de ne pas retrou­ver Nicolas Sarkozy". En effet seuls 68 % des ensei­gnants ayant sou­tenu Sarkozy en 2007 se disent prêts à réité­rer leur vote.

Alors qu'en 2007, les pro­po­si­tions de Sarkozy étaient accueillies plu­tôt favo­ra­ble­ment par la popu­la­tion ensei­gnante, aujourd'hui elle y voit "la casse d'un sys­tème, la volonté de construire une école libé­rale à l'anglo-saxonne, avec une concur­rence entre établis­se­ments, de moins en moins de moyens et bien­tôt un chan­ge­ment de défi­ni­tion du métier", explique Patrick Gonthier, de l'Unsa.

Cependant, 50 % des ensei­gnants se disent scep­tiques face à la pro­messe de François Hollande de créer 60 000 postes sur le quin­quen­nat. 18 % sont même défa­vo­rable à cette pro­po­si­tion. En revanche, la prio­rité sur le pre­mier degré don­née par le can­di­dat socia­liste rem­porte l'adhésion de 85 % d'entre eux.

Source(s) :
  • lemonde.fr
22.02.2012

L'homme

Jean-Yves le Déaut, député (SRC) de Meurthe-et-Moselle, conseiller "ensei­gne­ment supé­rieur et recherche" de François Hollande, s'exprime sur la situa­tion finan­cière actuelle des uni­ver­si­tés dans un entre­tien à l'AEF.

Il demande "un audit sur la situa­tion finan­cière des uni­ver­si­tés et des orga­nismes de recherche, ainsi que sur les finan­ce­ments des ini­tia­tives foi­son­nantes qui ont émergé ces der­nières années". Il n'est pas sûr en effet que les cré­dits alloués aux enti­tés de recherche soient réel­le­ment versés.

Se pose en par­ti­cu­lier la ques­tion "des dos­siers inves­tis­se­ments d'avenir, cen­sés repré­sen­ter 17 mil­liards d'euros pour l'enseignement supé­rieur et la recherche". "Où en sommes-nous dans les attri­bu­tions finan­cières ?" s'interroge ainsi Jean-Yves le Déaut.

Globalement, il juge qu'il y a "un para­doxe entre l'affichage de la poli­tique de recherche des cinq der­nières années et la réa­lité vécue dans les labo­ra­toires". Les efforts finan­ciers ne sont clai­re­ment pas à la hau­teur des besoins pour le député.

Concernant la loi LRU, il estime que "cette auto­no­mie pose plu­sieurs ques­tions". Le pro­blème fon­da­men­tal est que "l'état a donné aux uni­ver­si­tés la charge des salaires, mais n'a pas prévu le méca­nisme d'actualisation". Si une telle poli­tique se pour­suit, d'après lui, à terme, "le ser­vice public [fon­dra] et nombre de postes d'enseignants-chercheurs [seront supprimés]".

"Avoir une stra­té­gie, ce n'est pas se limi­ter à huit pôles d'excellence en France, dont quatre à Paris" souligne-t-il également.

22.02.2012

Le chiffre

70 % : le nombre de pos­tu­lants aux concours pour deve­nir pro­fes­seur a dimi­nué de 70 % entre 2004 et 2011.

Source(s) :
  • europe1.fr
22.02.2012

Le mot

"Si la région féli­cite les acteurs de Saclay (Essonne) pour le tra­vail réa­lisé qui leur a per­mis l'obtention du label ini­tia­tive d'excellence, le déve­lop­pe­ment de l'activité de recherche, d'enseignement supé­rieur et d'innovation sur le pla­teau de Saclay ne doit pas se faire au détri­ment de l'ensemble de la recherche et de l'enseignement supé­rieur franciliens."

Jean-Paul Huchon, pré­sident (PS) de la région Île-de-France, Isabelle This Saint-Jean, vice-présidente char­gée de l'enseignement supé­rieur et de la recherche, et Jean-Paul Planchou, vice-président chargé du déve­lop­pe­ment écono­mique et de l'innovation, en réac­tion à la visite de François Fillon à Saclay lundi dernier.

Source(s) :
  • AEF