A l’école en Polynésie française

Jean-Pierre Desperiers, délégué CASDEN Polynésie française et ancien proviseur du lycée hôtelier de Tahiti, nous parle du système éducatif de Polynésie.

Tahiti – shutterstock

La Polynésie Française est en tant que Collectivité d’Outre-mer (Com), une collectivité territoriale bénéficiant de l’autonomie au sein de la République. Les autorités de la Polynésie française exercent notamment depuis le statut de 1984, l’essentiel des compétences concernant l’organisation et le fonctionnement du système éducatif de la maternelle à la terminale.

L’Etat participe aux dépenses assumées par la Polynésie française en allouant à celle-ci les moyens financiers et en personnels nécessaire au fonctionnement et au développement du système éducatif polynésien.

Le système éducatif de la Polynésie française est sous la responsabilité du ministre de l’Education local. Les professeurs venant de métropole sont mis à disposition du gouvernement de Polynésie française.

La ministre chargée de l’Education de Polynésie française est responsable de la mise en œuvre des orientations du système éducatif décidées par l’Assemblée de la Polynésie française. Elle est la garante des adaptations qui en découlent. L’administration opérationnelle polynésienne est la Direction Générale de l’Éducation et des Enseignements.

Une grande place pour les langues polynésiennes

Dans les programmes scolaires, les langues polynésiennes sont mises en valeur dès le primaire, comme dans certaines régions de France. L’oralité a une place importante dans l’enseignement dès le primaire. Un concours d’élocution (Orero) où les élèves racontent des légendes est d’ailleurs mis en place dans toutes les classes du premier et second degré de Polynésie française.

Du fait de l’éloignement des îles et de la grandeur du pays, les collèges sont regroupés sur une île principale et les élèves sont souvent internes dès l’âge de 11 ans.

Les examens sont reconnus par l’Education nationale, car sous la responsabilité d’un vice-recteur et des inspecteurs de l’Education Nationale passent régulièrement dans les établissements pour vérifier le contenu des enseignements.

Il y a également une université, l’Université de Polynésie Fançaise à Tahiti, qui conduit en licence, et aussi une ESPE. Enfin, Tahiti compte aussi un IUT. De plus il existe trois classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) dans les lycées publics.

A noter, pour les concours enseignants, les écrits ont lieu sur place, mais en cas d’admissibilité, les oraux ont lieu en métropole.

Des programmes scolaires identiques

Les programmes scolaires sont exactement les mêmes qu’en métropole, avec la spécificité de langues régionales. Il existe une licence de français-tahitien. Et une agrégation.

Le calendrier scolaire est un peu différent de celui de métropole : la rentrée des classes a lieu le 15 août et les vacances de Noël durent un mois.

Pour ceux qui souhaitent enseigner en Polynésie, la demande de mutation est à faire en avance dans un dossier spécial pour les outre-mer, avant fin septembre. Les enseignants mutés sont mis à disposition du Gouvernement de la Polynésie française.

L’Etat continue en droit d’être leur employeur : le Vice-Rectorat les rémunère et assure la gestion de leur carrière.

Mais leur affectation, les directives d’organisation du travail ou d’ordre pédagogique et éducatif relèvent de la ministre chargée de l’Education en Polynésie française.

Pour en savoir plus : le livret d’accueil des enseignants Maeva

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